LE TUNNEL
Au milieu d'an tunnel profond comme le vide. Où l'horreur et la nuit pendent leurs attirails, Une femme, tordant sa nudité livide, Est couchée en travers sur les terribles rails.
La voûte et les murs froids, pleins de larmes funèbres, Écoutent s'étouffer de longs cris surhumains; Et coupé par le vent qui court dans ces ténèbres, Un homme est là qui grince en se frottant les maina.
Tout à coup, un bruit sourd et deux prunelles rouges
iNaissent à l'horizon. — « Misérable! tu bouges,
M Tn geins, et tu te mords; mais, le train marche, luil
« La descente le pousse et le retard l'active! M Entends-ta le sifflet de la locomotive?.., »,î Et la carapagae dort et la lune reluit.
008 LES SPECTRES