PREFACE IX
gements protoplasmiques et un prolongement cylindre axe; 2° les prolongements protoplasmiques ne s'anastomosent pas entre eux.
Ramon y Cajal, qui a démontré l'exactitude de ces deux conclusions, nous a en même temps révélé les véritables connexions des cellules, la véritable signification des réseaux de fibrilles nerveuses. Chaque cellule nerveuse est un petit appareil réflexe, qui reçoit des excitations par des fibrilles centripètes, ou cellulipètes , selon Texpression heureuse de Fauteur, et qui les transmet par des fibrilles centrifijges ou cellulifuges ; les premières sont représentées par les prolongements protoplasmiques et leurs ramifications*, les secondes, par le prolongement cylindre-axe et ses fibrilles terminales ou collatérales. Dans la substance grise, la transmission se fait de cellule à cellule, en passant des prolongements cellulifuges de l'une dans les prolongements cellulipètes de l'autre^ et ainsi de suite, de manière à établir des communications multiples; mais le réseau de communication de cellule à cellule n'est pas fixe^ c'est à dire formé d'anastomoses par continuité de fibrilles; il y a seulement contiguïté, contact, des arborisations terminales entre elles.
Ce sont là des faits anatomiques que le microscope, sur les préparations par la méthode perfectionnée de Golgi, met hors de doute. Or ces dispositions incontestables se trouvent répondre parfaitement aux préoccupations d'expHcations physiologiques qui, nous le disions en commençant, dominent toute étude anatomique du système nerveux. Ramon y Cajal a très heureusement insisté sur ce point de vue dans les pages qui terminent le présent volume; et même (page 79) il a montré comment les connaissances qu'il nous a données de Técorce grise des hémisphères vient singuUèrement s'adapter aux desiderata de la psychologie, notamment quant aux mo-