SCÈNE Vil
ORSEOLO, RASPO.
RASPO, A-nalanl.
Non, personne!...
ORSEOLO, rnaraal à loi.
On te poursuit ?
RASPO.
Rassurez-vous, il est bien mort !
ORSEOLO
On t’a poursuivi?
RASPO.
Oui, un instant!
ORSEOLO, rfiw.
Imprudent! et tu es entré au palais?... On t’a reconnu peutêtre?
RASPO.
Non! — Enfin il est mort!
ORSEOLO
Pourquoi ce trouble alors?
RASPO.
Pourquoi?... Spolatre était debout, près du canal, enveloppé dans son manteau. 11 sifflotait. Il ne s’est pas même retourné. Je l’ai frappé entre les deux épaules, et il est tombé la tète la première oans le canal en poussant un grand cii. Ce cri tn[a troublé... j’ai cru que le monde entier l'avait entendu... je me suis sauvé... et grâce à mes habitudes de nuit et à tua connaissance de Venise, j’ai pu me glisser sous la voûte de la porte des eaux et pénétrer dans le palais sans être vu !
ORSEOLO, i part.
Si un rien l'émeut ainsi... — u) Mais à quoi l'as-lu
reconnu?
RASPO.
A son costume... à son air... Oh ! c'était bien lui ! — et malgré la vibration toute particulière que la mort imprime à la voix, l’ai reconnu la sienne !
ORSEOLO-
C’est bien. Tu te mettras à cette porte, qu'il devait occuper. Tii ne laisseras pénétrer personne pendant mon entretien avec» Morosina.
RASPO.
Voici Moretzh). • (u p*»»tw eh"«* «•»*•■)