ACTE II, SCÈNE V
GAMACHE, à pari el Turieux.
Elle l'aime aussi... Morbleu ! j'enrage...
( Haut et avec douceur. )
Mais , mon jeune ami...
BASILE
Il n'y a pas d'arailié qui tienne... Je ne peux pas vivre heureux sans elle...
GAMACHE
Et qu'est-ce que ça me fait à moi ? Je n'ai pas besoin que tu vives heureux , pourvu (|ue tu vives , le reste m'est égal...
{ A part. )
C'est aussi trop de faiblesse... Il n'a pas plus envie que moi de mOurir... Et je sais un ni03'en de me débarrasser de lui , sans manquer aux ménagemens que commande notre situation respective...
( A Quitterie. )
Rentrez chez moi , senora ; votre père vous attend...
BASILE, s'elançant vers lui.
Quoi !.. vous voulez me l'enlever.*'
GAMACHE, aux paysans.
Paysans, retenez-le....
(Voyant Basile qui se débat.)
Mais ne lui faites pas de mal. . . Ils vont me le blesser. . . Ces brutaux-là ont des manières... Bien, bien comme cela... Et toi , Basile , songe à ce que je t'ai dit-, renonce à Quitterie , mérite mes bienfaits , ou redoute ma colère.
( Arrive' sur'le pas de sa porte , il fait signe aux paysans de lâcher Basile ; ce qu'ils font en sVnfuyaat tous , et Ganiaclie referme vivement sa porte. )