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PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES GÉNÉRALES

Action sur les voies aériennes supérieures.

Le cyclopropane possède une odeur agréable et douce rappelant l'odeur de naphte. H ne produit au-

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cune sialorrhée, il n’excite pas la sécrétion bronchique. Même à haute concentration, il ne provoque ni irritation ni suffocation; il en résulte un début d’anesthésie agréable, sans appréhension, une « induction » facile.

Par contre, même aux concentrations dangereuses, le patient ne possède aucune réaction de défense instinctive.

Absorption.

L’absorption du cyclopropane est très rapide. Celà tient en grande partie à son état physique; c’est une propriété qu’il partage avec les autres gaz anesthésiques (protoxyde, éthylène, acétylène, etc). D'autre part il a un pouvoir anesthésique considérable; c’est pourquoi le malade arrive très vite au stade d’anesthésie complète : il brûle les étapes. Administré à la concentration de 50 %, il provoque l’apnée complète chez le chien en quelques secondes. Les expériences de Severs et Evans ont montré que la concentration dans les tissus est très sensiblement proportionnelle à celle du mélange inhalé.

Elimination.

La solubilité du cyclopropane dans les lipoïdes, quoiqu'un peu plus grande que celle du protoxyde d'azote, est infime. Il en résulte une élimination très rapide. Si l’on cesse brusquement l’naesthésie, le réveil est instantané et même désagréable.

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Après l’anesthésie, l’analyse des gaz expirés, du sang, des tissus, montre la disparition complète du produit en quelques heures.

La rapidité d’action et d’élimination du cyclopropane ont pour effet une anesthésie très réglable, très « gouvernable » disent les Américains. La narcose peut être amenée au stade voulu, dans le minimum de temps ; elle peut y être maintenue avec le minimum de gaz et, partant, d'intoxication.

La rareté du vomissement s'explique aussi par la rapidité de la phase d’induction. Notons d’ailleurs que tous les vomissements, au cours d’une anesthésie, ne sont pas imputables à l’anesthésique employé. Ils peuvent dépendre de la susceptibilité du sujet, du shock chirurgical.

Avec le cyclopropane, on n’a pas ces réveils trainants qui mettent le sujet dans un état de moindre résistance et l’exposent à l'infection pulmonaire.

Concentrations.

Le cyclopropane agit en présence d’un taux élevé d'oxygène. C’est là sa propriété la plus importante, celle qui l’oppose au protoxyde et aux autres carbures anesthésiques. L'effet narcotique apparaît déjà avec une concentration de 5 %. Waters et Schmidt au cours de 46 expériences ont fait des prélèvements de mélange répétés.

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