COMPTEURS ENREGISTREURS DU NOMBRE DE TOURS. — N
— Avec le compteur enregistreur Paul Gaimier (n* 227i du G* Traité), on emploie actuellement dans la marine, deux nouveaux appareils : le compteur Martin^ et le compteur à mouvement de rotation continue, dit vëlodmètre.
Oomptenp double système Marlin. — Ce compteur est un enregistreur ordinaire auquel est adjoint un enregistreur du nombre de tours par minute. C'est l'appareil Paul Gamier modifié; il est représenté par la figAl, pL IX; voici en quoi consiste l'installation.
Tout d'abord, les petits linguets à ressort du compteur Gamier ont été rem- '^'^* *^' placés par des encliquetages système Brégttet^ qui assurent une meilleure tenue, pi. ix. surtout dans les accélérations brusques, de sorte qu*un chiffre ne peut franchir la fenêtre devant laquelle il doit stationner. — Pour chacun des ordres du nombre à inscrire, l'axe a reçoit son mouvement de celui qui le précède, au moyen d'une roue à rochet d, portant 10 dents. Chacune de ces dents est actionnée, aux derniers instants du tour complet de Taxe qui précède, par un doigt ft', monté sur le rochet de cet axe. — Une partie de chaque bréguet C est fixe sur le fond de l'instrument; l'autre partie est montée folle sur l'axe a. Cette dernière est actionnée par un manchon D, ajusté à frottement doux dans cette partie mobile , et portant deux adents qui s'engagent dans des entailles c de cette partie mobile du bréguet. Le manchon D de chaque bréguet est fixé sur l'axe a correspondant, et tourne avec lui. Entre ce manchon et la partie mobile du bréguet, se trouve le ressort à boudin /", qui ramène l'enclanchement dès qu'une dent du bréguet échappe.
Pour remettre le compteur à zéro, il faut faire tourner chaque axe a dans le sens de la croissance des chiffres, lequel sens est d^ailleurs indiqué par une flèche. Ce mouvement s'opère au moyen d'une clef que l'on monte sur un carré extérieur de l'axe a, et en commençant par l'axe des unités simples.
Le premier axe A, celui des unités, porte, fixée par une goupille, une roue dentée B, actionnant une roue égale B^ qui fait partie du compteur par minute. Avec la roue B font corps les deux manchons D et D'. Le manchon D fait partie du système des bréguets de l'enregistreur totalisateur. Le manchon D' sert à recevoir du bréguet C, le mouvement d'oscillation qu'une pièce de la machine imprime au levier L qui fait corps avec ce dernier bréguet; ce manchon D' transmet ce mouvement à la roue B et par suite à l'arbre A, et de ce dernier, à tous les rochets du totalisateur. — Quand le levier L oscille de droite à gauche, le bréguet C est enclanché; le manchon D' est mis en mouvement, et il en est de même de la roue B et de l'arbre A -, les deux parties du premier bréguel C glissent l'une sur l'autre et un nouveau chiffre apparaît à la fenêtre correspondante e. Quand le levier L oscille de gauche à droite, les deux parties du bré < guet C glissent l'une sur l'autre et l'arbre A reste immobile, étant maintenu par le bréguet C. — Pour chaque tour complet de l'axe A des unités, le bréguet C' que porte la roue droite B, fait avancer d'une dent le rochet de l'axe des dizaines, et ainsi de suite.
360 COMPTEURS ENREGISTREl RS DU NOMBRE DE TOURS. — N- 72,
La disposition du compteur par minute est semblable à celle de Tenregistreur, et porte en outre un système de déclanchement. Le mouvement est transmis de l'arbe A à Tarbre A|, par les roues B, B,; cette dernière est folle sur son axe A|, et ne peut Tactionner que par Tintermédiaire du bréguet d'enclanchement C',. Ce bréguet présente la même disposition que les autres, et son manchon D', est fixé sur Tarbre Aj. La partie mobile du bréguet C'i, est actionnée par le levier à fourche L', oscillant autour d'un point fixe, et que Ton manoeuvre à la main. Quand la partie extérieure du levier L' est sur l'avant, ce qui est sa position normale à cause de l'action du ressort f du bréguet C'i, les deux parties de ce bréguet sont enclanchées, et le compteur du nombre de tours par minute fonctionne : le mouvement se transmet de la roue B à la roue Bf, du bréguet C'^ au manchon D',, et enfin de ce dernier à Taxe A,, et de là, à toute la suite des transmissions du compteur supérieur. Au contraire, en poussant l'extrémité extérieure du levier L' sur l'arrière, les deux parties du bréguet C'j sont séparées, et l'arbre A, n'étant plus actionné, le compteur supérieur ne fonctionne pas.
Lorsqu'on veut compter le nombre de tours par minute, il faut désembraycr le bréguet C\, au moyen du levier L', et mettre le compteur à zéro. Ceci fait, on prend un repère de l'heure avec une montre à secondes, et on abandonne le levier L' *, l'enclanchement du bréguet C\ a lieu et la roue B| entraînant alors le manchon D'i, celui-ci fait tourner l'arbre A^, et le compteur supérieur fonctionne. Au bout d'une minute, on déclanche le bréguet C'i, et le nombre de tours que vient de donner la machine pendant cette minute, est inscrit sur le compteur supérieur.
Ce compteur par minute fontionne très-bien pour les machines à très-grande vitesse, donnant 200 tours par minute et au-dessus, et ses indications sont d^autant plus exactes que la vitesse de rotation est plus grande. Mais si la vitesse ne dépasse pas 100 tours par minute, le comptage direct à la montre peut donner des résultats plus exacts.
En raison du mouvement alternatif des roues B et Bi, et du peu de probabilité que Ton abandonne le levier L' juste au moment voulu pour que l'enclanchement du bréguet C'i soit complet, la meilleure manière de procéder paraît être la suivante : Enclancher au moyen du levier L', lorsque le levier inférieur L commence l'oscillation qui laisse la roue B au repos, et prendre repère, sur la montre, lorsque ce levier L commence l'oscillation de sens contraire qui doit mettre la roue B en mouvement. Au bout d'un temps très-voisin d'une minute, déclancher vivement le levier L', à la fin de la course du levier L, lorsque ce dernier vient d'actionner la roue B; prendre repère de la position de ce levier L quand la minute exacte se termine, et estimer ce qu'il faut ajouter au nombre inscrit au compteur : savoir, un demi-tour pour chaque oscillation simple du levier L, et un quart de tour pour la moitié de cette oscillation.
Compteur â. mouvement continu dit véloeimètre, pour les machines â. allure très-rapide. — On emploie quelquefois sur les machines dont l'allure est très-rapide, des compteurs par minute qui présentent la disposition suivante. Les transmissions de mouvement se font au moyen d'engrenages dont le mouvement est continu, au lieu de se faire avec
des rochets à mouyement alternatif. La botte est d'ailleurs de petites dimensions et se tient à la main. L*axe des unités est prolongé extérieurement, par une partie conique que Ton engage à frottement dans un trou de même forme pratiqué au centre du bout avant de Tarbre. Si le compteur a déjà fonctionné, on inscrit le nombre de tours qu'il accuse; puis on l'embraye avec l'arbre en prenant repère sur la montre. Au bout d'une minute, on enlève le compteur, et la différence entre le nouveau chiffre inscrit et le précédent, indique le nombre de tours fait pendant la dernière minute écoulée. — On peut laisser fonctionner ce compteur pendant deux ou trois minutes si on le désire. Généralement, les chiffres sont accusés sur des cadrans, par des aiguilles montées sur les axes.
N® 712, Indic^ateuF da nombre de tours par minute,
s^rstème Madamet. — r M. Madamei^ ingénieur de la marine, a construit un indicateur du nombre de tours par minute qui est déjà employé sur quelques bâtiments de la flotte, et qui donne de bons résultats. Cet appareil est représenté par la fig. 18, pi. IX. La légende adjointe à la pi. IX donne une description détaillée de tous ses organes.
Cet appareil est basé sur Pemploi de la force centrifuge : un arbre vertical A, Fig. i>, muni d'un fort volant en bronze B, et animé d'un mouvement de rotation pro- i»i. ix. portionnel à celui de la machine, entraîne avec lui deux boules C,G, pouvant osciller autour de Taxe D. La force centrifuge des boules C est équilibrée par quatre ressorts à boudin E, égaux deux à deux. En s'écartant de Taxe, les boules font descendre au moyen des bielles F, le manchon G, muni d'une embase k sur laquelle reposent les talons h^h ; ceux-ci sont placés sur des axes fixés à l'extrémité d'un levier à fourche H; ce levier est constamment tiré de bas en haut par la chaîne métallique L, qui s'enroule sur le tambour J ; Taxe de ce dernier porte l'aiguille indicatrice 1, mobile sur le cadran où est tracée la graduation de l'instrument. La traction exercée par la chaîne métallique L est pro-» duite par un ressort-spiral très faible / \ son action a pour effet de détruire l'influence des jeux qui existent dans Tensemble des articulations et qui, sans cette précaution, nuiraient à l'exactitude des indications.
Le mouvement de rotation de l'arbre A, lui est communiqué par le levier M, animé par la machine dun mouvement oscillatoire, et actionnant, au moyen du levier N et des bielles P, P'et des linguets ç,ç', le tambour R muni extérieurement de six longues dents obliques, comme les dents d'un rochet. Dans l'intérieur du tambour R, se trouve un gros ressort-spiral S„ dont Tune des extrémités est crochée en un point de son pourtour, tandis que l'autre est fixée sur une douille de la roue dentée S; le mouvement de cette dernière est transmis, considérablement amplifié, à l'arbre vertical A, au moyen des engrenages «, T et i. Grâce à la présence du spiral S| et à celle du volant B, le mouvement saccadé du tambour R est transformé en mouvement continu et uniforme de l'arbre A.
La disposition dont nous venons de parler a l'avantage précieux de permettre
la transmission à grande distance. On peut employer à cet effet, des tringles à mouvement de sonnette peur faire actionner le levier M par la machine. Cette transmission est d'ailleurs d'autant plus facile que, d'un tour à l'autre, Tamplitude du mouvement oscillatoire du levier M peut, sans inconvénient, varier dans des limites assez étendues; il suffit, en effet, que les linguets q^tf marchent sur le tambour R d'un peu plus d'une dent et d'un peu moins de deux, pour que le rapport des vitesses reste toujours le même.
L'arbre A n'est pas relié d'une manière invariable au pignon t ; ces deux pièces sont folles l'une sur l'autre, et l'entraînement n'a lieu que par la roue à rochet f faisant corps avec le pignon i ; cette roue & rochet, en tournant, pousse devant elle les linguets que porte la traverse i^ qui est clavetée sur l'arbre A. Grâce à cette disposition, la machine motrice peut être stoppée brusquement sans que le volant B, animé d'une force vive considérable, soit arrêté subitement dans son mouvement; il continue alors de tourner pendant quelques instants en faisant échapper les linguets, ce qui ne présente aucun inconvénient, et l'on n'a à craindre aucune des avaries qui, sans cela, se reproduiraient infailliblement dans le mécanisme quelque robuste qu'il fui.
A chacune des extrémités de la course du levier moteur M, le tambour B doit rester immobile ; pour éviter qu'à ces moments il ne soit entraîné au delà de sa position normale, on a disposé à sa partie supérieure un f^ein V, dont les lames mobiles sont rapprochées Tune de l'autre parle ressort v. La tension de ce ressort détermine entre les lames et le tambour, un frottement sufHsant pour maintenir le tambour R fixe quand il n'est pas poussé par l'un ou l'autre des linguets q^q\
Pour faciliter la lecture des divisions du cadran, il y a intérêt à faire en sorte que chacune d'elles occupe l'espace le plus étendu possible, et par suite à les rendre toutes égales. C'est d'après cette considération que les positions des points d'attache des ressorts E ont été déterminées. Si l'on calcule pour chaque position des boules, quelle tension doivent avoir les ressorts pour réaliser l'égalité des divisions, et si l'on construit une courbe ayant ces tensions pour ordonnées et les allongements correspondants pour abcisses, on trouve que cette courbe se confond très-sensiblement avec deux portions de lignes droites faisant un angle très-grand Si l'on donne à l'une des deux paires de ressorts une longueur telle qu'elle ne commence à agir qu'à partir du point d'intersection des deux droites, on pourra réaliser d'une manière très-approchée la condition voulue, et les divisions du cadran auropt à peu près partout la même longueur.
Dans tous les cas, la graduation des appareils se détermine par la pratique, en les installant sur une machine que l'on fait tourner à diverses allures. L'instrument gradué pour un nombre de tours variant de 10 à 80 par exemple, on peut l'employer pour des allures plus rapides, variant par exemple de 20 à 160 tours ; il suffit, pour cela, de réduire de moitié la course du levier moteur M en changeant au besoin ce levier, et on aura le nombre de tours de la machine en multipliant par 2 les indications de l'aiguille sur le cadran. — Lorsque l'instrument est bien réglé, les nombres de tours accusés par l'aiguille sur le cadran sont exacts à moins de un demi-tour près.
lusTaccTioi FftAnQUB. — Pour terminer ce qui concerne l'indicateur Madamel,
nous allons indiquer les moyens de râgler Tinstrument et de le maintenir en bon état de fonctionnement.
1' Réglage dé la couru. — A chaque extrémité de course les linguets q, q' doivent dépasser les dents correspondantes de 3 à 3 millimètres environ. Moins les linguets dépasseront les dents, mieux cela vaudra.
Il est facile de régler la course des linguets q^tf en effectuant les opérations suivantes :
I. En faisant varier la position de l'extrémité de la la bielle motrice dans l'intérieur de la coulisse pratiquée dans le levier M (ce qui augmente ou diminue la course de ce levier).
II. En faisant varier la longueur de la bielle motrice (ce qui pern^et d*ég;a- User le jeu des linguets q^(f aux deux extrémités de la course).
2<* Graissage, — Les principales pièces ft*ottantes de Tappareil doivent être graissées d^une manière continue au moyen des tuyaux et des godets disposés à cet effet. On aura donc soin que les godets ne soient jamais vides et que les tuyaux ne soient jamais bouchés.
Il sera bon de mettre de temps en temps (une fois par quart par exemple) quelques gouttes d'huile sur le manchon G où n'aboutit aucun tuyau de graissage. La même recommandation est applicable aux articulations des bielles P,P', et au petit godet placé sur le couvercle supérieur de Tinstrument.
L'huile employée devra être aussi pure et aussi limpide que possible; on devra la passer préalablement à travers un linge, afin qu'elle ne contienne pas de saletés.
d"" Réglage du ressort d des linguêts de la traverse t^. — La petite lame d'acier qui passe sur le lingue t de la traverse <|, ne doit être ni trop bandée ni pas assez bandée. Si la bande est trop forte, Taiguille oscille, ce qui est gênant ; si la bande n'est pas assez forte , les linguets échappent presque constamment en faisant entendre un petit bruit très-reconnaissable, et les indications de l'instrument sont alors un peu trop fortes. On devra donc augmenter peu à peu la bande de la lame qui appuie les linguets, en agissant sur les vis 10, vue 5*, jusqu'à ce que l'échappement cesse de se produire.
Si l'on a Foccasion de faire marcher la machine à toute petite vitesse (12 à 16 tours par exemple), il convient de régler à cette allure la bande des ressorts de linguets de la traverse f^, de telle sorte que les linguets soient sur le point d'échapper ou même échappent de temps en temps, à intervalles éloignés. L'appareil ainsi réglé devra bien fonctionner à toutes les allures sans échappement ni oscillation. Si par suite de circonstances accidentelles, l'un ou Ts^utre de ces phénomènes venait à se produire, il suffirait d'augmenter ou de diminuer légèrement la bande des ressorts.
V Recommandations diverses. — On profitera des relâches du navire pour visiter et nettoyer l'appareil. Pour cela, on commencera par décrocher la petite chaîne métallique L; on retirera le levier H, et on démontera le couvercle supérieur de l'instrument. On retirera alors d'un seul bloc par le haut, l'arbre porte-boules A, et les pièces qui sont fixées sur lui. On pourra alors visiter les divers organes restés dans la boîte et s'assurer qu'ils sont tous en bon état. On enlèvera l'huile crassée qui peut se trouver sur les divers organes, de façon à les rendre bien libres de se mouvoir les uns par rapport aux autres. Cette
recommandation est surtout applicable au manchon G qui doit descendre librement sur l'arbre.
Il ne faut démonter que ce qui est utile pour le nettoyage ; les pivots D,D n'ont pas besoin d*6tre démontés. Si on les enlève, il faudra avoir soin, en' les remettant, de les laisser un peu libres mais pas trop, de façon que la traverse qui porte les boules se meuve librement sans avoir trop de jeu.
Si quelques grippures se produisaient dans les pièces mobiles, on les ferait disparaître; car elles pourraient, sans cela, donner lieu àdes oscillations de Taiguille.
IV* '7Z^ Cinémomètre ou indicateur du nombre de tours |inr minute, système Jaeqnemier. — Cet appareil qui a déjà été essayé sur plusieurs bâtiments de TEscadre, où il a donné de bons résultats, est représenté par la fig. 19, pi. IX, dont void la légende :
Fig. 19, A,B,G,D rouages d'une montre ordinaire; le barrillet est en A et Téchappement en D.
E boite cylindrique renfermant tout lemécaoisme. Les axes des divers engrenages
^'- ^^- sont portés par la platine du fond de la botte E. Cette dernière est montée
sur un support que Ton peut fixer en un point quelconque de la chambre des machines. Il convient de choisir Tendroit où les vibrations sont peu sensibles.
e cadran portant une graduation le long de laquelle se meut la pointa de l'ai-
guille I, indicatrice du nombre de tours.
F levier actionné par Parbre de la machine qui lui donne un mouvement d'os-
cillation à Taide d'une transmission convenable, formée le plus souvent de petites tringles à mouvement de sonnette, cliquet monté à Textrémité du levier F, et actionnant la roue à rochet G; ce cliquet est appuyé par un petit ressort. L'oscillation du levier F et le mouvement du cliquet f sont réglés pour que la roue à rochet G tourne d'une dent par quart de tour de Tarbre de la machine.
ft cliquet d'arrêt qui empoche la roue à rochet G de rétrograder quand elle n'est pas
actionnée par le cliquet f.
il roue à rochet montée folle sur l'axe de Taiguille I.
g butoir monté sur la roue à rochet G et destiné à pousser le toc * fixé sur la
roue H.
r/„ arrêt du butoir g dans le mouvement rétrograde de la roue à rochet G, sous
l'action d'un mécanisme semblable à K,k. L'arrêt g, est fixé sur la platine E ; il correspond au zéro de la graduation.
Il roue à rochet montée sur Taxe de raig:uille indicatrice I, et entraînant cette der-
nière dans son mouvement de rotation.
h toc monté sur la roue H et au moyen duquel le butoir g fixé sur la roue G, fait
tourner la roue H et par suite l'aiguille I.
A, cliquet d'arrêt, appuyée par un petit ressort, et qui empêche la roue H de ré-
trograder.
I aiguille indicatrice du nombre de tours. Cette aiguille est montée sur le mtaie
axe que la roue H. ........ , .
K,A système de rappel rétrograde de la roue H et de l'aiguille I lorsque la vitesse a
diminué. Le pignon A est monté sur l'axe même de l'aiguille; le sectear K
est contre-tenu par un ressort.
L came montée sur la roue G qui appartient à la montre, et qui fait an tour en
36 secondes. Celle came est destinée à manœuvrer un levier m qui déclenche le cliquet /*.
I cheville implantée sar la roue G et destinée à déclancher d*abord le cliquet A|,
et plus tard le cliquet /*!, mais lorsque le premier A| a été réenclanché.
Fandionnement de Vitutrument. — Prenons Tappareil au moment du départ, Faiguille I étant h, zéro, le butoir g sur son arrêt rétrograde g^ et le toc ^ en contact avec le butoir g. Un instant avant, la came L a soulevé le levier m et la cheville / a soulevé les cliquets fi et hi ; puis tous les cliquets ont été réenclanchés. A chaque double oscillation du levier F, le rochet / actionne la roue G à raison d'une dent par quart de tour de Tarbre, et Taiguille I s*élève graduellement, puisque la roue H avec laquelle elle est liée est poussée par la roue G, le butoir g et le toc h étant en contact.
La roue G de la montre fait un tour en 36 secondes ; mais au bout de 30 secondes la came L soulève le levier m; le cliquet /"est désembrayé et le mouvement de la roue G est suspendu pendant 6 secondes. La roue H tenue par le cliquet ^^ reste immobile ; il en est de même de Paîguille I, et cette dernière accuse le nombre des tours faits pendant les 30 secondes qui viennent de s'écouler.
Dès que le cliquet /* est désembrayé, la cheville /actionne le levier du cliquet ^1 et désembrayé ce cliquet. Actuellement, il n'en résulte aucun mouvement de la roue H, puisque le butoir g et le toc^ sont en contact, et que l'aiguille I accuse par suite le nombre de tours des 30 secondes écoulées. Mais si l'instrument fonctionne depuis quelque temps, et que la vitesse ait diminué, le butoir g aura poussé précédemment le toc A, à une distance plus grande que le chemin que vient de parcourir ce butoir A pendant les 30 dernières secondes; dans ce cas, dès que le déclanchement du cliqueta, se produit, le système K,^ rappelle la roue H et par suite Taiguille I en arrière, jusqu'à ce que le toc h vienne en contact avec le butoir g. L'aiguille I se fixe à se moment, en un point qui indique le nombre de tours faits pendant les 30 dernières secondes écoulées. — Si la vitesse avait augmentée au lieu de diminuer, le butoir g serait venu rencontrer le toc h avant le déclanchement du cliquet /, et aurait entraîné ce butoir, ej; par suite la roue H et l'aiguille I, jusqu'à déclanchement de ce cliquet f. L'aiguille I indiquerait alors, en se fixant, le nombre de tours fail^ pendant les 30 dernières secondes écoulées.
Pendant le temps d'arrêt de la roue G le cliquet /étant déclanché, la cheville / laisse retomber le cliquet ft|, le toc h étant venu en contact avec le butoir g, et l'aiguille reste immobile. Peu après, la cheville / actionne le levier du cliquet /, et déclanché ce cliquet; la roue G, actionnée par un système semblable à K,it, revient au zéro, et le butoir g vient en contact avec son arrêt ^o; dès que ce dernier contact a lieu, la cheville / laisse retomber le cliquet /; et ce dernier est de nouveau enclanché.
Tous les mouvement dont il vient d'être question, s'exécutent pendant les 6 secondes de déclanchement du cliquet /*. Ce temps écoulé, le cliquet / est de nouveau embrayé, et la roue G recommence son mouvement qui dure encore 30 secondes, et ainsi de suite.
L'exactitude des indications du cinémomètre Jaequemier dépend de la durée •xacte de la période de mouvement de la roue G, et par suite du plus ou moins d'instantanéité de déclanchement des cliquets. D^autre part, le mouvement
alternatif du levier F peut être une cause d'erreur, en raison des temps d'arrêt, si ce levier ne fait pas un nombre exact de doubles oscillations pendant les 30 secondes du fonctionnement Mais coomie ce levier fait quatre oscillations doubles par tour, n'actionnant le rochet G que d'une dent à cbaque oscillation, il en résulte que du chef de ce levier, l'erreur ne peut dépasser un quart de tour. *• En somme, tel qu'il est construit, l'appareil dont il vient d'être question, donne la vitesse de la machine à moins d'un demi-tour près.
Cinémomètre à rotaUon. — Pour les mouvements très-rapides, le système à encliquetage ne convient plus. On emploie alors un système à rotation, qui est d'ailleurs susceptible d'une bien plus grande précision. Le levier F et le cliquet fêtant supprimés, en conservant le reste du mécanisme, la roue]G est actionnée par la machine au moyen d'une transmission par engrenages. Le levier m actionne un système d'embrayage et de désembrayage, qui lie alternativement la roue G avec la transmission de mouvement ou bien la rend indépendante. — Cette variante n'a pas encore été appliqué aux machines marines.
Ajoutons pour terminer, que }A.,Jacquemier a installé sur son cinémomètre^ un système d'enregistreur qui permet de relever un diagramme du nombre de tours pendant une période de fonctionnement d'une durée^quelconque.
N^ 7ldg Compteur dlfTérentiel, indicateur de la vitesM^ «ystème Valessie. — Cet instrument est représenté par la fig. 20, pL IX; la légende adjointe à cette planche donne une description détaillée de tous ses organes. — Le compteur Valessie sert à régler Tallure de la machine pour donner au bâtiment la vitesse du régulaJteur de V Escadre; il sert à reconnaître le chemin que le bâtiment doit gagner ou perdre pour reprendre son poste lorsqu'il s'en est écarté; enfin, il peut sei*vir à compter le nombre de tours de la machine par minute.
Fig. 30 ^^"^ ^" **® principal B,, qui reçoit le mouvement de la machine par l'inter- ' médiairc de neuf paires d'engrenages doubles d,d',.... est montée etcentrée une montre à secondes B. Cette montre tourne en sens contraire du mouvement de son aiguille, cette dernière étant d'ailleurs placée à son centre. Les engrenages doubles d,d',.... que Ton peut embrayer ou désembrayer à volonté, au moyen des touches e, permettent d'établir 612 rapports différents entre le mouvement de la machine et celui de la montre. N étant le nombre de tours d'hélice pour un tour de la montre et N' étant le nombre de tours d'hélice par
mmute, l'aiguille fait dans une minute, un nombre de tours indiqué par — =j— t
et cette aiguille reste par suite immobile lorsque N =: N'. Pour maintenir la machine à une allure donnée, il suffit d'établir le rapport d'engrenages qui convient à cette allure ; puis de manœuvrer la 'valve pour que l'aiguille reste immobile.
Quand toutes ]es touches des embrayages sont abaissées, l'axe moteur de
PI. IX
la montre fait un tour pour onze tours de la machine. Or l'aiguille b des secondes de la montre fait un tour par minute sur le grand cadran. Si donc la machine fait 1 1 tours par minute, la montre tournera sur elle-même en sens inverse du mouvement de son aiguille, à raison de 1 tour par minute, et Taiguille restera dirigée sans cesse vers l'index P porté par le cadran c, et que Ton a placé en face de Taiguille b dès que celle-ci est devenue immobile. Si la machine marche à plus de 11 tours par minute, Taiguille b des secondes de la montre va reculer par rapport à Findex P. Si au contraire Pallure de la machine est inférieure à 11 tours, immédiatement Taiguille des secondes va avancer par rapport à Tindex.
Cette avance ou ce retard de Taiguille de la montre par rapport à Pindex, indique d'abord que le navire est en arrière ou en avant du poste qu'il devait conserver; le nombre des secondes de retard ou d'avance de l'aiguille de la montre par rapport à l'index, indique (sinon avec une rigueur mathématique, du moins d'une façon très-suffisante pour la pratique) de combien de secondes de marche, à l'allure commandée, le navire est en retard ou en avance ; de sorte qu'il suffit au mécanicien d'accélérer momentanément ou de retarder l'allure de sa machine, de façon à ramener l'aiguille b des secondes vis-à-vis Findex P,pour que, par cela même, le navire ait repris son poste, et qu'à partir de ce moment il n'y ait plus qu'à maintenir la fixité de l'aiguille des secondes vis-à-vis de Findex.
Pour que l'instrument ait toute l'application voulue, il faut évidemment que ce que nous venons de dire pour l'allure de II tours de la machine puisse se pratiquer pour toute autre allure commandée. C'est à cet effet que Finstrument a été muni des engrenages d,d!^,.. à multiplications variables de vitesse. Chacun de ces neuf systèmes d'engrenages intermédiaires multiplie le nombre de tours de la machine par rapport à celui du plateau porte-montre, par un des neuf termes d'une série :
(1 -hd)S (1 + d)\ (1 + d)\ (1 + d)«, (1 + d)<«,..., (1 -fd), «6;
et, en combinant de toutes les façons possibles les neuf facteurs de cette série,
on obtient 512 combinaisons différentes.
M. Valessie a adopté, pour la valeur de d, un nombre tel, que le terme
(1 -h rf)' soit égal à — » ce qui fait que la série précitée devient :
/3i\i '31VI /3i\i /31V /3i\' /^iN* /an» /31\'« /31\ "
(30) ' UJ • [w' \zô) ' [w • [30) ' Uij ' Uj ' [30)' -
Un tableau, calculé à F avance et placé en évidence dans la machine, à côté de Finstrument, met en regard des 512 combinaisons qu'on peut obtenir par Femploi combiné de ces neuf facteurs, le nombre de tours correspondant de la machine pour un tour de la montre, et ces nombres de tours ne diffèrent de l'un à Fautre, pour deux combinaisons successives, que de 1/10 de tour pour une allure de 2k tours; de 2/10 pour une allure de 48 tours; enfin de 5/10 de tour pour une allure de 72 tours.
Dans ce même tableau sont inscrits, vis-à-vis du nombre de tours de la machine correspondant à 1 tour de la montre, les exposants des termes de la série précitée qu*il faut mettre en jeu simultanément, de sorte que, chaque touche des neuf embrayages portant l'indication de Pexposant du facteur, le mécanicien n*a de suite qu^à embrayer les numéros indiqués dans le tableau pour obtenir la relation voulue entre les nombres de tours.
Il sufût même que le tableau porte la somme des exposants des facteurs à mettre en jeu, pour que le mécanicien puisse en conclure immédiatement quelles sont les touches des embrayages à faire agir pour obtenir cette somme d'exposants indiquée. On remarquera encore que tous les exposants des termes de la série précitée sont des multiples entiers du nombre 8. Le numéro indicateur des touches et le nombre du tableau correspondant à tel ou tel nombre de tours de la machine , peuvent donc être exprimés en nombres entiers de huitièmes, ce qui facilite encore Topération du mécanicien.
Les explications qui précèdent et la légende de la fig, 20, adjointe à la/?/. IX, suffisent pour faire comprendre le mode de fonctionnement de rinstnuneut. Nous allons donner maintenant, quelques explications sur son emploi.
Poête de la machine, «^ On appelle pozie la graduation 60 du limbe mobile c, parce que Pindex P situé au-dessous sert à marquer le poste de la machine, et que le repère situé 'au-dessus sert k lire la graduation correspondante du limbe extérieur fixe. La position du poste s^indique par le nombre de secondes lues sur le limbe fixe G. Ainsi, la machine est à son poste à 60, où à Findex P, celui du milieu, ou bien elle est à 3, 4, 5,.... etc., ou bien en avance de 3, 4, 5,.... etc, secondes, ou bien encore à 57, 56, 55,.... etc., ou en retard de 3, 4, 5,.... etc. secondes.
Les index latéraux à droite et à gauche de Tindex P, servent à faciliter la lecture des nombres 5, 10,.... 55, 50, etc.
En réalité., on peut prendre pour poste un point quelconque du cadran mobile c, lorsqu'on est pressé pour changer Vallure de la machine; cependant comme il faudra toujours avoir présent à Tesprit ce nouveau point, il est mieux de déplacer le cadran mobile pour garder 60 comme poste.
Quand la différentielle est en retard ou en avance depuis quelques instants, et que Ton veut la ramener au poste, sans changer la vitesse de la machine, on n*a qu'à affoler le plateau porte-montre, en manœuvrant la touche e„ et attendre que la différentielle à soit au poste pour embrayer de nouveau le plateau.
Nombre de tourt de Vhélice, — La différentielle paraissant immobile, rhélice
fait par minute le nombre de tours indiqué par le rapport d'engrenages. Soit
Y ce rapport ; si Ton avance le poste en ajoutant t secondes à la graduation qu'il
N* t occu e, la machine se met en avance de yx rg ou de f secondes de marche
normale, et le mouvement horaire du cadran de la machine se met en avance de t secondes.
Exemple : la machine donne 40' et la différentielle est en avant du poste de
5 secondes; l'hélice a gagné — ftÂ~=3S3, c'est-à-dire que depuis le moment
où la différentielle s*est mise en avance, la machine a fait 3^,3 de plus que le nombre total de tours qui correspond à la marche normale.
Si la différentielle est en avance de t secondes, et si le poste n'a pat été changéj Theure lue sur le cadran de la machine, le cadran h, est en avance de I secondes, et on aura exactement Theure en la corrigeant de Tavance accusée par la différentielle.
Poniion du navire, — Lorsque le vent et la mer nMnfluent pas sur la marche du navire, son poste est le même que celui de la machine. Peu importe que la différentielle s*écarte un peu à droite ou à gauche du poste, pourvu qu'on ne la laisse pas s*immobiliser dans cette position anormale; la masse du navire atténuant les effets de cette irrégularité passagère, on peut être assuré que le navire sera toujours extrêmement près de la position qu'il occuperait si la machine marchait avec uniformité. Donc en changeant le poste, on changera pareillement la position moyenne du navire. Lorsqu'on effectuera un de ces changements, il faudra nécessairement, pour juger Teffet, que le navire ait repris sa vitesse normale. En effet, lorsque la différentielle effectue un mouvement d'avance ou de recul, le navire, retardé par sa masse, ne la rejoint qu'après un certain temps d'immobilité de cette différentielle.
Aucune expérience précise n'a été faite jusqu'à ce jour pour déterminer la perte que doit produire l'irrégularité de marche, et celle que doit produire la variation de Vavance moyenne qui diminue un peu à mesure que la vitesse augmente. — On peut considérer ces pertes comme nulles jusqu'à ce qu'on ait une base d'estimation fondée sur une expérience rigoureuse.
Si la marche du navire est augmentée par l'action du vent, la machine a moins d'influence, et on devra augmenter le nombre de secondes pour gagner ou perdre la même distance. — L'état de la mer devra aussi être pris en considération. Mais quelles que soient les circonstances, il est toujours facile d'estimer en peu de temps :
1* S'il convient d'augmenter ou de diminuer la valeur de la seconde;
2» S'il convient d'ajouter ou de retrancher un nombre fixe à chaque opération d'une durée plus ou moins longue.
Des commandements. — Toutes les fois qu'après avoir marché irrégulièrement on veut prendre immédiatement la vitesse normale, le mécanicien doit mettre le poste en regard de la différentielle. L'expression en route semble convenir à cette manœuvre et peut lui être réservée.
Pour éviter toute erreur, il suffit de commander tant de tours ou tant de huitaines et tant de huitièmes; si le numéro n'est composé que d'unités, on ajoutera: zéro huitième.
Les anciens commandements : le plus vite possible, plus vite, doucement, plus doucement, un peu plus vite, etc., doivent être exécutés sans déranger les touches et le poste, afin qu'on puisse reprendre ultérieurement la position m. 24
370 COilPTEUR DIFFÉREiNTIEL. — N« 72,
précédente, au commandement : revenez au po$U; ou qu'on puisse à volonté modérer ou accélérer un mouvement d'avance ou de recul.
Lorsqu'on veut accélérer ou retarder la marche pour quelques instants, on dit : gagnez ou perdez tant de secondée. Le mot rapidement est généralement ajouté, mais il ne doit pas obliger le mécanicien à ouvrir ou à fermer brusquement le registre. Il est au contraire avantageux, à tous les points de vue, de faire ces opérations progressivement et avec une certaine lenteur, 5 à 30 secondes, suivant la grandeur du changement de vitesse.
Marche intermiUenU, usitée pour les manœuvres de rade, les ralliements en temps de brume, etc.
l** Régler le compteur à tant de ioure ou à tel numéro. — Pour régler le compteur, on baisse ou on lève sans effort les touches numérotées dont les indications paraissent ou disparaissent. La somme des nombres que Ton voit sur les indicateurs, est le numéro de la combinaison d'engrenage ou de la vitesse normale de la machine.
2« Tant de tours en avant ou en arrière. — Chaque seconde du cadran h de
la machine vaut 1 tour du plateau porte-montre et par suite -^ loui*^ d^hélice.
Le nombre N est déterminé par la transmission de mouvement de l'arbre de la machine à l'arbre F de l'instrument.
do Tant de secondes en avant ou en arrière, — Ces secondes sont comptées sur le cadran h de la machine.
Marcher régulièrement. — Dès que le commandement est fait, le vaisseau étant estimé être à son poste, il faut mettre le poste en regard de la différentielle. En gouvernant le registre de manière à maintenir la différentielle à son poste, on obtient que la machine fasse à peu de chose près le même nombre de tours par minute, et un nombre de tours moyen égal à celui du tableau.
Tenir son poste. — Si l'escadre n'évolue pas, il est commode de régler l'heure de la machine sur celle du bord, de rejoindre son poste toutes les fois que Ton pique Theure, et d'évaluer en fractions de minute les changements de poste réalisés pendant la demi-heure écoulée. Si Ton a dû, pour tenir son poste, gagner 25 secondes, ou environ 3/8 de minute, il conviendra, dans les mêmes circonstances de navigation, d'ajouter 3/8 au numéro des touches d'embrayage en jeu, pour rectifier la vitesse normale.
En dehors de ces circonstances, toutes les fois qu'on aura été obligé de gagner pour la deuxième fois plus de k secondes en moins d'une demi-heure, il conviendra d'ajouter 1/8, et d'ajouter encore 1/8 chaque fois qu'on sera obligé de recommencer le mouvement de même sens. Les manœuvres de voiles changent souvent le coefficient de marche et rendent ces rectifications nécessaires.
•Évoluer ou dianger de poste, — 1* Compter en secondes le chemin à perdre ou à gagner ; inscrire le résultat définitif pour chaque évolution. — 2« Réaliser immédiatement la vitesse d'évolution, voir à quelle distance on reprend la vitesse normale, et k quelle distance il aurait fallu la prendre. — On peut ainsi dresser un tableau indiquant avec une assez grande approximation la mesure de l'erré qui donne tant de tours ou d'unités à la vitesse de tant de tours ou de tel numéro*
MarcJie périodiquement régulière» <— Si l'on navigue isolément ou sans s'aa*
COMPTEUR DIFFERENTIEL. — N» 72» 371
treindre à tenir le poste, on peut mettre les aiguilles de la machine à l'heure du bord ou à Theure de la montre du compteur, et mener ensuite les feux de manière à rectifier périodiquement Theure de la machine.
Naviguer régulièremenL — Pour obtenir ce résultat, on se servira des tableaux sur lesquels la vitesse en nœuds est écrite à côté des numéros des touches; par exemple, la vitesse étant de 10 nœuds, si elle tombe à 9''',6 en ajoutant
le nombre 1/8 correspondant à — ou r^ lu en tours sur le tableau, on main-
tiendra ainsi la vitesse aussi exactement que possible.
Chercher la vitesse de la machine. — Pour avoir la vitesse d'une machine marchant en liberté, on réglera le compteur sur la machine en manœuvrant les touches de la manière suivante :
Lever la touche 40; si la différentielle marche encore dans le sens de Tavauce, lever la touche 20, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on voit la différentielle marcher en sens inverse. Si la touche 1 a produit ce résultat, la baisser pour lever k/S et ainsi de suite. On tient ensuite la différentielle au poste en ajoutant 1/8 toutes les fois qu'elle avance, et en retranchant 1/8 toutes les fois qu'elle recule. Puis on cherche dans le tableau, . à côté du nombre formé par les numéros des touches, le nombre de tours qui y correspond ; c'est précisément le nombre de tours cherché.
Remonter la morUrs une fois par jour. — Pour cela, lever préalablement la touche 6i, qui facilite l'extraction de la montre en affolant le pivot. Saisir le boîtier de la main gauche pour le maintenir pendant que l'on retire la montre avec la main droite, en appuyant et tournant ensuite à gauche. — Ensuite remonter la montre. — Pour toucher l'aiguille de l'avance, enlever le couvercle inférieur, et le remettre ensuite bien en place, en emprisonnant le remontoir. Visite des engrenages. — Dévisser les trois boutons qui retienient la plaque opposée aux touches, nettoyer avec une brosse ou un pinceau les parties frottantes du mécanisme et les toucher avec une très-faible quantité d'huile d'horlogerie. — En replaçant la plaque, faire coïncider les points de repère. — La visite n'est utile qu'après un ou plusieurs mois. Le démontage est facile ; mais il n'est utile qu'au bout d'un temps fort long, qui dépend des soins donnés à l'instrument.
Examiner Vappareil de transmission, — La transmission de mouvement de la machine est bien établie lorsqu'on touchant alternativement le verre de la montre et la plaque supportant le compteur, on ne sent pas de différences dans les trépidations.