TABLEAU DES RÉSULTATS MOYENS DES ESSAIS FAITS DANS LES P
MODE d'emploi DES CHAItBONS ET CARACTÊRIS QO'lLS PRÉSBHTBHT EH BBrUfll
Effets
Aspect de la flamme
Tirage
Allumage.
nécessaire.
sur la grille.
et
de la fumée.
Lent.
Un peu fort.
Ne s'agglutine pas.
Flamme blanche ; peu de fumce.
Très-facile.
Modéré.
Ardent.
Flamme longue ; fumée noire.
Assez facile.
Très-modéré.
Se coagule et pétille.
Flamme vive et longue; fumée frris épaisse au moment de la charge.
Facile.
Modéré.
Ne se coagule pas,
Flamme longue colorée ; fumée d'an grîa
pétille.
noir, assez épaisse.
Facile.
Très-modéré.
Ne se coagule pas.
Flamme longue et vive ; très-peu de faniô<
Assez difficile
Fort.
Ne se coagule pas.
Flamme longue et vive ; pea de fumée.
Très-facile.
Modéré.
Ne se coagule pas.
Flamme vive, longue et colorée; furaé^ noire, épaisse en chargeant.
Assez difficile
Fort.
Se coagule et pétille.
Flamme longue ; fumée noire assez épaisse au début, pois disparaît.
Difflcile.
Fort.
Ne se coagule pas,péli"*.
FI. courte peu colorée ; très-peu de fumée.
Très-facile.
Faible.
Très-ardent.
Flamme peu vive.
Lenl.
Assez fort.
Beaucoup de crasse collant fortement.
Flamme longue ; fumée abondante.
Facile.
Assez fort.
Se coagule peu, ne crasse pas.
Flamme longue colorée; famée grîs-noir assez épaisse au début, puis difparail.
Facile.
Assez fort.
Se coagule un peu.
Flamme longue ; fumée noire au moment de la charge, disparaît peu à peu.
Difficile.
Crasse beaucoup.
Flamme courte ; fumée abondante.
Facile.
Assez fort.
Légère crasse, peu adhérente.
Flamme vive et longue; fumée noire.
Assez facile.
Modéré.
Brûle lentement
Flamme courte; fumée grise épaisse.
Facile.
Faible.
Moyennement ardent.
Flamme longue; fumée noire.
Assez facile.
Modéré.
Se coagule.
Flamme longoe; fumée grise et épaisse.
Assez facile.
Faible.
Ardent, peu do cras.se.
Flamme vive ; fuirée grise.
Facile.
Fort.
Ardent.
Flamme assez longue; fumée peu colon^.
Difficile.
Fort.
Peu ardent.
Flamme courte ; fumée noire.
Facile.
Modéré.
Assez ardent, peu de crasse.
Flamme longue; fumée pea colorée.
Facile.
Assez fort.
Assez ardent, peu de crasse.
Flamme longue ; fumée grise peu abondante.
[]£$ aiARBONS EMPLOYÉS A U NAVIGATION {SuUe).
Eirrusement
Épais-
des tab<&
seur
deU
couche.
on.
Pre<5que nui.
Faible.
Huri)up de suifi.
10àl2
Craâ3<' les tubes.
feratic. de saie mê-
lée Je cendres. ^|] de soie mêlée
de cendres.
B«.'aucoap de
suie.
Peu de suie.
10àl2
Peu de suie.
Me. de cendres.
I^aocoup de suie.
12àl5
Peu de suie.
Soie assez abond.
10àl2
■élang. de cend.
^uconpdcsuie.
10àl2
I^ûucoup de
suie.
^uie fine.
Peo de suie.
Faible.
12àl4
Faible.
Faible.
nie mêlée de cend.
i'n peu de suie
fine.
Faible.
OBSERtATIORS.
Très-frinblc; demande à être peu remuée; trôs-bon pour la marine.
S^agglulinc un peu; passer le rouablc de temps en temps; très-bon p' la marine.
Moyennement ardent; demande peu do travail; gagne à ôtre retenu; bon pour la marine.
Trôs-ardent; gagne à ôlrc retenu; bon pour la marine, mais avec une forte dépense.
Passer fréquemment le crochet et rarement le rouable ; charger souvent mais peu à la fois ; gagne & être poussé.
Passer quelquefois le crochet et rarement le rouable ; perd beaucoup en poussière ; gagne à ôtre poussé. C'est le meilleur cbarb. fr. p' la marine.
Exige un rare emploi du crochet, de la lance et du rouable ; charger souvent et peu à la fois ; bon pour la marine.
Employer de temps en temps la lance; la crasse est dure à décoller; gagne à être poussé ; bon pour la marine.
Ne pas remuer ce charbon ; il est bon en roches, très-mauvais en poussière; peu ardent; friable.
Il ne convient pas de Templ. seul. Excel 1. p' activer la combust. desch. lents .
Exige beaucoup de travail des chauffeurs ; charbon un peu pyriteux.
Moyennement ardent ; demande à être remué de temps en temps ; excellent pour la marine.
Moyennement ardent; friable ; gagne à être poussé ; très-bon pour la marine.
Exige beaucoup de travail de la part des chauffeurs ; médiocre p' la marine.
Forte odeur de bitume ; employer de temps en temps la lance; assez bon pour la marine.
Peu ardent; chauffage facile; trôs-bon pour la marine.
Fiennes employé seul est très-médiocre ; mélangé à TAnzin, il est assez bon.
Peu ardent; nécessite un fréquent usage du crochet; assez bon p' la marine.
Très-bon mélange; chauffage facile ; demande à être peu remué.
Passer la lance avant de charger; bon pour la marine.
Demande & ôtre fréquemment remué avec le rouable ; médiocre pMa marine.
Exige peu de travail ; le laisser brûler sans remuer ; très-bon pour la
marine.
Exige peu de travail; très-bon pour la marine.
N^ 78a Éppeuves de calcination et d'incinération. — Les
épreuves de calcination et d'incinération ont pour but de déterminer les quantités de matières qui brûlent à l'état volatil ou à l'état fixe, ainsi que la quantité de cendres ou de mâchefer que fournit le combustible.
Pour effectuer avec exactitude les épreuves de calcination et d'incinération, il est nécessaire que l'opérateur ait à sa disposition les instruments suivants : un fourneau de coupelle ^ un creuset de platine et un creuset en terre munis chacun de leur couvercle; une capsule de platine et une balance exacte.
La quantité de combustible à soumettre à Tépreuve de la calcination est prise au hasard, en détachant un fragment dans un grand nombre de blocs. On pulvérise ces fragments en une poussière très-fine dans un mortier bien nettoyé. Afin de constater la proportion d'eau hygrométrique que renferme le combustible, on en fait dessécher 100 à 150 grammes, à une température de 100* environ, et on le pèse de temps en temps jusqu'à ce qu'il ne perde plus de son poids. La différence entre le poids primitif et le poids final indique la quantité d'eau. Cela fait, on pèse bien exactement de 5 à 10 grammes du combustible ainsi desséché, et on l'introduit dans le fond du creuset de platine. Il est essentiel de n'introduire dans le creuset qu'une quantité telle, qu^en se boursouflant, le combustible ne puisse le remplir complètement ; cette quantité ne doit pas non plus être trop petite par rapport à la capacité du creuset, car l'air contenu dans celui-ci exercerait une action sur le combustible soumis à l'épreuve.
Ces dispositions prises, le creuset muni de son couvercle est introduit dans la mov/Ie d'un fourneau de coupelle préalablement chauffé; les gaz provenant de la distillation s'échappent par le pourtour du couvercle, et brûlent avec une flamme bleue ou blanche, principalement si le combustible est bitumineux. L'opération de la calcination dure de 10 à 15 minutes.
L'incinération se fait en plaçant de ^ à 5 grammes du combustible pulvérisé et desséché, ou le coke provenant de la calcination, dans une capsule de platine qui est introduite et laissée dans le fourneau de coupelle jusqu'à incinération complète. L'incinération dure de (i à 5 heures.
Après l'opération de la calcination, on pèse le coke dès qu'il est suffisamment refroidi, et avant qu'il ait pu absorber une certaine quantité d'eau ; on note les caractères extérieurs du coke, ce qui donne un premier indice sur la variété du combustible soumis à l'essai.
Le poids du coke comparé à celui du combustible donne ce que l'on entend par le rendement en coke, et ce poids retranché de celui du combustible donne la quantité de matières volatiles, comprenant les hydrocarbures (n* 85i du G* Traité), l'oxygène et l'azote.
Après l'incinération, les résidus sont pesés dès qu'ils sont un peu refroidis, et avant qu'ils aient pu absorber l'humidité de l'air ; le rapport entre le poids de ces résidus et le poids du combustible soumis à Tessai donne la teneur en cendres,
La quantité de carbone fixe que contient le combustible, se réduit à l'état de coke dans l'essai de calcination. C'est le rapport de cette quantité à celle du charbon qui est représenté d'ordinaire dans les tableaux sous le nom de résidu de la calcination, déduction faite des cendres, et qui joue un des principaux rMes dans la manière dont les houilles se comportent au feu. Dans l'anûiracitei l:^
quantité totale de carbone est trës-élevée et presque toute à Tétat fixe, tandis que dans la houille sèche, la quantité totale de carbone est très-faible et se présente environ dans les proportions de 0,75 à rètatfixe et 0,25 à Tétat volatil. D*ailleurs, la quantité totale de carbone augmente au fur et à mesure que Ton passe de la houille sèche à la houille grasse, et de la houille grasse à la houille anthraciteuse, puis à Tanthracite.
Les opérations de calcination et d'incinération pourraient ôtre faites sur la forge du bord, si Ton disposait de quelques creusets en terre et d'une balance exacte (celle de la pharmacie par exemple). Dans ce cas, pour la calcination, il suffirait de placer de 15 à 20 grammes de charbon pulvérisé et desséché dans un creuset en terre préalablement bien nettoyé, puis de recouvrir ce creuset, et de le placer sur un bon feu de forge, de manière qu'il dépasse un peu le charbon du foyer. La distillation s'opérera en chauffant modérément, et les gaz s'échapperont par le pourtour du couvercle en brûlant avec une petite flamme. LorsquMl n'y aura plus aucun signe de dégagement de gaz, on cessera de chauffer et on retirera le creuset petit à petit, afin d'éviter une contraction trop brusque; mais on ne le découvrira que quelques minutes après, lorsqu'on supposera que le combustible n'est plus en ignition, afin d'éviter la perte de carbone qui résulterait du contact de l'air et du coke.
L^incinération peut également se faire sur la forge, en brûlant dans un petit vase en terre, bien vernissé, un poids connu du combustible k essayer. Pour éviter que des fragments du charbon du foyer ou tout autre corps ne soient proielés sur le charbon soumis à l'essai, on place le vase un peu au-dessus du foyer, et on le munit d'un couvercle permettant l'accès de l'air, mais empêchant l'introduction de tout corps étranger.
Pour que les résultats de ces divers essais soient comparables, il est essentiel de toujours faire les essais dans les mêmes conditions : car la quantité et la nature du coke peuvent varier suivant que la calcination est lente ou rapide. Avec une calcination lente, le rendement en coke est plus grand qu'avec une calcination rapide et cette différence peut s'élever jusqu'à 6 p. 100, Une chaleur rouge diminue dans la houille la propriété de donner un coke fritte ou boursouflé, et une exposition un peu prolongée à la température de 200* à 300' fait perdre aux houilles grasses le principe qui détermine l'agglutination pendant la calcination. Dans tous les cas, on note après chaque essai fait à terre ou à bord : la teneur en cendres^ le rendement en coke, le rendement en matiérei volatiles, les caractères du coke^ la couleur des cendres, les caractères extérieurs du combustible^ sa densité, sa cohésion, sa provenance, Vépoque de son extraction, etc. Généralement le rendement en coke est industriellement de 5 à 6 p. 100 plus faible que chimiquement.
L'examen du tableau ci-joint montre que les quantités et les genres de coke obtenus sont très-différents, quand on passe d'une variété de combustible à une autre. Ce sont ces deux éléments, le poids et le genre de coke, éléments qu'il est facile de se procurer à bord, qui offrent le moyen non-seulement d'être renseigné sur la composition élémentaire des combustibles, mais surtout d'indiquer comment ils se comportent au feu. 11 est en effet impossible, quelle que soit Texpérience acquise, de déterminer nettement par tout autre moyen %i un combustible est gras ou maigre, lent ou ardent.
•moi
M I aaoqjm ne
A 1 3ZU 9UOaJC3
M InpiJodaei]
Vk »* V*
00 o Vf
<0 o tO CO
fi
CD
bS
ca
rs
•axij ouoqjco
no jnd 3^03
o 00 ffO
o> 00 oo
•(T o CO o
çp -^ -^ ',0
f I— «o lO
se
*83i;ieioi
e^ c* to àO O) ?o
CO 00 00 «^ es c«< co ^