ACCUMULATEUR GADOT ET PISCA
Les bacs sont en verre ou en bois doublé de plomb ; ils sont séparés par des intervalles de 3 ou 4 centimètres et reposent, par l'intermédiaire de petits isolateurs en verre ou en porcelaine, sur une plate-forme générale constituée par des madriers en bois goudronné, séparés eux-mêmes du sol par de gros isolateurs.
Chaque bac renferme des châssis-supports placés verticalement, de façon que leurs arêtes supérieures soient bien de niveau et horizontales. Les plaques sont librement suspendues sur ces châssis, par les talons de leur quadrillage ; elles sont séparées par des intervalles égaux et alternent de polarité d'une plaque à Tautre : les plaques extérieures sont négatives. Les électrodes positives sont réunies par un boulon de groupement, les écrous étant bien serrés sur les queues; les négatives subissent la même opération. On groupe ensuite les éléments en série au moyen de connexions en cuivre.
Ces accumulateurs sont employés actuellement par la Compagnie des tramways de PariS et du département de la Seine.
Accumulateur P. Gadot et M. Pisca. — Dans le nouveau modèle d'accumulateur Gadot (fig. 47), les plaques sont très épaisses et très robustes ; elles présentent une série de rainures horizontales, remplies de matière active. En outre, elles portent seulement sur les bords des vases, sans toucher le fond, de sorte que la matière active, en tombant à la partie inférieure, ne peut pas produire de courts-circuits. Des tubes de porcelaine verticaux, maintenus par un porte-tube spécial , également en porcelaine, assurent Técartement des électrodes. Les détails du montage ont été aussi
ACCUMULATEUR CROMPTON-HOWELL.
très soignés : les connexions s'établissent directement par les extrémités des plaques, qui ont été disposées
à cet effet. On évite ainsi remploi de boulons, de vis, d'écrous, et tous les inconvénients qui en résultent. Accumulateur Crompton-Howell. — Cet accumulateur, peu connu en France, est [le plus employé en
90 ACCUMULATEUR WADDELL-ENTZ.
Angleterre ; aussi croyons-nous utile de le décrire rapidement. Il appartient au genre Planté à formation rapide, par suite de la grande porosité des plaques. Celles-ci sont obtenues en maintenant du plomb fondu pendant quelque temps à une température très voisine de son point de solidification et décantant la partie restée liquide. La partie cristallisée, sciée en plaques d'épaisseur convenable, donne des électrodes très poreuses, dans lesquelles le liquide pénètre très facilement, et qui offrent une grande surface active; ces conditions permettent d'employer des régimes de charge et de décharge très élevés.
Les électrodes sont maintenues séparées par des peignes en celluloïd, et réunies par des lames de plomb soudées au chalumeau oxhydrique avec elles et avec des barres transversales de même métal. Ces barres de connexion sont soutenues par des tiges verticales isolées, vissées sur les madriers du chantier.
Les récipients sont en bois doublé de plomb ; dans le modèle des stations centrales, ils renferment 61 plaques, offrant une surface active totale de 250 décimètres carrés. Ces éléments peuvent débiter 1000 ampères pendant 30 minutes.
Accumulateur Waddell-Entz. — Cet accumulateur, construit par la WaddeU-Entz Company^ est surtout destiné à la traction électrique ; il a donc été disposé de manière à offrir toutes les conditions désirables de légèreté et de solidité ; il est fondé, comme l'accumulateur Commelin-Desmazures, sur une modification de la pile de Lalande et Chaperon.
Les plaques positives s'obtiennent en comprimant autour d'un fil de cuivre rouge une pâte d'oxyde cuivrique, que l'on entoure d'une tresse en fils de cuivre
ACCUMULATEUR WADDELL-ENTZ.
très fins, recouverte à son tour d'une tresse de coton ; on obtient ainsi une sorte de fil conducteur isolé, que
Fig. 48. — Accumulateur Waddell-Entz.
Ton enroule de manière à former une sorte de plaque ovale (fig. 48).
Ces plaques sont installées dans un vase en acier, dont la surface intérieure constitue une partie de l'électrode négative, complétée par des plaques de même métal, intercalées à intervalles réguliers entre
92 ACCUMULATEUR WADDELL-ENTZ.
les premières. Les plaques positives sont maintenues à égale distance des plaques d'acier par plusieurs tours de ruban de coton, formant un léger renflement en haut et en bas: celles-ci sont solidement assemblées à Taide de rondelles d'acier et d'un écrou servant en même temps de borne négative. Les positives sont réunies par une plaque métallique, à laquelle est soudé un fil conducteur isolé, qui traverse les parois du vase dans un tube d'ébonite et permet d'établir la communication avec l'élément voisin.
Le liquide se compose d'une solution d'oxyde de zinc dans la potasse caustique, qui doit avoir une densité de 1,45; on le recouvre d'une couche d'huile lourde, pour éviter la transformation de la potasse en carbonate.
Avant d'utiliser cet appareil, il faut former les électrodes positives, c'est-à-dire réduire l'oxyde de cuivre à l'état métallique.
On procède alors à la charge : Toxyde de zinc est décomposé par le courant ; le zinc se dépose sur les plaques d'acier et l'oxygène transforme le cuivre en oxyde cuivreux, rouge, qui constitue une masse poreuse autour du fil conducteur central. Dès que cette masse noircit par la formation d'oxyde cuivrique, la charge est terminée.
La réaction inverse se produit pendant la décharge ; l'oxygène s'unit au zinc et l'oxyde formé se dissout dans la potasse. L'hydrogène réduit l'oxyde de cuivre à l'état métallique.
Le régime normal de décharge est en moyenne de 40 ampères, et la différence de potentiel aux bornes de 0,89 volt. La capacité d'un élément de 13 kgr. est de 240 ampèreheures. Il résulterait de nombreux