‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 9 sur 85 · TALISMAN · texte numérisé non relu

TALISMAN

Tous les feuxjl allumés. Il

2 hélices

1 MIlM triiialn,

Il résulte de ces expériences que si le coefficient de résistance K avait la même valeur pour les'trois bâtiments anglais, le Vixen serait inférieur aux deux autres ; mais nous avons dit que ce coefficient doit être sensiblement plus élevé pour le Viper et le Vixen que pour le Waterwitch^ en raison de l'arrière à double étambot. Malgré cette cause d'infériorité, le Viper a donné de meilleurs résultats que le Waterwiich, Toutefois la différence n'est pas considérable, et si les facilités de manœuvre étaient plus grandes avec la propulsion hydraulique qu'avec deux hélices, ce mode de propulsion pourrait être préféré toutes les fois que le propulseur devrait être double. Mais l'expérience a montré que sous ce rapport, le Waterwitch est inférieur, bien que les tuyaux de décharge soient aussi éloignés que possible du plan longitudinal, ce qui fait qu'ils sont moins à l'abri que les deux hélices du Viper.

L'infériorité de la propulsion hydraulique ressort manifestement de la faible valeur de M, qui vaut seulement 3,11^. On ne trouve dans les tableaux de Patlas, que le groupe des canonnières [tableau C (suite)] ayant une puissance de machine très-réduite, qui aient une valeur de M aussi faible, encore YHyène a-t-ellc, 3,^7 pour valeur de ce cofficient, ce bâtiment étant également à deux hélices, et ayant atteint la vitesse du Waterwitch avec 20'*' indiqués par mètre carré de maitre-couple immergé, tandis que le Waterwitch en avait 26 à sa disposition. Comparé au Talismany qui est de même taille, le Waterwitch a donné des résultats d'une très-grande infériorité. Sa valeur de M ne vaut que les 0,72 de la valeur du même coefûcient du Talisman. — Les valeurs de K peuvent être considérées comme très-peu différentes pour ces deux bâtiments, et l'utilisation du Waterwitch n'est que les 0,42 de celle du Talisman.

L'infériorité du Viper et du Vixen a sa raison d'être dans la disposition trèsdésavantageuse des formes de Parrière ; tandis que pour le Waterwitch^ qui a les extrémités très-fines, l'infériorité ne peut être attribuée qu'au mode de propulsion. — Nous allons voir que le propulseur hydraulique n'est pas plus avantageux pour les petits bâtiments.

Le propulseur Cockerill a été essayé sur une embarcation de formes trèsfines, le Seraing, disposé pour un service de passagers : la machine n'a qu'un seul cylindre horizontal placé dans le sens longitudinal du bâtiment; sa bielle est attelée sur un coude de l'arbre vertical de la turbine. Cette dernière fonctionne un peu au-dessous de la flottaison, dans Tintérieur d'une caisse cylindrique en tôle, communiquant avec le liquide extérieur par un large canal inférieur et par des trous pratiqués dans le fond de l'embarcation. La turbiqe a deux tuyaux de refoulement; l'un part de l'avant et se dirige horizontalement sur tribord; l'autre part de l'arrière et se dirige horizontalement sur bâbord. Avant de traverser la muraille, chacun de ces tuyaux est muni d'un gros robinet à deux fins, qui sert à faire passer l'eau affluente dans l'un des deux tuyaux de décharge parallèles à la quille, qui se dirigent l'un sur l'avant et l'autre sur l'arrière. Le premier débouche vers le milieu de la longueur de Tembarcation ; l'autre débouche sous les hanches.

Voici les résultats des essais, que nous comparerons à ceux qui ont été obtenus sur le Favori [tableaux C et C [suite], construit pour un service semblable.

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