SCÈNE XI
Les Mêmes, GALIENO.
GALIERO» nnatranl In dnprm. An Do«a.
Sérénissime prince... (ao bAmi.I Très-illustre* et très-excellenU seigneur*... jroici de nouvelles bannières ennemies que ma fortune heureuse me permet de déposer à vos pieds. L'armée mérite vo9 éloges; les soldats comme les chefs. Venise est grande, Dieu sauve Venise!
LE DOGE, A GalitBA.
Entré bien jeune dans le métier des armes, vous av«z vite acquis un grand renom. Vous avez été pendant cinq ans le rempart de Venise. On se rappelle que c'est vous qui avez rouvert le livre d'argent que le lion de Saint-Marc tenait fermé sous ses pattes frémissantes en signe de guerre et de deuil. Aux victoires de Candie, de Chinggia, de Zante et de Céphalonie, a succédé un repos glorieux. Enfin vous avez chassé du golfe une légion de bandits dont on nous a longtemps imputé les méfaits et
qui déshonoraient 1 es prinres qui lès avaient pour auxiliaire» : je veux parler d»- ces transfuges de toute* les liât um s, de ces condamnés de toutes les justices, des llscoques enlin!
galieno, •'iaciîMBt.
J'ai fait mon devoir, prince*.
LC COCB. *
La Seigneurie reconnaissante von» remercie par ma voix, et me charge de vous fane aamuitre les dons et les honneurs qu'elle a cru devoir vous décerner. {e« « Marat ai tmie nu« «mm-
(uÿoi e Jr dis jranr . Site* «élue» de Mme. L‘»ni* il'rllr* («rie no xuixi» ►rjiljl# ■ur le<)erl i-il pW* une itelorpf bradrâ d'or »m imri de SiinWMarc.)
LE DOGE, «ikmihci.
Sur la proposition du grand conseil, il a été décidé : t* vous êtes créé noble de première classe; votre nom sera inscrit au livre d'or : 2“ en raison de votre honorable pauvreté, il vous sera servi sur le !ré>or public une pension de cinq rente ducats; 3* il vous est offert en cadeau une eliaine d'or fin du poids de soixante onces et une barque de voyage et de plaisir tout ornée.
GALIENO, (‘iKlàOMt.
Seigneur.*.
LE DOGE, c»«li«ttanl.
Enfin le sénat vous permet de porter, comme armoiries et écussons, aux trois bandes d'azur, le lion ailé de Saint-Marc. En outre, cette écharpe brodée et enrichie des armes de Venise, que l'abbesse de Saint-Zacharie vous envoie.
(AJbnnc finrind l'rctuipe ; G»l««o met an gtoou m terre pour 11 rctevotr.)
ALBONK.
Votre dernière victoire sera votre plus grand triomphe, général Vous ave» vaincu les Turcs et arraché de leurs mains cinq pieuses sœurs de la digne abbesse de Saint-Zacharie qu’ils emmenaient prisonnières: l'abbesse vous en remercie; — cinq filles des plus nobles maisons vénitiennes : la noblesse vous en remercie; — cinq sœur» de charité pour le peuple : le peuple vous en remercie; — cinq de mes meilleures amies d’enfance enfin... j'ose mêler ma reconnaissance à celle de mon pays, je vous en remercie !
(llle loi ilonne l'tdorpi.j GALIF.no, r «levant ému.
Il y a des paroles qu'on n oublie pas.
(let je IMI r* Me» *e tvliresl piLcrJre» d'Albone.