ORGAN
LES NOELS MAÇONNAIS
Triomphant ;
L’auteur de ce mystère Saura le découvrir.
Et remplir Notre juste désir.
crm.
11 faudrait dans le Temple Chercher cet homme-Dieu ;
C'est le lieu.
S’il vient, par son exemple.
Dresser i l’Immortel Un autel
II doit être en Béthel.
TYMBAL.
Hâtons ! il est à craindre Qu’Hérodes, en courroux Et jaloux ,
N’entreprenne de feindre Quelque ressentiment Violent
Contre ce saint Enfant.
( Tieû Us autre volé é servante chanton ansain : )
Sû le même ar.
Non , l’humaine sagesse Ne peut rien contre Dieu ;
En tout lieu Elle n’est que faiblesse.
Quand il veut désarmer Et frapper,
Qui peut lui résister ?
Ainsi que l’Enfer gronde ;
Qu’il inspire aux pécheurs Ses fureurs:
Sur la terre et sur l’onde On nous promet la paix...
Désormais
Nous l’aurons pour jamais !
CYTHAR .
TTMBAL.
( Tous les autres valets et servantes chantent ensemble •• )
Sur le mémé air.
LHUILIER.
( Celû que conte lé chouse repran , su le premi ar champêtre bres san ; )
Premi ar.
THINE
Aprai çû sain pelerinôge (*)
Qu’i firon dan Gérosalan ,
Qui diray que le-z-habitan Contre cé bon Môge Furon tretô se devressi Qu’i manquiron de iè chossi?
Le Ray, que joyay a lé carte, (*)
U toton , é dé, il brelan ,
Setou qu’il antandi tô çan,
Pri la fivre carte, ■■
Craisan que nelron bon Gésu Venay grôpé sé revenu.
Je cray qu'i ne savay pô lire (’)
Et qu’il élay ben ignouran , Pi-qu’on lisay ù Testaman Que DI fl écrire,
Que celû que baille son fay Ne venay pô pre le rôbay.
Tant-y a qu’ù son de la clioche (*) I fl veni, def gran raatain,
Le Maire é tieû lés Ecbevain ,
E pi dé Parroche ;
Cieù que parlion gray è latain 1 vcniron tretô ansain.
I le viron tôt an coulaire, (*) Tramblan queman un lou qu’è pri , Lé menassan , què gran dèpi !
Tieû delà galaire,
S’i ne disian pô quevà Di Dovay taire nattrc lo Chri.
( Celui qui conte les choses reprend, sur le premier air champêtre bressan : )
Premier air.
THINE
Après ce saint pèlerinage Qu’ils firent dans Jérusalem ,
Qui dirait que les habitants Contre ces bons Mages Furent tous si mal disposés Qu’ils manquèrent de les chasser?
Le Roi, qui jouait aux cartes,
Au toton, aux dès, au brelan.
Aussitôt qu’il entendit tout cela,
Prit la flèvre quarte,
Croyant que notre bon Jésus Venait prendre ses revenus.
Je crois qu’il ne savait pas lire Et qu’il était bien ignorant,
Puisqu'on lisait au Testament Que Dieu fit écrire,
Que celui qui donne son mouton (son bien) Ne venait pas pour le dépouiller.
Tant il y a qu'au son de la cloche 11 fit venir de grand matin,
Le Maire et tous les Ecbcvins,
Et puis des Curés;
Ceux qui parlaient grec et latin Y vinrent tous ensemble.
Ils le virent tout en colère,
Tremblant comme un loup qui est pris, Les menaçant, quel grand dépit !
Tous des galères.
S’ils ne disaient pas où Dieu Devait faire naître le Christ.
LES NOELS MAÇONNAIS
3« Ar : Sù U fouit* d'Espagne.