‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 74 sur 85 · MONTAGE ET VÉRIFICATION DBS NOUVELLES MACHINES · texte numérisé non relu

MONTAGE ET VÉRIFICATION DBS NOUVELLES MACHINES

Chap. VIII, § 1. — Montage des nouvelles machines.

M* se. — 1. DétorndaallM de l'axe de U UgiM d'arbres et des

— 2. Meataye des plèoee flxes. — 8. ■entame des plèoee BMiUlea.

N^ 86^ Détermination de Taxe de la ii^^e d'arbres et des repères de monta^^. — Nous renverrons le lecteur au n"* 201 du & Traité^ pour tout ce qui est relatif à la détermination du plan diamétral, aux intersections de ce plan avec les faces transversales des carlingues et des massifs des paliers, et aux repères à prendre sur les carlingues pour vérifier le montage au fur et à mesure de son avancement.

Pour la détermination de Taxe de la ligne d'arbres, certains monteurs emploient encore le procédé indiqué au n* 20 1^ du G' Traité, Mais le plus ordinairement, on se borne maintenant à tendre un fil de soie passant par les deux extrémités connues de Taxe de la ligne d'arbres. Les flèches de ce fil, d'une longueur égale à celle de la ligne d'arbres, ayant été déterminées comme il est dit au problème 1 du n* 200^ du G^ Traité^ il suffit de tendre ce même fil entre les deux points extrêmes connus de la ligne d'arbres, au moyen d'un poids égal à celui qui a servi à déterminer les flèches. On cloue ensuite, sur les faces verticales des carlingues, des règles dont les bords se trouvent dans le plan longitudinal et tangentent par suite le fil en question. On porte sur ces règles, au-dessus de chaque point de tangence, les flèches mesurées, et on a autant de points appartenant à l'axe de la ligne d'aibres. — On trace ensuite une paraQèle à l'axe de cette ligne d'arbiies, en portant sur les règles, des longueurs égales à partir des points de

l'axe que Ton vient de détenniner. Les traces de cette parallèle sont reprises sur des règles horizontales fixées sur des montants latéraux. Pour la suite des opérations à effectuer, se reporter rigoureusement aux indications du n» 201 du C Traité.

N^ 86, Montante des piècses fixes. — La marche à suivre pour la mise en place des pièces fixes n'est pas la même pour tous les systèmes de machines. Voici les principaux cas qui peuvent se présenter.

I. Machines horizontales à trois cylindres, — La plupart des machines horizontales à trois cylindres sont montées directement sur les carlingues, sans interposition de plaque de fondation. Il convient par suite d'agir, pour le placement des boulons de fixation et le montage de ce genre de machine, conmie il est dit au n** 202, du G^ Traité^ pour le cas d'une machine à deux cylindres. — Les boulons de fixation et les cales de montage étant à leur poste, les cylindres sont amenés dans l'ordre suivant : le cylindre arrière^ le cylindre avant et en dernier lieu, le cylindre milieu. Les cylindres extrêmes sont repoussés aussi loin que possible, sur l'avant et sur l'arrière, pour dégager l'emplacement du cylindre milieu. Chaque cylindre repose d'ailleurs sur des tins en bois qui le maintiennent au-dessus des boulons de fondation.

Le cylindre milieu étant descendu, est poussé de suite au-dessus de l'emplacement qu'il doit occuper, de façon que les trous de ses brides se trouvent à l'aplomb des boulons qui doivent servir à le fixer. On amène ensuite, dans Tordre suivant, et en les laissant reposer sur des tins de bois de chêne, comme les cylindres, les pièces que voici, que l'on place le mieux possible au-dessus des positions respectives qu'elles doivent occuper.

l"* Le condenseur arrière; 2** le condenseur avant; 3° le bâti-glissière du cyUndre milieu qui réunit les condenseurs par leur base ; 4"* les bâtis formant paUer pour l'arbre de couche, et qui doivent reUer les cylindres aux condenseurs et au bâti-glissière. — Les bâtis de l'arbre se placent généralement en travers, près des condenseurs et du bâti-glissière, pour que l'on ne soit pas gêné pour la mise en place des cylindres. — ■ Toutes ces pièces étant descendues à leur poste ou à peu près, les carlingues sont suffisamment chargées pour qu'on puisse commencer le montage, sans avoir â craindre des affaissements ultérieurs qui dérangeraient le parallélisme des axes.

L^arbre de couche s'amène quelquefois avant de commencer le mon-

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tage des pièces fixes ; dans ce cas, il est placé dans la chaufferie. D'autres fois, Tarbre n'est amené qu'après le montage des pièces fixes. et dans ce cas, on le met tout de suite en place dans ses paliers. — D en est de même des divers tronçons de la ligne d'arbres, que Ton place en abord, en les faisant reposer sur des tins, et en les saisissant fortement au moyen de bouts de filin passés dans des crampons fixés sur la muraille, lorsqu'on les amène avant que les divers paliers et l'arbre de l'hélice soient à leur poste.

Le cylindre milieu est la pièce fixe qui se monte la première ; ei comme toutes les autres lui sont reliées d'une manière plus ou moiii> directe, il faut apporter le plus grand soin au montage de ce cylindre. Voici comment procèdent les monteurs dlndret. Le cylindre est soulevé au moyen de quatre verrins hydrauliques; les tins sont enlevés, puis le cylindre est amené lentement, et dirigé de façon que les boulons de fixation s'enfilent bien dans les trous de ses brides ; on fait reposer ce cylindre sur des coins de montage doubles, disposés pour pouvoir être enfoncés ou retirés à volonté. Après qu'on s'est assuré que l'axe du cylindre est à bonne hauteur et qu'il est perpendiculaire à Taxe de l'arbre, on serre provisoirement les écrous des boulons de fixation.

On fait ensuite glisser horizontalement les cylindres avant et arrière jusqu'à ce cpie leurs brides de côté viennent toucher celles du cylindre milieu. A ce moment, les cylindres extrêmes sont soulevés au moyen de crics hydrauliques, puis amenés lentement sur des coins de montage. Les coins sont retirés ou enfoncés, tant sous le cylindre milieu que sous les cylindres extrêmes, jusqu'à ce qu'on ait obtenu le double résultat suivant : les axes des trois cylmdres étant dans un même plan qui passe par l'axe de l'arbre, sont perpendiculaires à l'axe de cet arbre et leur plan est parallèle au plan repère tracé sur les faces verticales des carlingues. Les boulons de jonction des brides de côté qui relient les cylindres l'un à l'autre, sont alors mis en place et serrés ; on serre ensuite les écrous des boulons de jonction sur les carlingues, en même temps qu'on chasse les coins de montage pour maintenir les axes des cylindres dans le même plan et à bonne hauteur.

Cette première opération terminée, il convient de laisser travailler les carlingues pendant quelques jours, puis de vérifier et de rectifier au besoin le montage des cylindres. On peut alors arrêter les coins de montage, et garnir les intervalles avec du mastic de fonte.

Le montage se continue par la mise en place des bâtis de Tarbre, des condenseurs, du bâti-glissière qui relie les deux condenseurs à leur base, et enfin des tirants et des entretoises qui relient les sommets des condenseurs.

II. Machines horizontales à cylindres bouta bout. — Si la machine est à cylindres bout à bout, les petits cylindres, qui sont toujours en abord, doivent être jonctionnés aux grands cylindres avant d'être fixés sur les carlingues. Dans cette dernière opération, on s'assure : 1** si les aies d'une même psdre de cylindres se confondent ; 2* si tous les axes sont dans un même plan passant par Taxe de Tarbre ; S"" si ce plan est parallèle au plan de pose et à bonne hauteur au-dessus de lui ; 4* si les ax&$ des cylindres sont perpendiculaires à Taxe de l'arbre.

Les cylindres étant fixés, on procède successivement au montage des bâtis de l'arbre, du bâti-glissière et enfin des condenseurs. Ces diverses opérations s'exécutent comme il est dit au n"" 202, du & Traité.

III. Machines à pilon. — Ces machines possèdent généralement une plaque de fondation comportant les paliers de l'arbre de couche. Sur les bâtiments en bois, les carlingues sont également en bois; mais sur les bâtiments en fer, les carlingues sont le plus ordinairement en fer, et recouvertes d'une couche de bois de teack sur laquelle vient reposer la plaque de fondation, comme on le voit en fig. 1, pi. V. — Dans l'un ou l'autre de ces deux cas, les opérations préliminaires du montage, telles que : détermination de l'axe de l'arbre, tracé d'un plan parallèle au plan de pose, triquage des carlingues, et enfin tracé des lignes de repère, s'effectuent de la même manière que pour une machine horizontale. — Pour la suite, il faut marquer les traces des plans perpendiculaires à l'axe de l'arbre et passant par les axes des cylindres.

Le tracé de la position des boulons de fixation de la plaque de fondation et la mise en place de ces boulons ne présentent rien de particulier. Dès que ces boulons sont en place, la plaque de fondation est amenée â son poste, sur les cales de montage, en faisant coïncider ses lignes de repère avec celles qui sont tracées sur les carlingues. — De la bonne position de la plaque de fondation dépend tout le montage ; aussi, il importe de vérifier cette plaque avec soin. A cet effet, on s'assure :

l"* Si les coussinets étant en poste, leurs centres se trouvent sur Taxe de l'arbre.

2° Si le plan formé par les parties dressées sur lesquelles doivent III. 54

reposer les bâtis des cylindres, est bien parallèle an plan rq>tee tracé sur les faces verticales des carlingues.

Ces deux opérations ne présentent aucune difficulté ; on agit simultanément sur les coins de montage et sur les écrous des boulons de jonction de la plaque, jusqu'à ce que cellenû soit bimi à son poste, les boulons de fondation étant fortement serrés, afin que le montage des autres pièces fixes ne produise pas un alFaissement sensible, dette précaution est surtout nécessaire si, en raison de sa grande Icmgueur, Tarbre de couche doit être mis en place avant les bâtis el les cylindres.

Si Ton peut se dispenser de monter Tarbre de coudie aussitôt après la plaque de fondation, on met en place les bâtis et les cylindres, en faisant cadrer les lignes de repère de ces derniers organes, pour que leurs axes soient dans le plan diamétral et perpendiculaires à Taxe de Tarbre, La plaque de fondation restant ainsi chargée pendant quelques jourst on vérifie à nouveau Taxe des paliers de TaAre de couche, puis les écrous des boulons de fondation sont serrés à demeure et les coins de montage sont arrêtés.

Les vérifications à effectuer pendant le montage s'exécutent d'ail-leurs ainsi qu'il est expliqué au n*" 200^ du G* Traité.

Le montage des autres pièces fixes,- tels que condenseurs, pompes à air, etc., etc., ne présentent aucune difficulté. — Dans bien des cas, les condenseurs font partie des bâtis qui supportent les cylindres, et sont naturellement montés avant ces organes.

Lorsque la machine A pilon est à cylindres bout à bout, les cylindres admetteurs ne peuvent être montés qu'après la mise en place des pistons et descouvercles des cylindres détendeurs. Ce montage ne présente d'ailleurs aucune difficulté.

N* 86, limites^ dmm piètres moMleii. — Dans les machines horizontales, le montage des pièces mobiles s'effectue rigoureusement de la manière et dans l'ordre indiqué au n" 202^, du G* Traité. Toutefois, dans le cas d'une machine à cylindres bout à bout, les pistons des grands cylindres doivent être mis en place avant le montage des petits cylindres, à cause du peu d'espace qui existe entre les cylindres conjugués. 11 en est de même pour les fonds des grands cylindres.

Dans les machines à pilon, le montage des pièces mobiles se com^ mence habituellement par l'introduction des pistons dans les cylindres, ce$ pistons étant d'ailleurs fixés sur leur tige, et munis de leur gar-

niture , et pai- la mise en place de l'arbre de couche, si cette dernière pièce n'a pas été montée avant les cylindres. — II va de soi que si la machine est à cylindres bout à bout, les petits cylindres ne aoot montés qu'après la mise en place des grands pistons. — Quoi qu'il en soit, k» pistons flont amenés jusqu'à rqMser sur les couvercles des cylin* dres, mais en conservant ^n place lea apparaux de jQanœuvxv. Gda fut, on monte les traverses, les glissières et leurs coulisseaux ; puis on met en place les grandes bielles. Pour cbacune de ces pièces, on comm^ce le montage par la tète ; puis le pied dç bielle est monté en soulevant le ou les pistons correspondants, jusqu'à ce qu'on puisse enunancber le pied àd bielleen faisant tourner l'arbr^. Lorsque les grandes bielles sont en place, on règle le serrage des garnitures des pistons. — * l^'<)rdre du montage des autres pièces mobiles est à peu près iqdlffiëreati et dépend d'ailleurs du système de inachioe et du gonrç des mécanismes à mettre en place. La seule précaution à prendre consiste à napAS pontçr d'abord des pièces qui pourraîeot gèoer pour la mise ea place des autres.

A propas du montage des pistons, nom rapp^erons d'une mcuiière toute spéciale que, dans les machines Woolf, les garniture o'potpas besoin d'être bridées comme dws les machines à déteate simple. Cela tient à ce que les fuites sont moins à craindre dans les premières machines que dans les seeoRdes. En effet, digis las muchines Woolf* les petites fuites aux cylindres admetteurs sont insÛTÛfiaotes, puisque la vapeur va travailler dans les cylindres détendeurs; pour ces derniers, les différences de pression qui produisent les fuites m d^^passent pas l'S26, Il y a, par suite, intérêt à serrer modérémeat les pistoos pour diminuer l'usure des cylindres et des bagues. Cette recommandation est surtout importante pour les machines Woolf à cylindres bout à bout, dans lesquelles les visites des pist<^ns sont trè»*dif/idl^» en raison du peu de place dopt on dispose.

Lorsque l'appareil motem* comprend des pomper de circulation indépends.ntes« ces pompes, ainsi que leur machÎM motrice, peuvent être montées en même temps que la machine principale, si l'on dispose d'un ïu>mbre suffisant d ouvriers^

Les gabarits des divan» tuysutages m sout faits que lorsque les or« gaoes que les tuysuj^doiveut mettre eu cemmuiMcation sont définitivemeut à leur peste*

552 VÉIUFICATION DES MACHINES, — N» 87,,,

Ohap. VIII, 8 2. — Vérification des nouvelles machines.

M* Bl. — 1. HwolM à ■■IvM po«r la wàHàornUion dmmoaim^: — a. VériicatiM 4m •X9S d«s oyIiadMs. — S. ¥érlficatioB dM aatr«s pièoas ftxM «t d«s piècM m«bilM. --4; Hontaff*, ▼érlfloatioa «C reoiUkwIloii da U llffaa d'arbras.

W 87, Marche A suivre pour la vérilloation du montafl^.

— La marche à suivre dans la vérification et la rectification du montage est la même quelle que soit la position des cylindres par rapport au plan horizontal. L'ordre rationnel dans lequel il convient d'opérer est le suivant :

1" S'assurer du parallélisme des axes des cylindres placés côte à côte et vérifier si les axes des cylindres bout à bout sont dans le prolongement l'un de l'autre ;

S^* Vérifier le parallélisme des glissières par rapport aux axes des cylindres ;

Zl^ S'assurer si l'arbre de couche est dans le plan des axes des cylindres et s'il est perpendiculaire à ces axes ;

4"" Vérifier la ligne d'arbres et la rectifier si besoin est.

IV* 87, Vérificatioii des Bxem des cylindres. — Voici les divers cas qui peuvent se présenter : 1* machines à deux, à trois ou à quatre cylindres côte à côte, horizontaux ; 2^ machine à deux ou à un plus grand nombre de paires de cylindres bout à bout, horizontaux; 5* machines à deux ou à trois cylindres côte à côte, à pilon ; 4* machines à deux ou à un plus grand nombre de paires de cylmdres bout à bout, à pilon.

1" CAS. Le mode de procéder dans le premier cas, est donné en détail et d'une manière complète au n* 205^ du G* Traité.

2^ CAS. Dans le cas où il s'agit de deux ou d'un plus grand nombre de paires de cylindres bout à bout, horizontaux, on peut agir ainsi qu'il suit :

Vérifier et rectifier au besoin l'axe de chacun des cylindres en abord par rapport à l'axe du cylindre intérieur correspondant, et vérifier entre eux les axes des diverses paires de cylmdres. A cet effet, il faut tracer un plan auxiliaire auquel les axes des cylindres intérieurs seront parallèles, après rectification s'il y a lieu, en suivant pour la détermination de ce plan le moyen indiqué au n** 203^ du G* Traité,

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