FLANDRE
LORD-CLTDR.
( à la flottaison . • •
ÉpaiMeur de cuirawe. ^^^ ^ ^^^^^' '.'.,.....
Poids d'artillerie et de munitions. . • .*
Ce tableau accuse un avantage marqué en faveur du navire français. La supériorité de ce dernier s'explique, il est vrai, par des dispositions qui ont, à d'autres égards, leurs avantages sur lé navire anglais. La Flandre, avec 1",55 de différence de tirant d'eau, cale à l'arrière 0">40 de plus que le Lord^Clyde, qui a 0",60 seulement de différence; à cette cause, est en partie dû le meilleur rendement de l'hélice* De plus le
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LordrClyde a 2",38 de hauteur de batterie; pour donner une hauteur de batterie aussi forte à la Flandre^ il faudrait l'aUéger de près de 600^'. Si l'on fait la balance entre les défauts et les qualités, et si l'on, tient compte du déplacement total et du prix de revient, la comparaison est favorable à nos frégates, qui ont donné une moyenne de résultats trèd-remarquable. De plus, l'honneur reste entier à notre marine d'avoir obtenu, du premier coup, un type dont les Anglais se rapprochèrent après quatre ans d'essais de tout genre.
H* IXe Progrès de rartillerie dans la perforation des plaques. — ^Le défi porté à l'artillerie par le cuirassement des murailles nécessitait l'emploi de nouvelles pièces, à la place du canon de 60 lisse et du 30 rayé à boulet de rupture. Les études en ce sens aboutirent sérieusement en France, en novembre 1863, par l'essai à Gâvre du premier canon de 2i centimètres rayé, qui perfora de ses projectiles d'acier une muraille cuirassée à 15 centimètres d'épaisseur {*). Le premier matériel de guerre français opposé aux cuirasses, comprenait des pièces de 19 centimètres, de 2A centimètres et de 27 centimètres ; les vitesses initiales étaient de 330 mètres par seconde seulement, bien inférieures pai* conséquent à ce que l'on peut demander à des canons rayés se chargeant par la culasse. Les pièces de 25''°',i, en service en Angleterre dès cette époque, ont, d'après les documents anglais, une vitesse initiale de 393 mètres qui assure aux projectiles, vers 2.000 mètres de portée, la vitesse de 330 mètres. Cette infé* riorité temporaire de notre artillerie sous le rapport des vitesses initiales, qui dura jusqu'en 1871, a été relevée dans les publications étrangères avec une certaine exagération, même après qu'elle avait
(*) Les progrès de notre artiUerie furent retardés par cette Idée préconçue, que les pièces de gros calibre n'étaient pas d'un emploi praUque à bord, et qu'elles ne pouvaient donner de bons résultats de perforation, parce que le projecUle, au moment du choc, portait sur une trop grande surface. L'expérience des canons d'acier la Nivemnise et la Marie-Jeanne prouva, dès Tannée 1 86 1, que des projectiles d'acier de 16 centimètres de diamètre et de 45^* de poids, animés d'une Titesse de 410 métrer, étaient insuffisants contre les cuirasses de 12 centimètres. Ces essais et ceux da canon de 14 centimètres allongé ne suflirent pas à dissiper Fengouement en faveur des petits calibres. En présence des résultats obtenus du premier coup avec les gros canons, on se rendit enfin à l'évidence.
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disparu depuis longtemps. Que la vitesse des boulets fût d'ailleurs de 380 mètres ou de S90 mètres, les épaisseurs primitives de cuirasse devenaient insufiisantes, puisqu'un boulet d'acier de 2i centimètres n'a besoin que de 270 mètres de vitesse, normalement à la cible, pour traverser une muraille cuirassée à 12 centimètres, et de 300 mètres de vitesse, pour traverser une murailje cuirassée à 15 centimètres. L'éperon n'était plus la seule arme efficace contre les nouvelles armures. L'épaisseur des cuirasses fut portée à 20 centimètres environ ; il en résulta, pour les constructions navales, une seconde phase caractérisée particulièrement par les navires à réduit central.
N"* 1X7 Dispositions des cuirassés à réduit centraL — Le bâtiment à réduit central présente une réduction considérable de surface cuirassée, par rapport au navire cuirassé de bout en bout. Une ceinture de fer, partagée à mi-hauteur par la flottaison, couvre la région où les projectiles donneraient lieu à des voies d'eau et atteindraient le moteur. Une portion transversale de la batterie, dans la maltresse partie, est cuirassée sur toutes les faces et renferme les canons. Les deux extrémités des œuvres-mortes sont abandonnées sans défense; un pont blindé règne d'un bord à l'autre, à la hauteur du eau supérieur de la ceinture cuirassée, et protège les fonds du navirecontre les coups plongeants. Les deux grands coffres étanches, conservés ainsi en dehors de la partie qui constitue la forteresse flottante, peuvent mettre le navire en péril, s'ils viennent à se remplir d'eau par des brèches pratiquées à une certaine hauteur au-dessus de la flottaison. 11 a fallu accepter cette situation, parce que des œuvresmortes complètes sont indipensables, au triple point de vue de ht solidité longitudinale, des qualités nautiques, surtout pour le port de la voile, enfin des logements nécessaires à l'équipage,
N* IXg Premiers navires A réduit central. — La disposition à réduit central avait été imaginée dès l'origine, d'une part pour appliquer les cuirasses de 11*",4 sur de très-petits navires, tels que la Besearck et tEnterpriiê^ d'autre part pour construire des cuirassés à deux batteries superposées, comme le Magenta 9 sans leur donner des dimensions trop énormes. En 1867, on ne pou-
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vait plus cuirasser qu'un réduit sur les plas forts bâtiments. La réduction de l'espace consacré à l'artillerie n'avait pas d'inconvénient, parce que le nombre des canons diminuait forcément en raison de l'augmentation de calibre. La solution la plus simple, consistant à établir un réduit renfermant huit canons seulement sur des navires du tirant d'eau de la Flandre^ a été adoptée en Angleterre pour la construction de six navires de même type, AudaciauSi Invincible^ Iron- Duke^Swifisure, Triumph^ Vanguard. Ces bâtiments ont une ceinture cuirassée de 20 centimètres d'épaisseur; le réduit central, à deux étages, cuirassé à 15 centimètres, fait saillie sur le reste de l'accastillage ; en bas, quatre sabords ouvrent par le travers ; en haut, quatre autres sont ouverts dans les angles; les canons des sabords d'angle peuvent pointer jusqu'à 15» du plan diamétral. Les dimensions principales sont :
Longueur 83'",2t
Largeur 16"»46
Tirant d'eau moyen 6",&5
Déplacement 5.870"
Hauteur de batterie 2*,S4
N* IX, Données comparatives sur les principaux types à réduit Central. — Le système à réduit a atteint, en Angleterre, son plus haut degré de perfection sur le type Btllerophon et Hercules; en France, sur ÏOcéan^ leMarengo, leSuffren^ qui portent d'ailleurs des demitourelles sur le pont. De ces deux types, on peut rapprocher le Wilhelm /*', mis en chantier pour la Turquie et acheté par la Prusse ; et l'on a ainsi les applications les plus remarquables du cuirassement partiel avec les canons renfermés <ians un réduit. De ces navires, armés depuis plusieurs années, nous rapprocherons le Kaiser et le Deutschland cuirassés, eux aussi, dans la maîtresse partie.
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Longueur. «..•••.••
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