LE S NIÈCES DE FLAMBARDIN
LES NIÈCES, apercevant Augustine.
Une étrangère!
EDMOND
A qui ce gentil minois?
AUGUSTINE, intimidée.
A l’amie de Georgette, monsieur.
ÀDRIENNE.
Vous êtes l’amie de la bonne?
JEANNE
C’est différent.
LES NIÈCES, EDMOND, faisant une révérence exagérée.
Mademoiselle !
AUGUSTINE, à part.
Où s’est donc fourré monsieur Baptiste..
LUCIE
Voyons, dépêchons-nous de souper.
GABRIELLE
Ah ! oui, j’ai l’estomac dans les talons de mes bottines.
Les nièces remontent vers la table .
EDMOND, les retenant.
Ah ! mais non, mes petites, vous souperez au bal.
ADRIENNE
Certainement, sont-elles affamées ?
LÉONTINE
Tiens ! du champagne !
GABRIELLE
Et du Cliquot encore !
EDMOND
Ah! c’est trop fort... comment se fait-il?... que ces bouteilles...
ADRIENNE
Ah! ma foi, je m’en fiche, le principal c’est que nous les tenons.
LÉONTINE
Décoiffons -les !
EDMOND
Ah! mesdemoiselles vous voulez donc vous..... c’est
que je ne me chargerais pas de vous conduire.
GABRIELLE
As-tu fini, est-ce que nous n’avons pas la tête solide ?
ADRIENNE
‘ D’abord moi, je n’oserai jamais entrer au bal., . sans une petite... pointe.
LÉONTINE
Moi non plus, je veux un petit plumet... à ma... timidité.