BALZAC
A Julien Penel.
Balzac est parmi nous Je grand poète en prose, El jamais nul esprit sondeur du gouIFre humain, N'a fouillé plus avant la moderne névrose, Ni gravi dans l'Art pur un plus âpre cliemin.
D'un siècle froid, chercheur, hystérique et morose Il a scruté le ventre et disséqué la main ; Et son œuvre est un parc sensitif où la rose Fait avec l'asphodèle un ténébreux hymen.
Mineur amer, piochant la houille des idées, Il est le grand charmeur des âmes corrodées Par le chancre du spleen, du doute et du remord;
Et la société, ridicule et tregique,
Mire ses passions dans ce CTistal magique,
Double comme la vie et nu comme la mort
LES AMES
A. L'INACGESSIBLK
Argile toujours vierge, inburinable airain, Magicien masqué plus tyran que la femme, Art ! Terrible envoûteur qui martyrise l'âme. Railleur mystérieux de l'esorit pèlerin 1
Il n'est pas de poète insoumis à ton frein : Et tous ceux dont la gloire ici-bas te proclame Savent que ton autel épuisera leur flamme Et qu'ils récolteront ton mépris souversdn.
Rageuse inquiétude et patience blême
Usent leurs ongles d'or à fouiller ton problème ;
L'homme évoque pourtant ton mii'age moqueur :
Longuement il te cherche et- te poursuit sans trêve, A.bîme où s'engloutit la tendresse du cœur, Zénith où cogne eu vain l'avidité du rôvel