‹ Les névropathies à Bagnères-de-BigorreChapitre 54 sur 61 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ce petit volume continue la série de Bagn ères-Médical,

11 ne saurait avoir Tétendue et Timportance du volume des Névroses, qui, en plus des développements que comportait l'intérêt très spécial du sujet, contient une sorte de monographie historique et descriptive de la station.

Il n'y a rien en apparence de plus vague et de plus banal que le traitement du rhumatisme aux eaux minérales. Je me suis simplement proposé de mettre un peu de clarté et de précision dans ce chapitre de la clinique thermale de Bagnères.

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Ce qui rend Tétude de cette station un peu difficile, c'est la multiplicité des sources, des établissements, et également la multiplicité des indications. Aussi les médecins qui ont écrit sur Bagnères, dans ces derniers temps, se sont-ils attachés à mettre de l'ordre dans cette profusion et à en dégager la note dominante.

Et d'abord, il convient de diviser en trois groupes les trente-huit sources qui forment la matière médicale^de Bagnères-de-Bigorre :

1° Une source sulfureuse froide, Labassère ;

2° Des sources ferrugineuses froides ;

3° Des sources thermales, variant de 25 à 50 degrés centigrades.

1° La source de Labassère, très belle et très intéressante, rivale des célèbres sources la Raillère (Gauterets) et Source Vieille (Eaux-Bonnes), est plus riche en sulfure de sodium que ces dernières (0 gr. 0i6) et a une plus grande fixité. C'est une des meilleures eaux sulfureuses pour l'usage à domicile et l'exportation. Elle est froide (13").

Bien qu'exploitée sous des formes diverses : boisson, bain, gargarisme, humage, pulvérisation,

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cette eau ne fait pas partie, à proprement parler, du groupe hydro-minéral bagnérais ; elle émerge au fond d'une vallée voisine.

2<* Sources ferrugineuses froides. Celles-ci appartiennent légitimement à Bagnères. Elles ont joui d'une grande réputation, quand la médication hydroferrugineuse était à la mode et que l'anémie tenait, dans la clinique des villes d'eaux, une place considérable, disputée depuis par les névroses et les maladies infectieuses.

Néanmoins, ces sources rendent encore des services appréciés et sont surtout utilisées à table par les enfants et les personnes débilitées.

3° Les sources thermales sont celles qui donnent à Bagnères son caractère spécial et sa principale raison d'être. Elles sont les plus nombreuses et les plus abondantes (deux millions et demi de litres par jour), et aussi celles qui se prêtent aux modes d'emploi les plus variés : bains de baignoire, bains de piscine, douches générales et locales, bains de pieds, bains de siège, bains de vapeur, etc.

Chimiquement, elles forment une famille naturelle, dont les individus ne diffèrent que par le plus ou moins de thermalité et la proportion variable des éléments qui pntrent dans leur composition. Analysées par Filhol, Wilm , Garrigou, etc., elles ont toutes donné du sulfate de chaux (l gr. 4 à i gr. 8), du sulfate de magnésie (0 gr. 28 à 38), du chlorure de sodium (0 gr. 14 à 18); des bicarbonates de fer, de chaux, de magnésie; des sulfates de soude et de lithine; des silicates; de l'arsenic, etc.

Les professeurs Isambert et De La Garde ont trouvé dans l'eau de Salies plus de 1 milligramme

Etablissements

d'arsériiate de soude. M. Garrigou a décelé dans la même source la présence de nombreux métaux , notamment le strontium, le zinc, le cobalt, le nickel, le cuivre.

La température de ces sources variant de 25 cà 51**, quelques-unes peuvent être utilisées telles quelles, en bain, et ce sont les plus recherchées dans ce mode d'emploi, tant il est vrai que, plus on se rapproche des conditions natives des eaux minérales, plus est grande leur efficacité. Mentionnons , parmi ces dernières sources , celles universellement connues de Salut, du Platane et du Foulon.

Les nombreuses sources thermales de Bagnères peuvent aisément se ramener à quelques types que le médecin doit connaître : une source forte, Salies, autour de laquelle gravitent le Dauphin et la Reine; les sources sédatives de Salut , dont le Platane , Marie Thérèse, le Grand-Pré, etc., sont des succédanés; des sources intermédiaires, Saint-Roch, le Foulon, qui représentent, avec plusieurs autres, les types moyens de la médication balnéaire à Bagnères-de-Bigorre.

Il faut se rappeler les trois sources types , qui servent à limiter , comme dans un triangle , le domaine hydro-minéral de la station : Salies, 51"; la source la plus chaude et la plus minéralisée ; Salut, 31° à 33°; l'eau sédative par excellence; le Foulon, 35°; eau utilisée en bain, comme Salut, à son point d'émergence et à sa température naturelle.

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