APPAREILS ACCESSOIRES
Balais feuilletés. — Rhéostat. — Régulateurs : F. Henrion, Blathy. — Indicateur de la charge des accumulateurs. — Limiteur automatique de débit. — Isolateurs. — Interrupteur rapide.
Balais feuilletés. — Depuis deux ans, on emploie beaucoup un nouveau système de balais pour dynamos, les balais feuilletés, de M. Boudreaux. Ces balais se composent de feuilles métalliques, laminées à une très faible épaisseur, 1/40 ou 1/50 de millimètre, plissées ou pliées, et mises sous pression aux dimensions exigées; ils sont formés d'un alliage spécial, à base de cuivre, qui est extrêmement malléable et possède les qualités particulières des métaux dits anti- friction. Grâce à la douceur du frottement et à l'absence de solution de continuité dans la surface frottante, ils usent très peu les collecteurs, dont ils polissent la surface au lieu de l'entamer et de la détruire promptement. Ils sont beaucoup plus conducteurs que les balais en toile métallique, car, à section égale, ils . contiennent deux fois plus de métal, ce qui permet de diminuer leur épaisseur.
Rhéostat. -— Le rhéostat à tambour fixe, à curseur
Fig. 54. — Rhéostat Cance.
tournant et à fil de diamètre variable, imaginé par M. Cance, présente divers avantages : il est simple, peu volumineux, facile à manœuvrer, et permet de régler rapidement la résistance avec la plus grande précision, que les variations soient très faibles ou qu'elles soient considérables. 11 est formé d'un tube cylindrique vertical E (fig. 54), en fer émaillé, sur lequel s'enroule un fil de ferro-nickel à section croissante, et qui est solidement fixé sur un socle en bois. Ce cylindre est isolé à la partie inférieure par une plaque circulaire d'ardoise H,. A l'intérieur tourne un arbre vertical N, qui entraîne la roue en fonte Dj, les trois tiges de cuivre verticales T et la couronne de même métal Dj, maintenue dans son roulement par des galets G. Sur les tiges T se déplace un ensemble de deux couronnes en cuivre PjPa, maintenues en contact avec elles par des frotteurs, et qui portent trois galets à gorge g ayant leurs axes verticaux et appuyés continuellement sur le fil par des ressorts. Deux bornes placées sur le socle communiquent Tune avec l'extrémité supérieure du fil de ferro-nickel, l'autre avec un frotteur qui s'appuie sur l'arbre N, et par suite avec les galets g. Le courant pénètre donc dans le fil par sa partie supérieure et sort par les galets ^, qu'on fait monter ou descendre avec la manivelle S.
Les dimensions de l'appareil varient avec l'usage auquel on le destine. Il peut servir aux expériences de laboratoire, au groupement des machines en quantité, au réglage des circuits de lampes à incandescence, etc.
Régulateurs de tension. — Régulateur F, Henrion.— Le régulateur automatique de tension, que M. F.Henrion joint actuellement à ses machines compound pour
corriger les inégalités de lumière que peuvent amener les variations de vitesse du moteur, intercale automa-
Fig. 55. — Régulateur automatique de tension F. Henrion.
tiquement des résistances variables dans le circuit d'excitation (fîg. 55).
Un double cliquet est animé, par une transmission mécanique, d'un mouvement de va-et-vient sur deux roues dentées en sens inverse, solidaires Tune de Tautre. Au-dessus se trouve un fléau horizontal F, portant à Tune de ses extrémités un tube de fer doux.
vertical qui peut pénétrer dans le solénoïde S. Cette attraction est équilibrée par un curseur mobile, de sorte que, dans une marche normale, le fléau est horizontal et oscille entre les deuxpointes AB.Si la tension varie, il vient buter contre Tune ou l'autre de ces pointes et, comme il est relié à Tun des pôles de la machine, il lance un courant dans l'un des électros EE' ; l'ensemble constitue donc un véritable relais.
A ce moment, l'électro, devenu actif, attire le double cliquet, qui bascule à droite ou à gauche, et agit sur Tune ou l'autre des deux roues dentées. Suivant que l'une ou l'autre de ces roues est en mouvement, une manette fixée en leur centre se déplace sur les touches d'une résistance variable, placée sur le circuit d'excitation de la machine. La résistance se trouve ainsi réglée automatiquement, de façon à maintenir la tension constante malgré les variations de vitesse.
Le relais peut être construit à enroulement diflFérentiel, afin d'obtenir une tension constante en un point donné d'une canalisation sans avoir besoin pour cela des fils de retour. L'appareil peut être utilisé aussi comme avertisseur de maximum ou de minimum de tension, en employant les électros EE' soit à faire tinter deux sonneries bien distinctes, soit à allumer deux lampes, Tune bleue, l'une rouge.
Régulateur Blathy. — Ce régulateur automatique est employé par MM. Schneider et C^® pour toutes leurs installations, soit à courant continu, soit à courants alternatifs, ordinaires ou diphasés. Cet appareil (fig. 56) se compose d'une série de résistances, se terminant à la partie inférieure par des tiges verticales de longueur croissante. Un nombre variable de ces résistances est intercalé dans le circuit de réglage par le jeu d'une
Fig. ôO. — Régulateur automatique Blathy.
J. Lefèvre. — Nouv. électr. 7
ilÔ INDICATEUR DE LA CHARGE DES ACCUMULATEURS.
cuvette à mercure, qui, en s'élevant ou s'abaîssant, vient baigner :run nombre plus ou moins grand de ces tiges verticales. Pour cela, la cuvette à mercure est d'une part poussée de bas en haut par l'action d'un flotteur placé dans une caisse à eau, tan4is qu'elle est d'autre part sollicitée de haut en bas par l'attraction d'une bobine, placée en dérivation sur les conducteurs où la diflFérence de potentiel doit être maintenue constante, ou en série avec ces mêmes conducteurs, si c'est le courant qui doit être constant.
Une variation de 3 p. 100 de la quantité à régler suffitpour faire parcourir à la cuyette de mercure toute sa course.
Une petite résistance additionnelle 3)ermet de modifier facilement le régime d'équilibré. Un frein très sensible s'oppose aux mouvements périodiques de l'appareil et modère sa vitesse d'action. ].
Indicateur de la charge des accumulateiirs. — L'indicateur de M. G. Fiévé, construit par M. Leroy, utilise les variations de la densité du liquide qui ac^ compagnent les diflFérents degrés de charge.
Un plongeur formé d'une lame d'ébonite, ayant sensiblement la môme haCuteur que le Uquide, est suspendu à une aiguille légère placée devant un cadran divisé. Deux masses mobiles. Tune sur le prolongement de l'aiguille, l'autre sur une petite tige placée à 45° au-dessous de l'aiguille, servent à régler l'appareil, c*est-à-dire à amener l'aiguille, au zéro quand les accumulateurs sont déchargés, et au point 100 lorsqu'ils sont complètement chargés.
L'appareil est alors prêt à fonctionner.
. Si, à un moment donné, l'aiguille marque 30, cela veut dire que l'accumulateur renferme encore 30 p. 100