ONE | D
Certaines de ces syncopes, tardives, dites toxiqures, peuvent être imputées à une technique défectueuse: mais bien d’autres (syncopes réflexes, syncopes adénakno-chloroformiques) se produisent dès la première. beuffée et n’admettent pas cette excuse. Nous verrons toutefois que l'examen préable du réflexe oculocardiaque permet souvent de les prévoir et par suite de les éviter. En effet il montre si le sujet est vagotonique ou-sympathicotonique; on corrige par Patropine dans le premier cas, par Fésérine dans l’autre. e
Rappelons également ici que l'injection intra-cardiaque d’adrénaline est très discutable dans les syncopes du début : elles peuvent être dûes précisément à une décharge d’adrénaline (syncope adrénaline chloroformique). Le traitement est surtout préventif donner de ka morphine aux anxieux avant l’anesthésie.
Nous pouvons conclure que le chloroforme est un anesthésique puissant, donnant une narcose profonde et une résolution musculaire parfaite, mais qu'il est aussi le plus dangereux des anesthésiques.
ETHER s
.E’éther prit tæ place du chloroforme et, à l'heure actuelle, il est encore l’anesthésique le plus employé en France. ::+
Il a comme'avantage sa simplicité d'emploi grâce à l’appareil d'Ombrédanne qui présente d’ailleurs tous
les inconvénients du. « rebreathing ».
D'autre. part il faut reconnaître que léther ‘donne peu d'accidents grâves immédiats : quelquefois des syncopes bleues rarement mortelles.
On lui attribuait jadis la responsabilité des accidents pulmonaires tardifs, mais il faut faire la part de l'infection et des polypeptides libérés par l'acte opératoire.
A côté de ces avantages, que d’inconvénients !
L’éther garde un rôle dans la génèse de certaines broncho-pneumonies grâves. En effet la lenteur du réveil laisse longtemps le malade dans un état de déficience. a
D'autre part, il irrite les voies respiratoires. L’action toxique sur les émonctoires, moindre que celle du chloroforme, n’en est pas moins réelle.
L'action hypotensive de l’éther le rend dangereux pour certains blessés : hémorragiques, shokés.
Enfin réproche capital, l’éther est loin de donner constamment de bonnes anesthésies. Dans nombre de cas, on a une période d’excitation très pénible; bien souvent aussi, la résolution musculaire, incomplète, est désagréable ; et même dangereuse dans les interventions abdominales.
Il faut reconnaitre d’ailleurs que la poussée abdominale est dûe, en partie, au mode d'administration.
On peut en dire autant des syncopes bleues si génantes. En effet le masque d'Ombredanne, appareil à rebreathing, donne trop peu d'oxygène et trop de CO’. On tirerait un meilleur parti de l’éther en l’utisant avec des appareils dosimétriques.