‹ Les noces de Figaro (volume 2)Chapitre 74 sur 74 · VEE · texte numérisé non relu

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Les noces de Figari PE ag" es lyriques associés » se

pe : i à institués les porte-drapeau de mozartien en France. Leurs in-| rprétations font rougir nos modestes upes provinciales ; elles font rougir| non moins fort l'actuelle troupe del l'Opéra-Comique de Paris. à | De ce monopole de fait, nul nei songe, aujourdhui, à s'offusquer — il ‘a penis aux publics des Fr) de s'initier au style du maître de Salzbourg, de se pénétrer de sa sensibilités} si proche de la nôtre, si proche qu elle] arrachait jadis ce regret à Debussy :| « Quel dommaÿe que le vieux sourd] eethoven) soit fenu : cela allait, si

en |» DR RS 7 ! ; Compagnie que dirigeait, hier, | Reynaldo Hahn rétnit quelques s des noms les plus; glorieux dul théâtre lymique français : Emma Luart, Yvonne Brothier, Madeleine Mathieu, Roger Bourdin, Lapelleierie, etc... Si elle a perdu Mme Ritter-Ciampì, elle ‘a gagné Jeanne Guyla. L'ensemble est} d'une qualité, d'une distinction abso-|

lument exceptionnelles.

Comparera-t-on l'interprétation des Artistes lyriques associés » avec celle] e. la troupe viennoise de Lotte] loene,-il y acinq.ans ? M. Reynaldo n avec F. von Hoesslin? Soit. — M. Reynaldo Hahn s'attache au côté sensible de l'ouvrage, et pour l'expri:

mer complètement n'hésite pas à on re

ont.

der certains mouvements, à les « res tenir » tout au moins. M. von Hoessli sacrifiait tout à la légèreté. De la par:

tition, qu'il exécutait comme une fusée, emergeaient seuls, cà et là, quelques accents nerveux imprimant au rythme un Caractère bondissant et aérien qui nous avait particulièrement frappés à Mépone Exécution orchestrale, d'ail:

leurs parfaitement en accord: avec xéeution. vocale sur Je. plateau. La troupe viennoise avait poussé le souci d'homogénéité jusqu*à.rechercher chez ses interprètes l'identité absolue de*co- Joris vocal: d'où la qualité unique de son ensemble desquels Aucune voix!

u'émergeait jamais.” Le ton deméuraiti celui de la confidence ; le « grand air »| ‘lui-même restait un murmure, à Mais quel que soit Je bien-fondé dé!

cette recherche à tout prix de l'unité de Couleur et de style, il faut bien reconnaître que l'interprétation française!

des. « Artistes lyriques associés » té- ‘moigne d'un brillant et d'une virtuo-; “sité auxquels on ne peut ‘guère rester] “insensible. Est-il sûr que Mozart ni “meme n’eut pas préféré cette enlumi.

“nure toute pimpante à la fresque volontairement monochrome proposée par la troupe de M. von Hoesslin ?

. En tous cas, nous possédons au]our- “hui en France une troupe complète] de chanteurs rompus à toutes les difficultés techniques, de comédiens intelligents, de musiciens cultivés : ne rex connaissez-vous pas là tous les signes d'une véritable « troupe Mozart » ?

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sourire. Voiti les Noces de Figaro dont, ‘comme’ se’ plaiscat*@ le rappeler. le prési-

dent «Herriot a cours de sa magistrale | derniezz Joseph Il |

siconferenceule dimanche, disait .: « C'est une très belle pièce, mais il ya beaucoup de notes ». Mais « des Noces de Figaro, devait s'écrier plus tard Schumann, ‘toutes les notes sont en ot ».

Oui, notes en or, car elles sont la claire er vivante attestation de la jeunesse et de lu fraicheur comme de la vivacité et de la légèreté dé l'esprit. Empruntons encore

une citation à Stendhal qui écrivait un |

Jour : « Comme chef-d'œuvre de pure

tendresse et de mélancolie, absolument | exempt de tout mélange importun de ma- |

jesté et de tragique, rien au. monde, ne

peut être comparé aux Nozzi de Figaro, |

Ces noces nous ont procuré de bien doux moments et de profondes satisfactions.

Nous en sommes redevables d'abord aux

artistes de l'Opéra de Vienne avec Lotte | Shene et au chef d'orchestre Franz von |

Hoesslin qui, il y a huit ans, nous ont apporté la véritable ‘image de Mozart en donnant à l'œuvre un caractère d'art incomparable, puis au groupement des!

Artistes associés qui, lan dernier, a su

recreer la méme atmosphère de beauté.

L'association des artistes associés est donc revenue : certains éléments, comme Mme Ritter-Ciampi, MM. Vriant, Laignez

l'ont quittée ; d'autres les ont remplacés,

tels ‘Mile Guyla et M. Lapelletrie.

Cette soirée, sans atteindre le niveau de ses ‘deux devancières manifeste une tenue remarquable, A toubyseigneur, tout ‘honà Figaro, C'esthRogér Bourdin? baryton au timbre exteptionrrel, voix souple, égale, aux nuances parfaites! Aucune faute d'ihterprétation musicale. Avec cela un £ritrain de bon aloi, sans excès ni vulga:

Wité, un Figaro jeune et beau garçon, ‘quelle aubaine ! È

illantò, coquette et désinvolte et chante role ‘avec goût el beaucoup de grâce.

:@ rôle de la comtesse est dévolu à Mme!

Guyla, que nous entendons je crois pour la première fois à Lyon, a d'excellente traditions, son interprétation du fameux!

grand air du; troïsième acte a été” fort bonne. Son duo avec Suzanne ét les honneurs du bis. Ms Mme Brothier personnifie Chérubin elle est d’ailleurs un peu la titulaire ‘de cet

emploi. Comment trouver une Marcelline.

plus amusante que Mme Mathieu, et un

Bartholo plus parfaitement satisfait que M. Audoin, dont la voix est fort belle !

M. Moryn, comte élégant, au jeu aisé :

M. Lapelletrie, Basile majestueux et Mlle Lebard, gentille Fanchette complétaient cette excellente distribution.

M. Reynaldo Hahn dont la direction est toute faite de nuances un peu précieuses a contribué au succes de cette représentation des plus intéressante,

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tro) joe, voici Mozart et son |

“Mme Emma Luart est une Suzanne |

: et l'on i Meo Le Le eo pa ariaient, mais, leurs valeurs! # ‘braient prg ona un tout | nieux. Ainsi se présentait c ‘ele d’art, où chacun était à où la prééminence du style s'a sur le souci des prouesses, Mozart et Beaumarchais ét par des interprètes qui mettent même plan le chant, la parole .

geste. Résultat magnifique et d'aille parfaitement prévu, puisque pléiade des artistes qui interprét la saison dernière, les « Ni > sauf trois, nous étaient revenus.

L’animatrice de la première des « Artistes Associés », Mm | Ciampi, avait cédé sa place | Guyla, une Comtesse au che quis. Le Basile épique de M: Fi | < un véritable Daumier », a- | était dévolu cette fois au | impeccable qu'est M. Lapelle | fin, le jeune et séduisant M. L était remplacé, dans le rôle du par M. G. Moryn, que nous a | entendu, et avec plaisir, sous

| tion de M. Moncharmont. | “Rappelons -donc: pour méme juvénilité exquise et si’ spirituelle « Chérubin » de Mme YXvo ; thier, l’étourdissante adi Roger Bourdin, un Figz la rondeur et la robuste gate Emma Luart, une soubrette resque », enfin la savoureuse tion d'un Bartholo bien disant, doin, et d’une Marceline d'une drô irrésistible par ses jeux de. phys mie, Mme M. Mathieu. PRESI Il n’est pas jusqu'à Mlle Le accorte Franchette, et M. Barea jardinier baveno de fantaisie, | ne méritent des éloges. | | MWoccrestre était conduit par M.

| naldo Hahn, dont la compétence | \tout ce qui concerne Mozart est admi sans conteste. Chanteur lui-même, A || Hahn a obtenu de nos musiciens | souplesse et une discrétion fort | bles dans cette ceuvre, où le chan | toute finesse et tout charme.

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Mlle Marthe COIFFIER de l’Opéra-Comique

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