‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 52 sur 85 · II. — Macliiiies l^oolf, A cylindres côte à, côte points · texte numérisé non relu

II. — Macliiiies l^oolf, A cylindres côte à, côte points

morts â t80\ — La fig. 2, pL X, représente les courbes de régulation de deux cylindres conjugués des machines Woolf, à deux paires de cylindres côte à côte points morts à 180*», de Y Étoile du Chili^ type des Forges et chantiers de la Méditerranée (n° 27,). — Les courbes dont les noms des points morts sont suivis de la lettre A, appartiennent au cylindre admetteur ; les autres, dont les noms des points morts sont suivis de la lettre D, appartiennent au cylindie détendeur.

Nous remarquons d'abord que les avances à Tintroduction du cylindre admetteur sont assez faibles, tandis que celles du cylindre détendeur sont relati- '^ ^' vement fortes. Cela tient à ce que les pistons dos deux cylindres ayant des ^*-^transmissions indépendantes, les avances doivent être en rapport avec le mode de fonctionnement de chacun de ces cylindres. Or pour le cylindre admetteur,

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la pression initiale est très-ôlevée, tandis qu'elle est faible pour le cylindre détendeur: d'où déplus grandes avances pour ce dernier.

La valeur moyenne de Tintroduction est un peu plus forte pour le cylindre détendeur que pour le cylindre admetteur, en raison de ce que les avances sont plus grandes pour le premier cylindre, Tangle de calage des excentriques étant le même pour les deux. D'après les valeurs des efforts moyens inscrites au TABLEAU C, lo Cylindre détendeur produit deux fois plus de travail que le cylindre admetteur. Cette circonstance ne présente pas un grand inconvénient parce que Pappareil complet comporte deux paires de cylindres, et que les cylindres admetteurs d*un côté, et les cylindres détendeurs de Tautre, agissent sur des manivelles calées à angle droit. Il est bien évident qu'il eût été préférable, au point de vue de la régularité de la rotation, de faire travailler également tous les cylindres ; mais on ne pourrait obtenir cette égalité de travail qu'en diminuant notablement l'introduction des cylindres détendeurs, ce qui aurait pour effet d'augmenter la contre-pression des cylindres admetteurs. Or, la diminution d'introduction des cylindres détendeurs aurait nécessité l'augmentation de Pangle de calage de leurs excentriques ; cet angle aurait eu par suite, une plus grande valeur que pour les cylindres admetteurs, et il en serait résulté des difficultés pour le renversement de marche, la mise en train étant du système Mazeline, Ces difficultés se seraient trouvées accrues par le fait même de la diminution de l'introduction, puisqu'on introduit directement dans les cylindres détendeurs pour les mises en marche.

Les avances à l'évacuation et les périodes de compression ont k peu près la môme valeur moyenne pour les deux cylindres, et cette valeur moyenne est convenable. Seulement, comme la machine est à pilon, on ne remarque pas l'écart qui existe d'habitude entre l'avance à l'évacuation du haut et celle du bas, et entre la compression du bas et celle du haut, les deux premières valeurs étant généralement plus fortes que les secondes. Gela tient à l'influence du poids des pistons, qui se fait sentir pendant la course montante de ces organes, et qui nécessite une compression plus forte vers le point mort haut, en permettant de réduire celle du bas. Ajoutons cependant que pour le cylindre admetteur, dont les tiges du piston conduisent l'une les pompes à air et l'autre la pompe de circulation, les résistances de ces pompes, qui se font surtout sentir pendant la course montante des pistons moteurs, vient en aide au travail de la compression.

N^ ^70, Courbes de réi^lation des machines 'Woolf, à. deux cylindres côte â. côte points morts â 90^. — Dans ce

genre de machines, Tappareil complet ne comportant que deux cylindres dont les pistons agissent sur des manivelles calées à angle droit, la régulation doit avoir pour but d'établir, au moins pour la marche à toute puissance, l'égalité de travail dans les deux cylindres. On sait d'un autre côté (n* 69j), que les évacuations du cylindre admetteur s'ouvrent un peu après que le piston du cylindre détendeur a commencé sa course, et qu'il y a par suite une double introduction dans ce cylin-

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