‹ Les névrosesChapitre 38 sur 220 · LE PIANO · texte numérisé non relu

LE PIANO

A Marcel Noèl.

Puis je te célébrer autant que je le dois, Cher interlocuteur au langage mystique ? Hier èncor, le chagrin, ruisselant de mes doigts. T'arrachait un sanglot funèbre et sympathique.

Sois fier d'être incompris de la vulgarité ! Beethoven a sur toi déchaîné sa folie, Et Chopin, cet Archange ivre d'étrangeté, T'a versé le trop plein de sa mélancolie.

Le rêve tendrement peut tlotter dans tes sons ; La volupté se pâme avec tous ses frissons Dans tes soupirs d'amour et de tristesse vague;

Intime confident du vrai musicien,

Tu consoles son cœur et son esprit qui vague

Par ton gémissent eut, fidèle écho du sien.

LES AMES

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