SES
paraît légèrement adhérente à l’os; l’autre, recouverte d’une peau un peu enflammée, roule tout à fait sous le doigt. Une autre nodosité se rencontre sur le bord interne de la rotule, de dimensions à peu près semblables aux précédentes.
Quelques nodosités, de volume variable, sont disséminées sur la rotule droite et les parties avoisinantes; l’une d'elles a le volume d’un gros pois et est située à la partie antérieure du condyle interne du fémur. Toutes ces nodosités sont situées sous la peau, très mobiles pour la plupart, quelquesunes un peu adhérentes aux parties profondes. Elles sont très dures et un peu douloureuses à la pression.
Sur la face interne des deux pieds, une nodosité assez grosse, saillante, douloureuse à la pression.
Il n’y a aux membres supérieurs qu’une nodosité, qui siège sur la paume de la main gauche, entre les têtes du premier et du deuxième métacarpiens.
Souffle systolique intense à la pointe du cœur, se propageant dans la direction de l’aisselle.
Traitement salicylé. Amélioration progressive; au bout de quatre mois toutes les nodosités avaient disparu.
Ogservarion IV (Résumée en partie).
BrissAun.— Revue de Médecine, 1885.
Jeune hommede 17 ans, atteint de rhumatisme articulaire aigu généralisé, compliqué d’endocardite à la fin du premier septenaire. En même temps que celle-ci se déclarait, le malade attirait l'attention sur de petites bosses situées dans la paume des deux mains, au voisinage des articulations métacarpo-phalangiennes. à
«il s'agissait tout simplement de nodosités rhumatismales « péri-tendineuses; elles étaient au nombre de deux à cha-
RTS ER
« que main, grosses comme de petits noyaux de cerises, mo- « biles sous la peau, mais évidemment adhérentes à l’aponé- « vrose et d’une consistance fibro-cartilagineuse. Les ten- « dons fléchisseurs du médius et de l'index en possédaient « chacun une à leur bord externe. La pression exercée sur « ces nodosités n’était pas douloureuse. »
Le rhumatisme guérit en un peu plus d’un mois, mais il persista les signes d’une grande insuffisance mitrale et d’une péricardite adhésive,
Trois semaines environ après sa première sortie, le malade vint trouver M. Brissaup, qui constata chez lui des adénopathies multiples auxquelles il donna le nom de bubons rhumatismaux. Le malade lui fit ensuite remarquer cinq ou six tuméfactions beaucoup plus volumineuses, qui occupaient la région occipitale du côté gauche, tuméfactions indolentes, sans chaleur ni rougeur, rénitentes, largement sessiles, qui ressemblaient à s’y méprendre à une périostite syphilitique. Elles étaient apparues du jour au lendemain (le malade les avait découvertes en se peignant), etavaient déformé la convexité crànienne à tel point que le chapeau ne pouvait plus tenir sur la tête. De plus, on sentait une tumeur analogue dans la partie supérieure du muscle trapèze, et une autre appréciable à la vue, grosse comme une amande, mobile et indolente dans le muscle pectoral droit. Cette dernière faisait saillie pendant la contraction du muscle. Enfin les nodosités tendineuses palmaires qui n'avaient jamais complètement disparu s’étaient notablement accrues depuis quelques jours.
Au bout de trois semaines il ne restait plus aucune trace ni des nodosités, ni des bubons rhumatismaux. :
Deux ans plus tard, étant au régiment, le malade fut repris de rhumatisme aigu généralisé avec recrudescence de la péricardite. « Les accidents cardiaques furent terribles : ten-
SO « dance continuelle à la syncope, angoisse et palpitations « douloureuses. » Pendant cetie crise, le médecin remarqua dans la masse charnue du biceps droit une tumeür rénitente, indolente, grosse comme une noix, qui n’existait cerlainement pas auparavant et qui ne dura que peu de jours. Depuis cette époque le malade est devenu un infirme, condamné au repos absolu par des battements de cœur inces-
sants et des accès de dyspnée que provoque le moindre exercice.
OBservarTION V (Résumée en partie).
Daunic. — In Thèse de Girma, Toulouse, 4898.
Homme de 28 ans, ayant eu à 18 ans un rhumatisme polyarticulaire qui a duré trois mois. Pas d’accidents cardiaques.
« Depuis un mois environ a présenté des douleurs rhuma- « tismales dans diverses articulations et a pu assister à la « formation d’une tumeur du volume d’une noix, tumeur peu « douloureuse au toucher, élastique, développée sur la partie « supérieure du sternum. Cette tumeur a duré trois jours, « puis s’est effacée sans laisser la moindre trace de son exis- « tence. Peu après une tumeur du même genre s’est montrée « du côté gauche du torax au niveau des 4° et 5° côtes. Elle
« présenta les mêmes caractères d'apparition brusque et de « disparition immédiate. »
Le malade n’éprouva à ce moment ni fièvre, ni céphalalgie, ni douleurs articulaires. Mais il ne tarda pas à éprouver de la fatigue; de nouvelles « bosses », comme il les appelait, apparurent sur le thorax. L'une d’elles, badigeonnée à la teinture d’iode, disparut rapidement; mais il en resta deux
plus réfractaires et c’est alors qu’il réclama des soins médicaux.
sassa@û@r:lnr#lié, à diet
FU
« Sur la partie antérieure du thorax, au niveau du sternum « et sur la 6° côte du côté droit, on aperçoit deux tumeurs du « volume d’une grosse noix; elles sont lisses, régulières, la « peau n’est pas altérée, ne présente pas de rougeur. Au tou- « cher, elles sont molles, mobiles, élastiques: Pour éclairer « notre diagnostic, nous fimes deux ponctions dans chaque « tumeur avec la seringue et n’obtinmes aucun résultat. »
Sous l'influence d'applications de teinture d’iode, les deux tumeurs disparurent en 8 jours.
OgservaTion VI (Résumée).
GiLLY. — Marseille médical, septembre 1887.
Fille de 13 ans, de santé médiocre, sans antécédents morbides, à part une bronchite intense à l’âge de 6 mois.
Vers le 15 janvier 1885, apparition dans les membres de douleurs vagues qui augmentèrent peu à peu. Au milieu de février la mère remarque sur la poitrine de lenfant des plaques rougeûtres et la conduisit à la consultation de Saint- Louis. Là on constate un érythème marginé et un double souffle à la pointe.
Le 3 mars la malade entre à l'hôpital. L’érythème marginé est en voie de disparition; l’auscultation du cœur fait percevoir un bruit très fort et rude de va et vient, siégeant aux environs du foyer pulmonaire, et un souffle systolique à la pointe.
Le 9 mars le frottement péricardique diminue, et on constate l’existence de dépression précordiale qui fait penser à une symphyse.
Le 20 mars, à la face antérieure du poignet gauche, on perçoit trois petites nodosités du volume d’un pois et non adhérentes à la peau, qui est d’une couleur normale. Quand on
RE
fait contracter les muscles, ces nodosités font une saillie plus considérable et paraissent adhérer aux tendons. A droite il y a des nodosités symétriques et semblables.
Du 21 au 24 mars, les nodosités restèrent stationnaires, mais l’état général s’aggrava considérablement, la congestion pulmonaire augmenta des deux côtés et la malade succomba le 24.
A l’autopsie on trouva des adhérences pleurales, une symphyse du péricarde, de l’endocardite végétante, et de la splénisation des lobes inférieurs du poumon.
Les nodosités sous-cutanées sont perçues à travers la peau comme pendantla vie et la tension des tendons les fait saillir. Une incision faite à leur niveau, à la face antérieure de l’avant-bras gauche, montre deux petites tumeurs arrondies, dures, élastiques, placées sous l’aponévrose et sur le tendon du grand palmaire ; l’aponévrose glisse facilement sur elles; le tendon est adhérent. Après la section du tendon et de laponévrose antibrachiale au-dessus et au-dessous, les deux nodosités si bien limitées, si dures auparavant, s’affaissent brusquement et se résolvent en ne laissant qu’une légère saillie à peine sensible au doigt. A la partie inférieure des tendons des deux radiaux externes à droite et à gauche, on trouve des nodosités plus petites qui n’avaient point été perçues pendant la vie.
Examen histologique.
OsservarTion VII (Résumée).
Gunon Er Dieu. — Soc. méd. hôp., 12 juillet 4901 (1).
Garçon de 6 ans et demi, entré à lhôpital pour chorée,
(1) Malgré le titre de « périostoses multiples » attribué à cette communicalion, il est très probable, en raison des caractères de ces tumeurs et de leur débutde régression, qu’il s’agit de nodosités rhumatismales.
souffle systolique intense à la pointe; tumeurs disséminées sur le squelette, variant du volume d’une lentille à celui d’un pois, ayant l’apparence d’exostoses non douloureuses et
datant d’un mois.
Siègent à l’extrémité inférieure et supérieure de la face dorsale des métacarpiens droits et gauches, à l’olécrane, à l’épicondyle, à l’extrémité externe de l’acromion, à la partie moyenne des clavicules, et de l’épine de l’omoplate; aux apophyses épineuses dorsales, à la crête du sacrum, aux épines iliaques postéro-inférieures, au crâne (une dizaine de tumeurs grosses comme des noisettes sur l’occipital et les pariétaux).
Ces tumeurs ont une consistance dure, moins cependant que celle des os; et adhèrent au plan osseux, sauf au niveau du coude droit, où une petite grosseur pisiforme roule sous le doigt.
A noter qu'il y a épaississement des articulations chondrosternales, augmentation de volume des condyles internes des fémurs, et présence de ganglions gros comme des pois dans les aînes, l’aisselle droite et au cou.
Au bout de 15 jours diminution légère des tumeurs.
OgservarTion VIII
Héxoca.— Lecons cliniques sur les maladies des enfants.
Anne M..., âgée de 14 ans, se présente le 31 janvier 1876 dans mon cabinet. Depuis les deux dernières années, deux accès de rhumatisme articulaire aigu.
Insuffisance mitrale avec hypertrophie et dilatation considérables du cœur.Environ six à huit semaines après chacune de ces atteintes, il s’est formé des exostoses (1) allant de la
(1) Dans sa deuxième édition, HÉxocu reconnait que ce terme d'exostose n'est pas exact.
grosseur d’un pois à celle d’un œuf de pigeon, d’abord à Papophyse styloïde des deux cubitus, puis aux bords des rotules. Arrondies au début, molles et sensibles, elles devinrent peu à peu fermes, insensibles et acuminées. Le nombre des exostoses était très considérable et, dans ces derniers temps, il s’était même formé une production osseuse analogue à l’aponévrose palmaire gauche.
Ogservarion IX (/iésumée en partie).
HiRrSGHPRUNG. — Jarbuch für Kinderheilkunde, 1881, p. 324.
Fille de 8 ans, souffrant depuis quatre ans de rhumatisme, entre à l'hôpital le 13 mai 1875 pour un rhumatisme subaigu ; les bruits du cœur ne sont pas purs.
Le long du tendon du grand palinaire on voit et on sent, quand la peau est tendue, une série de petites tumeurs, disposées comme un collier de perles, grosses comme un grain de chénevis, de consistance cartilagineuse. Il y en a de semblables, mais plus grosses, au point où les tendons de lextenseur commun des doigts et de lextenseur du pouce passent sur les articulations métacarpo-phalangiennes. Ces tumeurs entourent en partie les tendons et sont mobiles avec eux.
On trouve des tumeurs analogues aux malléoles : sur la malléole externe gauche, elles formentune sorte de croissant entourant la partie antérieure de los; surles autres malléoles elles sont isolées et saillantes. Nodosités semblables sur les tendons des longs péroniers latéraux, des courts extenseur des orteils, sur quelques tendons de l’extenseur commun des orteils, et à l'insertion du long extenseur du gros orteil. Les deux rotules sont presque complètement recouvertes de tumeurs dont le volume varie de celui d’un grain de chénevis à celui d’un pois, immobiles sur leurs bases, saillantes et
ee L PE P 7. ERA M LT PIE ne RCE NN Te QUOAS. e RP MT M RAT 0 bre D Ur Te s Gal Ce OS re, heu Ut es 1 PE À (Nas CS TA HUE À