‹ Les névroses traumatiques, étude pathogénique & cliniqueChapitre 39 sur 50 · IV. — Neur.ystiiénie traumatique · texte numérisé non relu

IV. — Neur.ystiiénie traumatique

La plupart des auteurs considèrent la neurasthénie traumatique comme beaucoup plus grave que la neurasthénie vulgaire. Houveret, par exemple, déclare la première affection plus grave et plus tenace que la seconde : il pense que l’une n’est presque jamais curable, alors que l’autre l’est souvent.

ÉTUDE PATIIOGÉNIQUE ET CLINIQUE

Ces auteurs, confondant les neurasthénies pures avec celles qui s’accompagnent de commotions cérébrales et de lésions organiques des centres nerveux, sont obligés d’admettre une évolution particulière à la neurasthénie traumatique, comme ils doivent, du reste, attribuer à cette affection une symptomatologie et un diagnostic spéciaux.

Si l’on adopte la différenciation que nous avons établie précédemment, la confusion cesse, les cas très graves appartenant à la névrose traumatique avec commotion, les autres à la neurasthénie pure, d’autres encore à l’hystéro-neurasthénie pure.

En se basant sur ce raisonnement, on peut admettre que le pronostic de la neurasthénie traumatique pure est absolument semblable à celui de la neurasthénie vulgaire.

Sans être bénin, ce pronostic est loin d’être aussi sombre que celui de la névrose traumatique grave: la neurasthénie trauma-, tique est assez souvent curable lorsqu’elle est absolument pure et fonctionnelle.

L’hérédité névropathique aggrave certes le pronostic, et l’on peut dire que presque toutes les guérisons se manifestent chez des individus n’ayant aucune tare nerveuse héréditaire. Au contraire, si la neurasthénie traumatique se développe chez un individu dont l’hérédité névropathique est très chargée, elle pourra dégénérer en psychose, en dypsomanie, morphinomanie, etc.

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