L'INTROUVABLE
Ton amoar est -il pur comme les forêts vierges, Berceur comme la nuit, frais comme le Printemps? Est-il mystérieux comme l'éclat des cierges, Ardent comme la flamme et long comme le temps?
Lis-tu dans la nature ainsi qu'en un grand livre? En toi, l'instinct du mal a-t-il gardé son mors? Préfères-tu, — trouvant que la douleur enivre, — Le sanglot des vivants au mutisme des morts?
Avide de humer l'atmosphère grisante, Aimesrtu les senteurs des sapins soucieux, Celles de la pluie acre et de l'Aube irisante Et les souffles errants de la mer et des deux ?
Et les chats, les grands chats dont la caresse griffe. Quand ils sont devant l'âtre accroupis de travers, Saurais-tu décbiffi'er le vivant logogriphe Qu'allume le phosphore au fond de leurs yeux verts?
£s-iu la confidente intime de la lune, Et, tout le jour, fuyant le soleil ennemi, As-tu l'amour de l'heure inquiétante et brune l'objet grandissant ne se voit qu'à demi?