SCÈNE 20. LE JOURNALISTE, SOCHIA
SOCHIA Ah,
LE JOURNALISTE A-ah, —
SOCHIA Qu'il fait sombre.
LE JOURNALISTE
On n'y voit goutte.
SOCHIA Je suis fatiguée, toujours tourner, tourner...
Vous les trouvez toujours aussi beaux, vos paysans ?
y SOCHIA
\| Je ne sais pas, — non; — je les regarde \ comme des gens très loin de nous.
LE JOURNALISTE Et ainsi votre cœur s'éveille.
SOCHIA Mon cœur dort, je regarde;
LE<; Nor.E?; léo
c'est joli, c'est même noble,
mais quoi? — je sens très bien
que je ne trouerai pas les murs avec ma tête,
et quand j'entends railler
des choses nobles, belles et tendres,
cela me peine.
LE JOURNALISTE
La peine passera.
SOCHIA
Bah, n'avez-vous pas vos paperasses à appliquer sur vos douleurs.
LE JOURNALISTE Vous philosophez? Mais c'est une épidémie.
SOCHIA
Vous ne croyez pas à l'imprévu?
Savez-vous que la patrie c'est une alchimie; et quand le cœur se met de la partie, alors c'est de la dynamite.
LE JOURNALISTE
De mieux en mieux, encore une ronde, encore un tour, et l'éducation sera terminée.
SOCHIA
Je ne serais pas femme de paysan:
nul paysan ne me demandera ma foi, — mais je pense, monsieur le journaliste, qu'ici, dans cette chaumière paysanne,