‹ Les névrosesChapitre 110 sur 220 · VILLANELLE DU VER DE TERRE · texte numérisé non relu

VILLANELLE DU VER DE TERRE

Le malheureux ver de terre

Vit sans yeux, sans dents, tout nu,

Dans l'horreur et le mystère.

Toi'tueux comme une artère, C'est un serpent mal venu, Le malheureux ver de terre.

Jardinet de presbytère, Et vieux parc entretenu Dans l'horreur et le mystère

Tentent par leur ombre austère

Et leur calme continu

Le malheureux ver de terre.

Il suit l'étang délétère Et le buisson biscornu Dans l'horreur et le mystère.

LES REFUGES

Keptile humble et sédentaire.

Dans son trajet si menu, Le malheureux ver de terre

Fuit la poule solitaire Et le pêcheur saugrenu Dans l'horreur et le mystère.

Lorsque la chaleur altère Le sol herbeux ou chenu, Le malheureux ver de terre,

Qui de plus en plus s'enlerre, Devient gros, rouge et charnu Dans l'horreur et le mystère.

Et c'est le dépositaire Des secrets de l'inconnu.

Le malheureux ver de terre Dans l'horreur et le mystère.

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