POUR LES IIACHIMES DU
Ouverture maximum à Tintroduction . .
Ouverture maximum à l'évacuation. • .
1» Groupe.
millimètres course majeure • 6,36
course mineure 8,28
moyenne 7,32
cAté majeur 15,45
côté mineur 12,12
moyenne 13,785
2* Groupe.
millimètres 8,16
296 RÉGULATION DES MACHINES. — N* 70^
Les ouvertures maximum moyennes ont même valeur dans les deux groupes; il n^y a par suite à discuter que sur les valeurs comparatives de chaque course.
Rappelons que Tintroduction est toujours plus grande pour la course majeare que pour la course mineure. D'autre part, non-seulemeut le piston atteint plus vite sa vitesse maximum pendant la première course que pendant la seconde, mais encore sa vitesse moyenne est plus grande pendant Tintroduction de H course majeure que pendant Tintroduction de la course mineure. Il suflit pour s'en convaincre, de considérer que les arcs Aa et Bd qui diffèrent très-peu, et qui seraient rigoureusement égaux si les avances angulaires à Tintroduction étaient elles-mêmes égales, correspondent à des fractions de courses inégales, la plus grande appartenant à la course majeure.
Au point de vue qui nous occupe, il est avantageux que l'ouverture maximum à rintroduclion soit plus grande quand le piston a une plus grande vitesse, et par suite corresponde à la course majeure de ce piston. La régulation du deuxième groupe est donc préférable.
En considérant les ouvertures à l'évacuation, il faut tenir compte, 1* de la vitesse plus grande que possède le piston avant et après le point mort majeur qu'avant et après le point mort fîim««r; 2* de ce que le mouvement de rotation n'étant pas rigoureusement uniforme, l'influence de l'obliquité de la bielle se fait sentir sur le couple de rotation, dont la valeur moyenne est plus forte aux environs du point mort majeur qu'aux environs du point mort mineur *. Cela tient à ce que les deux points, l'un de vitesse maximum et l'autre de vitesse minimum, qui comprennent entre eux les points morts (n* 48, du C* Trailéj^ sont plus rapprochés pour le premier point mort que pour le second ; et enfin, 3* de ce que la quantité de vapeur à faire évacuer est plus grande du côte majeur que du côté mineur.
Les deur premières considérations conduiraient à faire plus grande l'ouverture de l'évacuation du bout mineur, tandis que la troisième conduirait h faire plus grande l'ouverture de l'évacuation du bout majeur. En pratique, il faut tenir compte de la valeur des deux premières considérations sans sacrifier absolument la troisième, et la régulation du deuxième groupe est encore celle qu'il faut adopter, car la régulation du premier groupe ne donnerait satisfaction qu'à la ^roMième considération ci-dessus, en sacrifiant absolument les deux premières. — Avec la régulation du deuxième groupe, l'ouverture maximum à l'évacuation du bout majeur est la plus faible; mais la différence des deux ouvertures maximum est en nombre rond de 0,1 de la plus grande, quantité relativement peu importante. En effet, l'évacuation est non-seulement une question d'ouverture des orifices, mais encore une question de temps et une question d'ouverture aux premiers instants de l'évacuation; car on sait en effet, que la plus grande partie de la vapeur du cylindre doit s'être évacuée quand le piston passe au point mort. Or avec la régulation du deuxième groupe, les
* La plus grande vitesse de l'arbre au point mort majeur est surtout sensible avec les bielles courtes, et notamment dans les machines oscillantes où la bielle est trèscourte au point mort majeur ^ et augmente de toute la course pour le point mort mineur*
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ouvertures à l^évacuation sont sensiblement les mêmes quand le piston achève sa course; donc si Ton suppose que le mouvement de Tarbre est uniforme, rorifice d'évacuation du bout majeur s'ouvrant plus tôt que Torifice du bout mineur, puisque BP. est plus grand que GP,,, Tévacuation du bout majeur est facilitée. Mais nous avons dit que la manivelle du piston passait plus rapidement au point mort majeur qu'au point mort mineur; par suite, Tévacuation du bout majeur aura plus de temps pour s'effectuer avant le renversement de marche du piston. Finalement, la troisième considération ci-dessus n'est pas sacrifiée, et la régulation du deuxième groupe qui donne seule satisfaction au deux premières^ est celle qu*il convient d'adopter.
Éléments de la ré§^atioii donnés par l'épure nMu* reUe. Pour compléter cette étude et montrer le parti que Ton peut tirer de répure naturelle, relevons les éléments de la régulation et les résultats obtenus sur la /{g. 15, pL IX. Nous trouvons d'abord:
I côté majeur 0,725
Durée de ^introduction. < côïé mineur 0,576
( moyenne 0.650S
La moyenne est bien celle que nous cherchions; mais la différence 0,149 qui existe entre les deux introductions, est un peu grande. La valeur de celte différence tient surtout à la petitesse de longueur de bielle (= 3 fois la manivelle) que nous avons choisie pour Tépure; elle serait beaucoup plus faible avec une bielle plus longue, et deviendrait même nulle avec une bielle infinie. Cette différence s'accentue de plus en plus à mesure que la valeur moyenne des introductions diminue -, elle s'affaiblit, au contraire, à mesure que la valeur moyenne des introductions augmente. Dans tous les cas, comme nous l'avons dit ci-dessus, les valeurs relatives des introductions s'accommodent bien avec riofluence de l'obliquité de la bielle sur le couple de rotation, influence qui est d^autant plus grande que la bielle est plus courte.
Pour les machines à pilon, il est avantageux, eu égard à Tinfluence du poids du piston et de son attelage, de réduire le plus possible la différence des deux introductions. On obtient ce résultat en diminuant Tavance à l'introduction du bout majeur^ et en augmentant au contraire, celle du bout mineur. Cette modification des avances est d'ailleurs rationnelle, en raison de l'influence des poids.
Pour les périodes de compression, nous relevons sur Tépure /îy. 15, pi. IX :
i côté majeur 0,185 côté mineur 0,125 moyenne 0,155
Ces deux valeurs de la compression sont dans un bon rapport; seulement, leur moyenne est un peu forte. On pourrait la diminuer en augmentant les avances à l'évacuation, ce qui conduirait à une diminution des recouvrements a l'évacuation, sans que l'on soit obligé de toucher à l'angle de calage. Les courbes d'indicateur relevées sur la machine en fonction indiqueront sûrement Si cette modification est ou non utile.