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respectueux attachement et d’une très vive reconnaissance pour l'intérêt qu'il nous a toujours porté, pour la confiance qu'il nous a témoignée quand, sur les indications de M. le Docteur Louis Mathieu, chef de clinique, nous lui avons parlé de ce travail. Nous faisant profiter de sa grande expérience, il ne nous ménagea ni son temps, ni ses judicieux conseils. IT nous fait aujourd'hui l’inestimable honneur d'accepter la présidence de notre thèse. Nous le prions de croire à notre profonée
ératitude.
C'est dans le service de M. le Professeur André qu'en 1921 nous commençâimes notre externat. De ce séjour nous £ardons un souvenir bien reconnaissant pour le Maître aux cliniques si claires et si instructives et pour son ancien chef de clinique, M. le Docteur Grandineau, aux leçons pratiques du plus haut intérêt.
Que M. le Professeur honoraire Weiss nous permette de nous rappeler à son bon souvenir. Clinicien et chirur- $ien hors pair, il a acquis notre respectueuse reconnais-
Sance.
En 1922, M. le Professeur agrégé Jeandelize nous accueillit avec la plus $rande cordialité et nous initia à la pratique délicate de l'Ophtalmologie, Notre gratitude est d'autant plus grande qu'il nous fait aujourd'hui l'hon-
neur de siéger dans notre jury.
En 193, dans le service de M. le Professeur J. Parisot, nous avons appris comment on doit lutter contre un mal terrible, ce que peut le traitement prophylactique. et
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moral à défaut d’un traïtement spécifique. C’est avec regret que nous avons quitté le Maître dévoué, à la parole alerte et vivante ; c’est avec joie que nous le comptons parmi nos juges et que nous lui adressons ici hommage de notre respectueux dévouement.
Notre reconnaissance va aussi à M. le Professeur Frœlich dont la bonté nous permit, en un stage trop court, de nous familiariser avec une science où il est Maitre.
Que M. le Professeur agrégé De Lavergne trouve ici lexpression de notre gratitude pour l’honneur qu’il nous fait en acceptant d’être l’un de nos jugées.
Nous remercions aussi M. le Professeur agrégé Binet et M. Hoche, interne des hôpitaux, pour la communication de leur observation.
Nous adressons à M. le Docteur Martin-Sisteron, médecin des hôpitaux de Grenoble, nos vifs remerciements pour l’observation qu'il a bien voulu nous communiquer, revue, annotée et documentée par ses soins, mettant à notre service son temps si précieux.
Nous n’oublions pas que M. le Docteur Cleu, de l'Arsentière-la-Bessée (Hautes-Alpes), fut le premier à nous signaler cette observation.
Un cordial merci à M. le Docteur Louis Mathieu, chef de clinique médicale, pour les conseils qu’il ne nous a jamais ménagés.
Le.
Nous prions nos amis les Docteurs Petitjean et Senicourt et nos camarades d’études de croire à notre affectueux et inoubliable souvenir.
Que tous ceux qui, par leur exemple et leurs conseils, ont contribué à notre formation médicale et nous ont appris à aimer notre carrière, agréent l’assurance de notre entier dévouement et l’expression de notre reconnaissance.
INPRODECTION
Née, il y a une trentaine d’années (Roux, Martin et Chailloux. Congrès de Budapest 1894), la sérothérapie s’est acquis en thérapeutique une place remarquable. Sans cesse augmentant son champ d’action, elle donne aujourd’hui au praticien des traitements spécifiques d’une efficacité indiscutable dans la lutte contre la maladie.
Hélas ! le chemin parcouru si rapidement et si brillamment ne fut dépourvu ni d'incidents, ni d’accidents incidents, les petits malaises, fièvre, urticaire, consécutifs à l’injection de sérum; accidents, les troubles profonds, sérotoxiques ou anaphylactiques, graves, mais heureu-
semént rares.
On a divisé les accidents de la sérothérapie en deux Sroupes
1° Accidents de réinjection ou anaphylactiques, à début précoce, survenant chez des sujets sensibilisés par une ou plusieurs injections de sérum, faites quelques semaines ou plusieurs années auparavant.
2° Accidents de première injection, accidents sérotoxiques, Sénéralement bénins, quelquefois sérieux, apparaissant en moyenne de quatre à dix jours après l’injection et constituant les diverses modalités d’une entité mor-
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hide que Von Pirquet et Schick ont décrite en 1905 sous l'appellation de « Serumhrankheit », « maladie du
SÉTUM ».
Or, depuis, l’extension de la pratique sérothérapique a amené l’observation d’accidents sinon nouveaux, du moins non rapportés à leur véritable cause. Depuis, la communauté d’étiolosie et de pathogénie a conduit de nombreux auteurs à ne voir dans les accidents de réinjection que les éléments de la maladie du sérum renforcés et accélérés.
Ainsi, le cadre de la maladie sérique s’est notablement agrandi et nous pensons aujourd’hui qu’un accident postsérothérapique de réinjection comme de première injection doit être classé au chapitre maladie du sérum dans une des formes cliniques décrites en 1924 par Paul Blum et Léon Pollet.
Ces auteurs reconnaissent à la maladie du sérum :
1° Une forme typique comprenant des troubles vasomoteurs : érythème, énanthème, œdèmes cutanés, souscutanés ou muqueux — des troubles nerveux : prurits, algies — des troubles $énéraux : malaise, courbature, lypothymie, dyspnée asthmatiforme.
2° Des formes à symptomatologie complète mais atténuée et des formes monosymptomatiques : forme érythémateuse, urticarienne, fébrile, arthralgique.
3 Des formes atypiques : polynévrites, orchi-épididymites, adénites, hépatites, troubles cardiaques...
Ayant eu l’occasion d’observer plusieurs cas de polynévrites après sérothérapie antitétanique et antipneumo-
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coccique, nous avons, sur le conseil de notre Maître, Monsieur le Professeur Etienne, repris l’étude de cette question comme sujet de notre thèse inaugurale.
Après un court aperçu historique, nous passerons en revue les symptômes, essayerons d’en dégager des formes cliniques et d’en établir le diagnostic ; nous discuterons ensuite l’étiologie et la pathogénie, puis examinerons le pronostic, la question médico-légale des accidents du travail et la responsabilité du médecin dans l’apparition d’une maladie essentiellement provoquée par le traitement appliqué. Nous terminerons cette étude en cherchant s’il n’existe pas, à côté du traitement curateur, un traitement préventif ou prophylactique.
Pour plus de clarté, nous avons adjoint un tableau des observations qui permet d’avoir une vue d’ensemble et de retrouver facilement la place occupée par une observation dans le corps de la thèse.