‹ Les Nièces de Flambardin, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 27 sur 38 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

AUGUSTINE, FLAMBARDIN.

AUGUSTINE, .1 part.

Monsieur Baptiste !

FLAMBARDIN, au public, sans voir Augustine.

J’ai lâché Clara!

AUGUSTINE, à part.

Et Georgette qui nous laisse seuls!...

FLAMBARDIN, do mémo.

Ca n’est plus mon Rubens! ô déception! ce n’est plus qu’une exécrable copie !

AUGUSTINE, de même.

Qu’est-ce que je vais lui dire !

FLAMBARDIN, de môme.

Il lui manque trois dents sur le devant et trois sur le derrière. (So reprenant.) C’est-à-dire, non... surlecôté. (Apercevant Augustine.) Tiens!... Elle est gentille!

AUGUSTINE

Vous êtes seul, monsieur?...

FLAMBARDIN.

Non I je suis avec vou9 !

AUGUSTINE

Vous êtes galant! (a pan.) Il me regarde... en détail.

FLAMBARDIN, à part.

Une amie de la bonne sans doute.... Elle est mieux que Clara... infiniment mieux... que.. Clara.

AUGUSTINE, ne sachant plus quelle contenance tenir, éclate de rire.

Je vous connais un peu, allez!..,

FLAMBARDIN.

Ah ! vous me... Aussi je me disais... Il me semble... Cette physionomie... (a part.) Je ne la remets pas du tout!

AUGUSTINE

Georgette m’a beaucoup parlé de vous.

FLAMBARDIN.

Ah! Georgette vous a beaucoup... (a part.) A quel propos Georgette?...

AUGUSTINE

Elle m’a dit comme ça... que vous étiez un bon garçon.

FLAMBARDIN.

Ah ! elle vous a dit que... Mais certainement, (a part.) Elle est joliment capitonnée, cette petite. (Haut.) Asseyez-vous donc. Donnez-vous la peine de vous asseoir, je vous en prie... (il lui

offre uuo chaise. — Allant donner un tour do clef aux portos latérales du premierplan, sans être vu d’Augustiue.) On ne sait pas ce qui peut arriver.

• Il se frotte les mains.

AUGUSTINE *, assise à part.

Il est très-distingué... pour un cocher. (liant à Flambardin qui s’est assis à côté d’elle.) Il parait... (Riant.) hi ! hi !... que vous êtes très-farceur?

FLAMBARDIN.

Ma foi, oui, j’avoue que comme farce... je rendrais des points à l’oseille. ..

AUGUSTINE

Vous faites des calembours? Je m’y attendais, Georgette m’a prévenue.

' FLAMBARDIN.

Ah ! Georgette vous a?., (a part.) Encore une fois à quel propos Georgette?..

AUGUSTINE

Vous avez raison... allez... faut pas se faire de mauvais sang...

FLAMBARDIN.

N’est-ce pas? Je suis de votre avis. L’existence est parfois si assommante! si canulante, comme on dit dans les salons. Ainsi moi... tenez... quand je pense- que, depuis trois ans, je passe mon temps à conduire... ce qu’il y a de plus rétif au • monde... Car elles sont rétives en diable, mes gredines de...

AUGUSTINE

Ah! oui... Il paraît... Georgette m’a dit... Pour les corriger, vous devez avoir sans cesse le fouet en main.

FLAMBARDIN.

Ah! bien non!... non!... je ne les frappe jamais.

AUGUSTINE, étonnée d’abord.

Ah! oui... je comprends... vous ne voulez pas vous mettre mal avec la société protectrice...

FLAMBARDIN, ne comprenant pas .

Avec la société?... (a part.) Qu’esl-ce qu’elle me chante donc?

) AUGUSTINE

Vous les promenez souvent?

( FLAMBARDIN, rapprochant sa chaise d’Augustine.

Trop souvent !

Flnmbardin, Augustine.

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