‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 30 sur 85 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

par feuilU.

kilogram.

Cornières pour A\ des boites à feu. 75 sur 75 de côté, pesant n*«.30 le mètre.

Cornières pour contour de la chaudière et télcs des lames d'eau. 80 sur 80 do côhS pesant 13*«,4^ le mètre.

Cornières pour patins de tirants. 80 sur 100 de côté, pesant 17*rOO le mètre.

Modification $péciaïe au type haut, -r- La longueur des ciels de foyer qui était de 2*,38 a été réduite à 2-,32.

Modification spéciale au type bai, ^ La longueur des ciels de foyer qui était de 2-,30 a été réduite à 2-,22.

— Dans l'ancien appareillage des tôles, les flancs étaient formés de trois tôles ayant des dimensions inégales. Une grande tôle de 1*,43 de large, quand celle du haut n^avait que l'^OOet celle du bas 0*,85, était placée au milieu, pour faciliter la mise en place des patins de tirants sans travail préparatoire. Maintenant que tous les patins sont formés par des cornières s'appliquantsur toute la hauteur de la face latérale, cette disposition des tôles n'est plus nécessaire, car les cornières doivent être renvoyées à la demande des clins de rivure, c'est-à-dire en deux points différents. On a par suite établi que les faces latérales comporteraient trois tôles égales de 11** d'épaisseur» ayant 3",10 de long sur 1*,10 de large.

— Pour faciliter les assortiments, on a adopté une dimension de tôles unique pour le dessus des chaudières pour les deux types haut et bas. Ces tôles ont 10*" d'épaisseur, 3*,00 de long et 1*,05 de large.

— Les tôles de la face arrière ont 11** dMpaisseur, et 1*,05 de large pour les deux types ; mais elles ont 2*,15 de long pour le type bas et 3*,]5 pour le type haut.

Feutrage des parois. — Toutes les chaudières sont recourertes de matières isolantes, sauf sur la face avant depuis le sommet de la porte de la boite à fumée jusqu'à la base. — On emploie généralement des feuilles de feiH tre, cousues côte à côte et préalablement trempées dans une dissolutioa d'alun, puis recouvertes d'une toile fortement tendue. Le tout est ensuite maintenu en place au moyen de lattes de fer verticales et transversales, fixées par des vis sur l'enveloppe de la chaudière. La toile est d'abord mouillée et séchée avant d'être mise en place, pour éviter son allongement; quand le feutrage est terminé, cette toile est peinte au blanc de zinc délayé à la colle forte. — La partie avant de la façade correspondant aux bottes à fumée et aux fourneaux, est toujours peinte en noir pour éviter le rayonnement, sur les chauffeurs, de la chaleur des foyers opposés, lorsque leurs portes sont ouvertes pour le service. Ces parties basses de la chaudière sont d'ailleurs plus facilement tenues pro» près avec la peinture noire qu'avec toute autre peinture. — Les portes des boîtes à fumée sont généralement munies d'écrans en bois, doublés d'une feuille de tôle, et placés à quelques centimètres de la porte. Cette disposition a surtout pour but d'empêcher que les chauffeurs soient exposés au rayonnement de la chaleur de ces portes, en même temps qu'elle les maintient à une température plus basse, par suite du courant d*air qui s'établit entre la porte et l'écran.

Sur quelques navires de guerre anglais, les chaudières sont entourées de quatre épaisseurs de feutre, et le tout est recouvert par des feuilles de tôle galvanisée, tenues de distance en distance par des vis taraudées dans l'env^ loppe de la chaudière.

A bord, on évite autant que possible d'employer des matières combustibles

pour entourer les chaudières; aussi n'y rencontre-l-on pas les garnitures en bois, comme sur les cylindres. Ces enveloppes en bois ne s'emploient que dans des cas exceptionnels, pour des chaudières cylindriques verticales à un seul foyer, d'ailleurs de faible puissance, et seulement usitées dans la marine du commerce comme générateurs de la vapeur des moteurs pour cabestans.

N* 69s Confection des chaadléres en tôle d'acier. ^ On

s^occupe beaucoup, depuis une dizaine d'années, de la substitution des tôles d'acier aux tôles de fer dans la construction des chaudières. Les avantages que Ton a en vue sont de deux sortes : diminution du poids des chaudières par suite de la réduction des épaisseurs du métal, Tacier étant plus résistant que le fer, et plus grande durée résultant de ce que l'acier est moins oxydable que le fer.

A part quelques rares exceptions, les premiers essais de l'emploi de l'acier dans les chaudières n'ont pas été heureux. Cela provenait du manque d'homogénéité de ce métal et de la difficulté de le travailler. Quelques bâtiments de la flotte ont usé des chaudières dont les fourneaux étaient construits en tôles d'acier. Par suite du manque d'homogénéité dont nous venons de parler, ces tôles d'acier se perçaient assez rapidement par places, notamment dans les angles arrondis des cendriers, et surtout aux angles de raccordements avec la porte du fourneau; l'usure venant de l'intérieur de la chaudière, le trou qui se formait était conique, Irès-évasé, la pointe dans le cendrier. A un moment donné, le passage du rouable sur cette pointe déterminait une fuite. A deux centimètres autour du trou, la tôle avait conservé toute son épaisseur.

D'autres fois, les tôles d'acier travaillées se trempaient par le seul fait d'un courant d'air froid, et devenaient très-cassantes. Il se produisait alors, au moin-> dre choc, pendant la confection, des ruptures qui obligeaient à changer la tôle.

Ajoutons enfin que les tôles d'acier ont été essayées pour les foyers des chaudières de locomotives, sur les chemis de fer de VEtt et de Lyoriy mais sans succès; après une marche de quelques mois, ces foyers ont dû être remplacés. Les tôles d'acier ne possédaient pas assez de douceur pour se prêter aux incessants changements de forme qui résultent de réchauffement et du refroidissement journaliers des chaudières de locomotives.

Ces divers inconvénients peuvent être évités maintenant, et l'acier figure déjà pour une grande part dans la construction des chaudières. Toutefois , la marine militaire ne l'a pas encore adopté d'une façon courante.

La question de la substitution de l'acier au fer pour la construction des chaudières a été retardée, en France, par l'ordonnance de 18^3 sur les machines, qui avait fixé l'épaisseur de la tôle de fer, sans prévoir l'emploi d'un métal plus résistant. L'usine Petin et Gaudet présenta à TExposilion de 1855 une chaudière cylindrique en tôle d'acier, la première qui ait été construite en France. Cette chaudière fut soumise, après trois ans de service au Conservatoire des arts et métiers, à des épreuves nombreuses. C'est à la suite de ces expériences que l'administration supérieure a permis la construction, pour le commerce, de chaudières en tôle d'acier fondu, avec une épaisseur égale à la moitié seulement de celle de la tôle de fer. Les conditions de résistance à la rupture par traction

étaient d*au moins 60^' par millimètre carré do section, avec un allongement correspondant d'au moins un quinzième, soit 7 p. 100 en nombre rond. Depuis lors, la condition d'épaisseur a été supprimée, et les chaudières sont seulement soumises aux conditions do résistance lors des épreuves à Peau froide.

D'après les résultats d'expériences très-intéressantes, faites tant au Conservatoire des arts et métiers que dans les établissements de la Marine, les tôles d'acier peuvent se classer en trois catégories : iôlcê vives^ iôUs demi-douces et tôles douces.

Tôles vives, — Les tôles vives ont, à froid, une grande résistance à la rupture par traction; elles ont en même temps une faible faculté d'allongement. Ces tôles peuvent acquérir de la raideur et perdre de leur ductilité par la trempe k basse température ; elles sont aigres à chaud sous le marteau. Elles fournissent des burins résistants.

Les tôles vives paraissent destinées à entrer uniquement dans la confection des charpentes et des appareils ayant à supporter de grands efforts statiques, mais point de chocs. Autant que possible, elles ne doivent pas subir de travail à chaud. Il convient que les tôles minces de b"" d'épaisseur et au-dessous, aient une résistance à la rupture de SbH par millimètre carré de section, et un allongement correspondant de 7 p. 100, cet allongement étant mesuré sur une longueur prismatique de 0"',20. Pour les tôles fortes, la résistance minimum à la rupture ne doit pas être inférieure à 80 1% par millimètre carré de section, avec un allongement correspondant égal à 8 p. 100.

Tôles demi-douces, — Les tôles demi-douces offrent une résistance à la rupture moindre que celle des tôles vives, mais elles s'allongent davantage, et conservent une certaine ductilité après la trempe à basse température. Elles se travaillent suffisamment bien à chaud si on les manie avec précaution. Elles fournissent des burins médiocres.

Ces tôles paraissent très-propres à la construction des charpentes et des appareils destinés à supporter de grands efforts statiques, mais exposés aussi à des secousses, des chocs, des ébranlements d'une certaine importance. Il convient que les tôles minces de 5'" d'épaisseur et au-dessous, aient une résistance minima à la rupture de 70^' par millimètre carré de section , et un allongement correspondant d'au moins 9 p. 1 00. Pour les tôles fortes, la résis^ tance à la rupture ne doit pas être inférieure à 68*v par millimètre carré de section, avec un allongement correspondant d'au moins 10 p. 100. — Aux essais de trempe, les tôles demi-douces doivent pouvoir prendre sous l'action de la presse, une courbure permanente dont le rayon intérieur ne dépasse pas quatre fois l'épaisseur du barreau expérimenté. — Enfin les burins faits avec des tôles fortes ne devront prendre que faiblement la trempe, et se refouler sensiblement sous l'action du marteau.

Tôles douces. — Les tôles douces présentent une résistance à la rupture par traction sensiblement moindre que celle des deux premières qualités, et par contre une faculté d'allongement très-marquée. Elles se modifient trèspeu par la trempe à basse température, se travaillent facilement, et se prêtent en quelque sorte à toutes les formes, quand elles sont travaillées au marteau et à chaud. Enfin, elles fournissent des burins tout à fait impropres au service.

DESCRIPTION DKS CHAUDIÈRES. — N« 62,

Les tùles douces sont celles qui présentent le plus d'intérêt pour la marine: car ce sont celles ayec lesquelles il est possible de construire des chaudiènes notablement plus résistantes, plus légères et plus durables que les chaudières en tôle de fer. Voici, d'après une circulaire ministérielle du 11 mai 1876, les conditions de recette des tôles et des cornières en acier.

ClassiflcsAtioii par dimensions des tôles d'acier. — Les

limites des dimensions des tôles employées, sont indiquées dans le tableau cidessous, dans lequel les tôles sont classées diaprés leur surface, en cinq catégories.

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