‹ Les Nièces de Flambardin, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 20 sur 38 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

FLAMBARDIN, pu» GEORGETTE.

Flambardin est en bras de chemise, une petite glace et un peigne & la main ; se

coiffant.

FLAMBARDIN, seul.

Georgette ne revient pas? Bigre de bigre ! je vais arriver en retard. (Après avoir écouta à la porte de droite.) Cette chère Eléonore !.. Au fond, c’est une bonne nature! une excellente nature!.. Je donnerais cent sous pour en être débarrassé... plus de cent sous! Et mes nièces par-dessus le marché!... Tuteur de cinq nièces! ah ! c’est un joli héritage que j’ai fait là... il y a trois ans... moi qui suis resté garçon... parce que je me disais: tu auras des enfants... — Je méconnais!...— V’ian cinq tuiles (se ropronant.) nièces !... Et puis dernièrement, mon beau-frère qui habite Rouen, m’écrit de vouloir bien être le correspondant de son polisson de fils... les jours de sortie c'est une corvée!.. Ah! Georgette!

GEORGETTE, * entrant, les cravates à la main.

Monsieur, il n’y a pas plus étroit.

FLAMBARDIN.

C’est très-bien... Dis donc... ma raie est-elle bien au milieu?

GEORGETTE

Oh! comme monsieur s’est fait une drôle de tête?

FLAMBARDIN.

C’est la tête à la mode.

GEORGETTE

Monsieur a une mèche !

FLAMBARDIN.

La mèche gommeuse.

GEORGETTE

Ah ! monsieur pose pour le gommeux ?

FLAMBARDIN.

Tu l’as dit, ô déesse du fourneau.

Il sort*

GEORGETTE

Un gommeux... qui commence à se dégommer

Flambardin, Gcoigettc.

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