‹ Les noces vénitiennes drame en cinq actesChapitre 51 sur 83 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ORSEOLO, RASPO, p»* SPOLATRE.

ORSEOLO. à Rupo.

A ton poste!

R ASPO, prenant un- hailrlanle il k nwlUit c» faction.

Ce pauvre Spolatre!... je vous assure qu'il a été désagréablement surpris.

(Spolalft umt «1 minai, *rr*V> Il talWlAftU Am mai»» <W Rwfo ■I cooUno» m bclinn.)

RASPO, rtc»bni.

Terre et deux !

ORSEOLO, M rcb»ir*Ml.

Spolatrc!

SPOLATRE.

Oui, moi, Votre Excellence... Je suis sans doute en retard... Mais une aventure teirible m'a retenu au grand canal, d’où l'on vient de retirer le corps du seigneur Giustiniani, le neveu du doge!

RASPO, t part.

C'était Giustiniani?

ORSEOLO

Giustiniani !

SPOLATRE.

J'avais rencontré ce jeune seigneur à la pointe de Plie. —

« Prête-moi ton feutre et ton manteau, me dit-il, je veux épier • celte femme qui vient d'entrer dans celte maison!...* C’était sa maîtresse!... Il prit mon feutre et mon manteau et m'ordonna de nr éloigner!

ORSEOLO

Que dis-tu de cela, Raspo?

SPOLATRE.

Ce bon Raspo doit être au désespoir. Votre Excellence; c'ôtail son ancien maître. — Enfin, dix minutes après, j’entendis un cri... un cri terrible... j'accourus... il était trop tard... l'assassin avait disparu, et Giustiniani était mort !

. ORSEOLO, A R»»(Ki.

Que dis-tu de cela, Raspo ?...

RASPO, bâti OnnJo.

Seigneur!.,.

ORSEOLO, frei<k*ncftt.

Tu vieillis.

B A K P O j A rart.

Je suis perdu !

SI* o LA THE , A part, «a i<«»rdtal lmp*.

11 est dans de beaux draps !

U R SK O LO, » Sfwtkira. «a l'uAtorrnt.

Était-ce à toi ou à Giustininiii qu'on eu voulait?

si* ni ai iib.

Je ne me connais pas d'ennemis, Votre Excellence...

ORSEO 1.0.

Tu ne soupçonnes personne?

S FOLATRE.

Non, personne, {a fan.) Les misérables !

ORSKpLO, U fan.

A quoi tient le repos d'un État!... un imbécile se trompe... et voilà l'innocent sacrifié pour L* coupable ! (R*v«MUni m*p».) Cet bonune s’est trompé, il se trompera !

(il •'•Ml ad • k tabte rt Atil.) SPOLATRE, ■ far», m w ftMUol lu» mkai.

Son compte est fait

Il A S PO, A Or**oto, ntl-- »oi» .<>fi|'lianlc.

C'est ma première et ma seule faute... Je la rachèterai. Votre Excellence* je vous le jure !

ORSEOLO, m rrlouroBBl cl lui tapant car U joue.

J’y compte , lu? pu. | Il cwUi- le Billet <|tt'il il.ni 4'rtrlit' et le rcttinl A

Bc-po. i Vu remettre eu billet ù Malipiéri, mon collègue au conseil des Trois.

• Il a s PO.

Seigneurie.

ORSEOLO

Va, va...

R ASP O, A part.

Je suis perdu !

SPOLATRE, i Rjf*>.

Ce cher Raspo... (b»«i«> w «■» nwiur-owoi a* »i*r« «t am.) Le malheur l'aigrit.

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