‹ Les névrosesChapitre 108 sur 220 · I.KS PAPILLONS · texte numérisé non relu

I.KS PAPILLONS

Ilouges, gris, noirs, jaunes et blancs, Lamés d'azur, teintés de rose, Ils rasent, gais et noncbalants, La touffe d'herbe aux bouts tremblants; El par les midis accablants Ils voyagent dans l'air morose, Rouges, gris, noirs, jaunes et blancs, Lamés d'azur, teintés de rose.

lis sont portés par le vent lourd Ainsi que la feuille par l'onde; Au-dessus du ruisseau qui oiirt Leur vol est somnolent et court.

Seuls, dans le crépitement sourd De la campagne verte et blonde, Ils sont portés par le vent lourd Ainsi que la feuille par l'onde.

Sur les fougères des grands prés Et les genêts aux gousses noires, Sur les coquelicots pourprés, Ils frémissent tous effarés.

Et l'on voit leurs tons diaprés.

Éblouissants comme des moires, Sur les fougères des grands prés Et les genêts aux gousses noires.

188 LES RliFUGES.

Les papillons perdent un peu De la poubbière de leurs ailes Dans le bonjour et dans l'adieu Qu'ils murmurent au chardon bleu; Et, maintes fois, dans plus d'un jeu Avec leurs sœurs, les demoiselles, Les papillons perdent un pou De la poussière de leurs ailes.

Sur la côte où le lézard vert Glisse avec un frisson d'étoile, Us s'arrêtent sous le ciel clair Au milieu d'un calice ouvert :

Leurs ailes bien jointes ont l'air D'une toute petite voile, Sur la côte où le lézard vert Glisse avec un frisson d'étoile.

La pâquerette ou le bluet

Les prend pour des fleurs envoléeS|

Etloiseau, d'un œil inquiet.

Les suit sur son rameau fluet.

Jolis rôdeurs au vol muet,

Quand ils passent dans les vallées,

La pâquerette ou le bluet

Les preml pour des fleurs envolées.

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