SCÈNE VIII
Les Mêmes, LA CINGARE.
MOROSINA, 4 part.
Ah! celle Bohémienne! (Aux owpw.) Pour fêter te retour d’Ottofax et la dernière victoire du Capitaine, je serai votre écliaroon. moi. it.rur ««liait à boire.) Vive le Capitaine et vive le tin : d'où qu’il vienne, le vin, de Chypre, d'Espagne ou de Fiance, c’est la terre qui le parfume et c’est le soleil qui le dore... Vive le viu!
BR IA NI, a b polaire.
Viens-tu boire, lieutenant?
«FOLATRE.
Eh ! certainement...
LA CINGARE, 4 Spolatr», arec intuition.
Ne bois pas... Spolatre!
ALBONE, furent «a mourenent.
Spolatre ! {xiiani 4 lui.) Vous vous nommez Spolatre?
SPOLATRE.
C'est mon nom!
(il dertred 4 droite.)
MOROSINA, aux U»coqu*t, en leur Ttrenl 4 boire *1 en detigaaul AÜwne.
Oui, elle est charmante !... — adorable !... — divine !...
BRIANI, bureau
Tous les vins se ressemblent, toutes les femmes se valent!
(cm m.)
ALBONE, ba» 4 Sjmlalre.
Votre fils était employé à la grande verrerie de Murano, voilà trois ans, n’est-ce pas?
D'oir le savez-vous?
OTTOFAX, t uvunt. Aux U«roqnea en &*if;uul Albinie.
Les femme* ne sont désirables qu'à travers le pétillement du vin!
ALBONE, »«m jeu. *
Et un jour il a été condamné au supplice du fouet pour avoir cassé une glace destinée au roi d’Espagne, n'cst-il pas vrai?
SPOLATRE, moiMMat.
11 est mort depuis, le cher enfant!
ALBONE.
Vous a-t-il parlé de l’inconnue qui l'avait sauvé du clûliment?
SPOLATRE.
Cette inconnue?...
ALBONE.
C’est moi !
Vous!
SPOLATRE,
OTTOFAX, iktt«naot AlboM*
Je prends celle-là !
SPOLATRK, * A>I«B*.
Vou»!...
(il l'a fiU ti'XMii! [«M«r à »a ganclji'.) OTTOFAÏ, A Briani, qvi le rclieat.
Quoi!... nousavons tous les mêmes droits... Jouous-la aux^Jés!
TOUS
C'est cela, aux dés!
MOROSINA , S part.
Galieno ne descendra jamais jusqu'à être le rival de ces gens-là !
(OlloCit cl Briaui » ’aiaajcat par terre et jiMtrai ; Ica lliooqim rament un rond auteur d'au.)
ALBONE, «ntnol, A Scalaire.
Je ne vous demande pas la vie, je vous demande de sauver mon honneur I
SPOLATRK, A Albotw.
Que voulez-vous dire ?
Al. BON E.
Je veux dire que la mort m’effraye moins que la honte et que je mourrai en vous bénissant... Je veux dire que je serai la proie de ces hommes, et que ce serait lâche et misérable à vous de ne pas me tuer!
BBtANI, *a levant.
Perdu!...
ALBONE, A ftpnUtrc.
Ah! regardez-les ! regardez!... Vous me frapperez au premier àppel que je rerai, n'est-ce pas ? •
SPOLATRK.
Vous le voulez?...
ALBONE, lombaai a ict piota.
Je t'en prie & genoux !
SPOLATRK.
Relevez-vous, ce sera fait ! (a pan.} Dieu roc comptera celte bonne action.
OTTOPAX, w levant.
J'ai gagné !
MOROSINA.
Et les dettes de jeu sont sacrées!
DH I AN!, A Otlofaa.
Allons, elle t’appartient ! -
ALBONE, A fart.
Mon Dieu, recevez mou âme ! m spoiaim u loi protes-
tant m po.tf.oc.) Frappe!... frappe donc, le voilà !
SPOLATRK.
Eh bien! non! (rcpommoi ouoflai q«i « 'approche ii' Alton*.) Allons, arriére ! Je prends cette jeune fille sous ma protection... je la défendrai meme contre vous, je veux la sauver !
(Maraorn.)
MOROSINA, A part.
Oh!
OTTOPAX, Menaçant.
Et de quel droit?
8P0LATRE, frmdeœot.
Du droit que j’ai de ne pas être une héle fauve comme toi.
# OTTOPAX, (inint «ou .MUoa.
Ah ! tu veux jouer du couteau ?... c’est bien!
(il m prépare au rccabaL) ALBONE, A Spnlalre.
Non, non !... vous pourriez succomber, et je serais encore à leur merci!... non, tuez-moi plutôt... au nom du ciel, tuezmoi sur-le-champ, tuez-moi !
SPOLATRK.
Soyez tranquille, il y a aussi un Dieu parmi nous.
OTTOPAX, A Spol.tr*.
Sais-tu bien, Spolalre, que tu m’ennuies?
SPOLATRK.
Sais-tu bien, Ottofax, que tu me fatigues?
(Rire f tintai.)
OTTOPAX, «‘avançant.
Sais-tu bien que je suis de ceux qui ont pillé la frégate du comte de Zara après avoir cloué les mariniers sur le Uliac ?
SPOLATRK, le rcpoomal.
Au large!
OTTOPAX.
Je suis ton oiné dans la bande et j'ai fermé la bouche à plus d'un vantard comme toi !
SPOLATRK, froideMeal, en lu* montrant ux> poignard.
Je suis tou cadet, mais j’ai les dents longues.
Voyons ça !
Voyons!
OTTOPAX, m mettrai on garde.
, SPOLATRK, de môme.
(Ha m battent, — Les Ctcoqna* la catoureat avec cunodtd.)
MOROSINA, b paru
Spolalre, ma malédiction pèse sur ton poignard 1
{ Spolalre porte «m coup «te couteau A Ouatai , celui-ci pare avec aon manteau.
AppiaudiuemeoU. } ,
ALBONE.
Oh! mon Dieu! protégez mon défenseur, prolégez-le!
(M>'«w jec «U* «nmbctlaaïU. Nouveau «ppUud iœœ til». — En ce moment parait Galieno ; Il rrt ninn|tir cl envclopc» dm* un manteau onir. — Il i«»*e limtenieol al tileneteiitetnwit , »■ >«LmI a «htm* un renard intpcxibls «l bailla tel. — Le* couteaux tombent comme par enchantement.)