HISTORIQUE
Anesthésie : vieux rêve des chirurgiens, désir charitable d’éviter la souffrance et en même temps d’opérer en toute tranquilité, condition fondamentale d’une chirurgie un tant soit peu complexe.
Elle fut espérée par les uns, du moins sous Sa modalité élémentaire : l’analgésie, dès la plus haute antiquité; elle fut considérée par d’autres comme une vaine utopie et vingt ans avant son entrée dans la pratique courante, Velpeau en parle comme d’une insaisissable pierre philosophale.
Homère, Hérodote, Pline vantent les vertus analgésiques de telle ou telle plante; il s’agit là plus d’un généreux désir que d’une réalité : bien des siècles plus. tard Ambroiïse Paré ne dispose, pour atténuer la douleur opératoire que de sa prestigieuse rapidité.
Ce fut là l’unique ressource de bien des générations de chirurgiens qui nourrissaient ce rêve : supprimer la sensibilité et paralyser le mouvement.
I semble qu'on ait utilisé dans ce but l'ivresse alcoolique : procédé grossier, dangereux, ne supportant pas l’expérience. Notons toutefois qu’il montre rétrospectivement la possibilité de la narcose chimique.
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Enfin, en 1772, Priestley découvre le protoxyde d'azote et une ère nouvelle allait s'ouvrir.
En 1804 Humphrey Davy entrevoit l'emploi de ce corps comme analgésique.
Le docteur Long de Géorgie est appelé à soigner des crises nerveuses chez des individus intoxiqués par l’éther.
Il est frappé par l’insensibilité absolue qu’il remarque chez certains, et il a l’idée d’administrer de l'éther à un homme qu’il opère de tumeur du cou. FR
En 1840 le docteur Wells se fait arracher une dent | sous anesthésie au protoxyde d’azote.
Le 16 octobre 1846 à Massachusetts W. E. Morton administre la première anesthésie à l’éther. |
L'année suivante l'anglais Simpson utilise le chloroforme de allait règner pendant plus de cinquanté ans et qui, à l’heure actuelle EE loin d’être entière-