ACTE II, SCENE VII
CARASCO.
Je le savais , et depuis une heure je me suis mis à la tête de tes affaires , qui , jusqu'à présent ne vont pas trop mal. Qui est-ce qui a changé en un clin d'œil les dispositions du seigneur Gamache? C'est moi.
, BASILE
Quoi î ma sortie de prison ?..
CARASCO.
C'est moi.
BASILE
Ce contrat de rente qu'il doit me donner...
Ah ! diable ! je n'en savais rien... Mais c'est moi...
BASILE
Et comment as-tu pu faire ?
CARASCO.
Je le l'expliquerai plus tard... Et quant au mariage qui t'effraie , je t'enseignerai , quand il le faudra , les moyens de le rompre... Mais en revanche il faut que tu me rendes un service.
BASILE
Je suis à toi , corps et biens...
CARASCO.
Je n'ai besoin que de ton adresse , de ton courage... Sais-tu toujours le battre.''
BASILE
C'est ce que je sais le mieux.. .
CARASCO.
Même si tu avais une cuirasse sur le dos ?
3(j LES NOCES DE GAMAGHE,
BASILE
Pourquoi pas !S'il ne faut que frappei je suis là...
GARASCO.
A la bonne heure... Il faut te dire aussi que le seigneur Don Quichotte , ton adversaire , n'est pas bien redoutable...
Quand ce serait le diable , je frapperai ferme.
GARASCO.
C'est bien.
BASILE
Et je frapperai toujours.
GARASCO.
C'est bon.
BASILE
Je ne connais que cela en fait de batailles.
GARASCO.
O valeureux champion ! la victoire est à nous , et je réponds maintenant de ton mariage et du mien... Je cours tout préparer -, mais ne pourrais-je déposer nos armes ici près , et dans un endroit où nous ne fussions pas vus ?
BASILE
Tiens,... dans la maison de Quitlerie; elle et son père sont chez le seigneur Gamache... Et il y a de l'autre côté une sortie sur la campagne.
GARASCO.
A merveille.