‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 11 sur 85 · FAVORI · texte numérisé non relu

FAVORI

hydraulique.

19«*25 4«.58 8-,9l 1 hélice.

l-jSO 2-, 06 175»

Le Favori est yéritablement d'une taille un peu trop grande par rapport au Seraing; mais les deux bâtiments ont la même puissance par mètre carré de la maîtresse-section immergée; d*ailleurs \q Seraing a les formes très-fines. Bien que le coefficient K puisse avoir pour ce dernier bâtiment une valeur plus grande que pour le Favori^ la différence ne saurait expliquer Tinfériorité de Tutilisation, qui est neuf fois plus faible sur le Seraing que sur le Favori. Il en est d'ailleurs de môme de la valeur de M. — Ainsi la propulsion hydraulique est désavantageuse et comme vitesse et comme rendement.

IV" 564 Avantages et inc^onvémento des propulseurs hydrauliques. — La propulsion hydraulique possède les avantages suivants:

1" Elle est applicable sur les navires d'un très-petit tirant d'eau et permet ainsi de donner aux bâtiments une immersion qui leur rende facile Taccès de tous les ports.

29 Son efficacité est très-peu influencée par l'état de la mer, pourvu toutefois que les conduits de décharge soient placés assez bas pour que les mouvements de roulis ne mettent jamais leur orifice de sortie à découvert.

3» Le propulseur n'est que peu ou point exposé aux avaries résultant, soit de l'action des projectiles ennemis, soit des chances d^un abordage, à la condition que les tuyaux de décharge soient placés sous les flancs du navire. Il ne court pas non plus le moindre risque d'être engagé par des amarres, des chaînes, des débris de mâture ou de gréement, ou tous autres objets que Pennemi peut placer sur le chemin du bâtiment.

40 Elle permet de changer rapidement le sens de la marche du navire, sans que Ton soit obligé de stopper la machine, et fonctionne également bien dans les deux sens. Cette dernière circonstance permettrait d'armer Tarrière d'un éperon, comme Tavant, et le navire aurait la faculté d'attaquer l'ennemi par Tune quelconque de ses extrémités.

12 THÉORIE DES CHAUDIÈRES. — N« 57i

50 L'évolution du bâtiment est facilitée par rorientation sur Tayant, de la veine liquide qui correspond au bord sur lequel on veut abattre. Toutefois l'efficacité giratoire des propulseurs hydrauliques a été trouvée inférieure & celle de deux hélices jumelles.

Qo Le propulseur hydraulique peut être transformé en pompe de cale énergique sans rien perdre de son efQcacité pour la locomotion ou les évolutions. Il est en effet possible, en cas de voie d'eau, de puiser dans la cale même, l'eau nécessaire pour alimenter la turbine, après avoir fermé en totalité ou en partie les orifices par où cette eau s'introduit habituellement.

Par contre, la propulsion hydraulique possède les inconvénients suivants :

1' Les orifices d'accès de l'eau dans la turbine peuvent être engagés par des herbes ou autres corps flottants. Et dans le cas particulier d'un échouage, l'arrivée de l'eau extérieure dans la turbine peut être interceptée, ce qui rendrait la machine impuissante au moment même où son secours serait indispensable.

2' A égalité de poussée effective, le propulseur hydraulique, avec sa turbine intérieure, la caisse en tôle qui la renferme, l'eau introduite dans le navire et les tuyaux dans lesquels cette eau circule, pèse beaucoup plus qu'une ou deux hélices avec leurs arbres. Le prix d'achat est aussi plus élevé; toutefois la différence serait considérablement diminuée si les propulseurs hydrauliques devenaient d'une construction courante.

3* Le rendement économique de la propulsion hydraulique est très-inférieur à celui de la propulsion hélicoïdale, pour les petits bâtiments comme pour les grands, mais principalement pour les premiers.

En résumé, le propulseur hydraulique présente, par rapport à Thélice, plus d'inconvénients que d'avantages, et l'on ne saurait songer sérieusement â l'appliquer sur un bâtiment destiné à effectuer de longues traversées. Tout au plus pourrait-on en tirer profit pour des béliers destinés à garder des passes, en raison de ce qu'on pourrait les munir d'un éperon à chaque extrémité, et qu'ils n'auraient point besoin de virer de bord pour attaquer l'ennemi.

Page 1