LE DOMESTIQUE
De roati miellée au citron, seigneur.
OTTOFAX.
J'aime mieux du vin chaud... tres-chatid! — (n t **. — a «Hum» «n H»»mt a» grand i*»gn«»r.j L'air est étouffa ut ici, n’est-ce pas, mir-
quis? {Arrêtait an autre Page.) Ail ! plldoil !...
(il »»alr uamcond terre de a in.)
SPOI.ATRE, a paît.
Ouelle outre!... A force de se rafraîchir, il finira par trop s’échauffer!
OTTOFAX.
Tu choisis bien les lieux de tendez- vous.
On est plus seul dans un bal que dans sa chambre. — Pourquoi es-tu à Venise?
OTTOFAX.
Pourquoi?... c’est le secret de la bande. Tu n'es plus des noires, lu ne dois pas le savoir.
SPOLATBE.
Je m'en vais te le dire, moi. Tu es à Venise pour assassiner Galieno ! •
OTTOFAX.
Moi! Ah!
SPOLATBE.
Ne crie pas si haut.
OTTOFAX, jonanl l'Ianec-eat.
Coin ment , tu peux croire qup je suis ici pour...
(fl arbore a peairà p*r «b |MU.)
SPOLATBE.
Vous avez peur qu’il ne vous trahisse!
OTTOFAX , «'oubliant.
Ça, c'est vrai !
SPOLATBE.
Tu en conviens, tu vois.
OTTOFAX , A part.
Bon! je me suis coupé! (mat.) Eh bien! oui! — Nous avons d'ailleurs plusieurs raisons pour le haïr. D'abord, il peut nous perdre; — ensuite, il nous a enlevé en toi le plus brave a'enlre nous, le seul qui pouvait dignement le remplacer cl faire prospérer nos affaires. Oti m’a chargé de lui mettre un sou dans la main pour passer dans la barque à Caron... Je suis généreux, je lui en mettrai quatre, et bon voyage !
(Moralisa réparait.)
SPOLATBE.
Je réponds de lui. Je serai sa caution.
OTTOFAX.
Une caution qui serait à Venise, et nous à Segna, merci !
SPOLATBE.
Si je vous suivais comme otage?
OTTOFAX.
Ce ne serait pas assez.
SPOLATRE.
Si je reprenais mon épée et le commandement?
OTTOFAX.
C’est autre chose. Nous pourrions peut-être nous en l" ml te sur ce terrain.
SPOLATBE.
Et si je vous le ramenais enfin?
OTTOFAX.
Touille là!... nous te bénirion»! ,b*uw>«i hpoian* «r» ** «m Nora.iBa.) U ue fais-tu?
SPOLATRE.
Attends! /
• (il «A A MorobBa. j
SPOLATRE, U» A Morotina.
Je puis compter sur vous
MOROSINA.
La vie de Falicro est meuacée, tu me le jures?
SPOLATRE, pneBMl.
. Je vous l'ai juré, je vous le jure encore. II cherche à s’étourdir, à se tromper lui-même. Mais ce palais en fête est une prison pour Iiil St 1 * valets sont des sbires, ses amis des espions. |,es dangers qu’il court sont d'autant plus redoutables qu'ils s’accumulent dans le silence et dans la nuit.
MOROSINA, i HImnW.
Ah! mon Dieu! (a sh**»») Mais bah!... Albonc priera, *up-
pliera, se mettra au lit désespérée, comme elle l'a déjà fait, et Oi-seolo le défendra comme il l’a défendu devant le conseil des Dix, et le protégera comme il l'a protégé devant le conseil des Trois !
SPOLATRE.
Réfléchissez, Morosina.
Et s’il refuse de partir?
SPOLATBE.
Vous savez mon plan. Secondé par vous, je l'enlève, et je ne lui rends la liberté qu’à Segna.
MOROSINA.
Je le verrai ! — (a put.) D’ailleurs, j'ai d'importants papiers à lui remettre.
SPOLATRE, «Ibat 4 Otlnfji.
Va m’attendre à la PorUMles-Eaux ; j’y serai dans une heure. Nous prendrons une barque, et nous pousserons jusqu’à la mer. — Là, nous causerons à notre aise , entre le ciel et l’eau , ces deux témoins qui oe trahissent jamais. — Kst-ce dit?
OTTOFAX, loi Mmnl II main.
C’est dit.
(il MU.)
SPOLATRE, llbat A» Mima a Morroi*».
Je vous attendrai à la septième heure, à rentrée du canal... Est-ce entendu?
MOROSINA.
C’est entendu.
Rien.
SPOLATRE.