‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 33 sur 85 · BARBES A ET A T AV · texte numérisé non relu

BARBES A ET A T AV

T DOUBLE EC BOUDIM.

des

lames an mîHtroètres.

Charge

moyenne ininima.

Allongement

fin»]

moyen.

Charge moyenne minima.

Allongement

tinal

moyen.

Charge moyenne miuima.

Allongement

flnal

moyen.

De 3 à 4. . .

kilog.

pour cent.

kilog.

pour cent.

kilog.

pour cent.

De 6 à 16. .

De 16 à 25. .

Essiaifi de trempe. — Pour ces essais , on découpe dans les lames des barres présentées en recette, des barreaux de 26'" de longueur et de 40"" de largeur. Les carres vives longitudinales de ces barreaux ne sont pas arrondies; on tol^re seulement que Tacuité des angles soit enlevée à la lime douce. — Les barreaux sont chauffés uniformément de manière à être amenés à la couleur du rouge cerise un peu sombre, puis trempés dans de Teau à 28*. Ainsi préparés, ils doivent pouvoir prendre, sous l'action de la presse, une courbure permanente dont le rayon mesuré intérieurement, ne doit pas être supérieur à une fois et demi l'épaisseur du barreau expérimenté.

Essais à chaut] . —Les cornièressont soumises aux épreuves suivantes : avec un bout coupé dans une barre prise au hasard, dans chaque livraison, il est exécuté un manchon tel qu'une des lames de la cornière restant dans son plan, Tautre lame forme un cylindre dont le diamètre intérieur soit égal à trois fois et demi la largeur de la lame restée plane.

Un autre bout coupé dans un autre barre, est ouvert jusqu'à ce que les deux faces intérieures soit sensiblement dans le même plan. — Un troisième bout coupé dans une troisième barre, est fermé jusqu'à ce que les deux lames arrivent en contact. — Les cornières soumises à ces épreuves ne doivent présenter ni gerçures ni fentes.

Les barres à T simple sont soumises aux épreuves suivantes ;

Avec un bout coupé dans une barre prise au hasard, dans chaque livraison, est exécuté un demi-manchon tel que la lame centrale restant dans son plan, l'autre forme un demi-cylindre dont le diamètre intérieur soit égal à quatre fois la hauteur de la barre à T. — Dans l'extrémité d'une autre barre prise dans la même livraison, on fend la lame centrale par le milieu sur une longueur égale à 3 fois la hauteur totale de la barre, et on perce un trou à l'extrémité de la fente pour l'empêcher de s'étendre ; puis on ploie la barre ainsi détachée dans son plan, de manière à l'amener à 45* de l'autre branche. — On a soin de conserver la branche travaillée sensiblement rectiligne, et de la raccorder avec le reste delà barre par un congé d'un faible rayon. — Les barres soumises à ces épreuves ne doivent présenter ni gerçures ni fentes.

Les barres à T et à boudin et les barres à double T sont soumises aux épreuves suivantes :

Dans l'extrémité d'une barre prise au hasard, dans chaque livraison, on fend la lame centrale par le milieu, sur une longueur égale à 3 fois la hauteur totale de la barre, et on perce un trou à l'extrémité de cette fente pour l'empêcher de s'étendre ; puis on ploie une des deux branches, en une ou plusieurs chaudes, en maintenant la lame centrale dans son plan, de manière à l'amener sensiblement à 45» de Tautro ; pour les barres à boudin, la branche ployée est celle qui porte le boudin. — On a soin de conserver la branche tra« vaillée sensiblement rectiligne, et de la raccorder avec le reste de la barre par un congé de faible rayon.

Rivet d'acier. — Il résulte des expériences faites, tant à la romaine que sous pression d'eau, que la tenue des rivets d'acier est très- variable, et qu'à moins d'employer pour ces rivets de l'acier extra- doux, les rivets en fer sont préférables.

Aperçu de la rédaction du poids des chaudières résultant de la substitution de Facier au fer. — De nombreux essais, suivis par M. Ândrade, ingénieur de la marine, ont été faits au CreuMot en 1875, sur des aciers extra-doux produits par cette usine. Deux chaudières cylindriques identiques ont été construites, l'une en acier, l'autre en fer, avec les réductions d'épaisseur suivantes pour le premier de ces métaux sur le second :

Pour le corps cylindrique de la chaudière (U»» au lieu de 18"""). . 22 p. 100.

Pour les foyers (12-" au lieu de U"") 14 p. 100.

Pour la façade avant (15" au lieu de 18"») 16 p. 100.

Pour la façade arrière (n»* au lieu de 20*"} 1» p. 100.

Réduclion iolalc du poids 11 p. |00.

Celte réduction de poids aurait pu atteindre 17 ou 18 p. 100, tout en restant dans les mêmes conditions de résistance, si les épaisseurs avaient été réduites de 35 p. 100. Il ne paraît pas qu'il convienne de dépasser ce dernier chiffre de réduction, car les rivets étant en fer, et non en acier, on est conduit naturellement à rapprocher ces rivets, ce qui diminue la résistance.

Toutefois, en tenant compte de Taccroissement de sécurité qui provient de l'augmentation du travail de rupture, il est probable que Ton pourrait accepter sans danger, une réduction de 30 p. 100 sur les épaisseurs. Dans tous les cas, il ne convient pas d*allier le fer à Facier, surtout dans les parties qui sont exposées à de grandes variations de température, à cause de l'inégalité du travail de dilatation des deux métaux.

Au point de vue du coût et eu égard aux progrès accomplis depuis quelques années dans la fabrication de Tacier, les chaudières construites avec ce métal, et avec une réduction de 25 p. 100 sur les épaisseurs, ne doivent pas revenir plus cher que des chaudières en tôle de fer.

D'après M. Andradeyles tôles d'acier extra-douces du Creusot pourraient être admises en recette avec une charge moyenne de rupture de 42M par millimètre carré de la section, ne dépassant pas kbH et n'étant pas inférieure à 39>% ; rallongement final étant de 25 p. 100 et ne descendant pas au-dessous de 23 p. 100.

Disons pour terminer, que la réduction des épaisseurs pourrait être portée à kO p. 100, avec un système particulier de joint proposé par M. Andrade, On sait, en effet, que si les différentes tôles qui constituent le corps cylindrique, sont réunies par une double rangée de rivets, la résistance de chaque joint n'est que les 0,75 de celle de la tôle : ainsi, le joint d'une tôle de 20>»<» n'a que la résistance d'une tôle del5™°>. Si donc on conserve au joint toute sa solidité, répaisseur de la tôle peut être réduite à 15 millimètres, sans diminuer la résistance de la chaudière. On pourra obtenir ce résultat en fabriquant des tôles de 15™'», ayant leurs extrémités renforcées pour la couture. Cette disposition est inutile pour les arêtes transversales des tôles, parce que Teffort par unité de surface, que supporte une chaudière cylindrique dans le sens de sa longueur, n'est que la moitié de celui qui tend à séparer les tôles suivant une génératrice (n» 129i ^^ G* Traité). La construction des tôles à bords renforcés ne présente par suite aucune difficulté ; le seul inconvénient qui en résulterait, c'est que les tôles mises en place travailleraient principalement dans le sens perpendiculaire au laminage.

N* 6ISs CJombiistlble liquide ; foyers A pétrole. — Le pétrole (huile minérale ou hydrocarbures liquides) est un produit naturel qu'on croit provenir de la décomposition extrêmement lente des restes fossiles d'animaux et de végétaux. Cette matière se trouve, soit disséminée dans des couches de terrains ou de roches qu'elle imprègne, soit en liberté, formant des dépôts ou des réservoirs considérables \ il arrive fréquemment que le pétrole se trouve à la surface du sol, à l'état de source. Les gissements les plus importants sont ceux de la mer Caspienne^ de la Gallidey de V Afrique, de Rangoon (dans l'Inde) et de V Amérique du Nord,

DESCRIPTION DES CIIAL'DIÈRES. — N» 62,

Dans le commerce, on distingue deux espèces principales de pétrole: Tune légère, d'un vert brun, dont la densité varie de 0,800 à 0,815 ; Tautre lourde, de couleur plus foncée, dont la densité est comprise entre 0,840 et 0,900.

Comme le pétrole ne peut généralement pas s'utiliser à Pétat naturel, cette substance est soumise à une distillation partielle, destinée à séparer les divers éléments qu'elle renferme. Les produits de la distillation donnent :

l"* Vesience de pétrole, dont la densité varie de 0,700 à 0,750; ce produit est incolore et extrêmement fluide ; il se volatilise totalement et produit des vapeurs très-inflammables. On l'emploie pour dissoudre le caoutchouc, détacher les tissus et pour remplacer, en peinture, l'essence de thérébentine.

2* Le photogène ou huile d'éclairage, dont la densité varie entre. 0,800 et 0,815, qui est généralement de couleur jaune, et dégage des vapeurs inflammables à 37*. Lorsqu'il est mal épuré, c'est-à-dire lorsqu'il contient encore (le l'essence, il émet des vapeurs qui s'enflamment à la température ordinaire.

3"* Les huile$ de graitsage pour machines, dont les propriétés varient selon le mode de distillation adopté. Leur densité varie de 0,840 à 0,900.

4« La paraffine et le brai. Ce dernier est employé aux mêmes usages que Tasphalte.

Le pétrole brut et l'essence de pétrole s'enflamment au contact d'une flammèche, à toute température au-dessus de zéro.

Le pétrole raffiné d'éclairage, n'est considéré commercialement de recette, que lorsqu'il ne s'enflamme qu'à la température de 37» au-dessus de zéro. Cette température n'est pas celle de la masse totale de l'huile; mais simplement la température du petit élément en contact avec une flammèche. L'inflammation n'a d'ailleurs lieu que par les vapeurs qui se dégagent du pétrole, car un morceau de fer rouge, ou un charbon incandescent plongés dans cette huile minérale, et complètement immergés, ne déterminent pas IMnflammation.

Les expériences de M. Pellzer qui ont été faites pour apprécier les qualités du pétrole, ont donné pour la relation qui existe entre sa densité et la température à laquelle il s'enflamme, les valeurs contenues dans le tableau suivant :

Tableau des densités et des températures correspondantes d^nflammation DU pétrole (d'après les expériences de m. Peltzer).

PKTHOLE PLUS OU MOINS KAFFINÉ j

DENsrré.

TEMI'ËRATI'HE

d'innairimation.

I>FNSITÉ.

TEMPÉlt\Tl!RE

d'inflammation.

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