‹ Les névrosesChapitre 133 sur 220 · BALLADE DU CHATAIGNIER ROND · texte numérisé non relu

BALLADE DU CHATAIGNIER ROND

Le court vacill«ment des farfadets soufrés

Annonçant des esprits qui revenaient sur terre,

Dansait au bout des joncs des chemins engouffrés ;

Puis, à la longue, tout finissait par se taire,

Et le silence entrait dans la nuit solitaire.

Et j'oubliais la t jmbe où la Mort nous réduit

En cendres! J'oubliais le monde qui me nuit;

Le sommeil des buissons me charriait son baume,

Et je m'évaporais avec le vent qui fuit

Sous le châtaignier rond dressé comme un fantôme.

ENVOI

Princesse de mon cœur, si, par un cas fortuit. Je meurs à la campagne, ordonne que celui Qui vissera sur moi le long couvercle en dôme M'emporte par la brande et m'enterre, la nuit, Sous le châtaignier rond dressé comme un fantôme.

tu LKS REFUGE8.

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