LES NOCES DE MKKMJCHET
DiAtov, ne dites rien ;
S»uvrn**-vou».*n lii*n,
0*<it U »iè<lc où nom «oninK-î,
Mslg'é va» nire hautains,
Vous iir* Je» vildiqi.
Avant d’ilre des hommes.
Met Mlet qui Crovei briller ici ;
M»i« vn* peine*
Sont vaine*...
(EUe paire à droite*.}
Rlfpflfl'VO»!
Ow voue n'étet, pour noue,
Qu* d'»Br*ti**a vilaines.
(El't iepaste au milieu **j Si roui voua riioli't,
Ou ci vous mimait*!,
Itien que pour me distraire,
Sun bruit et tan* courroux,
Je tou* fai* pondre tout Quand je n'aurai rien b faire.
Lorsque mon cmitr Sera de bonne humeur,
Chacun rira *ur l’heure ;
Si, par bâtard,
Ja mi* iritte plu* tard.
Il faudra qua l'on pleure.
Vou* tubirei u«* loi*,
Vou* connaîtrez me* droits.
Me» beaux droit* de marqui**,
ENSEMBLE
L* aaliontB.
Bienldt on le verra, etc,
u naagm »t VaLI’ITIÜB.
Rirntdt on le verra.
Tout ici marchera Désormais i ta gui»».
LA MARQUISE. Mille griffons!... n faudra qu'on ui 'obéisse. .. { Au Marquât et d Yalen- Itnr.) Vous les premiers!...
valentine. Oui, ma tante.
i.e marquis. Certainement.
LA MARQUISE. Assez... (A Valentine.) Et pour commencer, je vous défends de songer jamais à ce monsieur llecior de l.nssan, qui a eu l'audace de nous écrire pour nous demander voire main...
valentine, timidement. Je n’y penserai plus, ma lame !...
LA marquise. Et vous ferez bien!... En 1 petit hobereau sans noblesse, sans blason!.,, ne portant pas la inoin Ire licorne en champ de gueule... Jour de Dieu!... il me faut des licornes, à moi !. . .
LE marquis, avec soumission. J’cu aurai, bonne amie!...
LA MARQUISE, (TU Mar 'juif. Quant li vous, Uodomir, observez-vous. .
le marquis. Mais...
LA MARQUISE, le faisant reculer devant elle. Je ne vous dis que ça... Rappelez vous, pendant notre séjour au château, que vous êtes seigneur de la Penaud ière. . . cl ne vous conduisez pas comme un manant... Je saurai de nucllc façon vous vous êtes c .importé pendant cea vingt-quatre heures que vous êtes venu passer ici le mois dernier...
et si j'apprenais jamais... ventre saint-gris!
* L* Marqui*, Valentine, la Marquis*.
** L« Manj'iU, la M*iqui-e, Valentin*.
le marquis. Oh ! quant â ça...
LA MARQUISE, l’interrompant. Assez...
vous êtes d'un verbeux ce matin...
MERLUCHKT, de la coulisse. Du vin!...
du vin L.. à mort!.. . étourdissons-nous t LES paysans, de même. Du vin !
la marquise. Dieu mu pardonne !... je crois que ces drôles-lâ boivent sans ma permission I
VALENTINE, regardant d droite, à l'entrée de la ferme. Oh! ina tante!.,, c'est une noce !. ..
le marquis, » approchant. Vraiment!...
LA MARQUISE, /j foudroyant du regard.
Uodomir!... que vous importe !...
LE MARQUIS. Mais...
la marquise. Assez!... (/> Marquis recule. )
VALENTINE, regardant toujours. Oh! la mariée est três-joüe.. .
LE MARQUIS, te rapprochant. Bah! (Il fait un pat pour aller voir; mai» la Marquise l'arrête d'un regard.)
LA MARQUISE. CludoiTlir!
MERLUCHET, de la coulisse, A la santé de la marquhe!...
les paysans, de mime. A la santé de la marquise !
LE marquis. Les rustres m'oublient, je crois. . .
valentine. Mais, mon oncle, ils ne vous connaissent pas.
La marquise. C’est peut-être une raison...
mais il se fait tard... en route... (Passant prés de h ferme, à la cantonade .)* Quant à vous, manants, buvez, mangez, mais à l'avenir.. .