‹ Les nuits d'Espagne operacomique en deux actesChapitre 2 sur 57 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CARMEN, INÉSILLE.

(Carmen est assise près de la fenêtre et semble rêver. Inésille parait à la porte

de gauche.)

INÉSILLE, entrant. i ii1

Eh bien! à quoi rêvez-vous là, senora? '1

Ah ! c’est toi, Inésille?

INÉSILLE. *' 1

Le temps est à l’orage, n’est-ce pas? Et la mer commence à s’agiter! Je suis sûre que vous pensez aux malheureux qui vont passer la nuit au large.

CARMEN

Non! * '

INÉSILLE.

Alors, vous songez au seigneur Gil Nunez, ce riche bourgeois de Cadix que votre oncle... le docteur Moreto, vous destine pour époux ! *

CARMEN, vivement.

Oh ! mon Dieu, non !

INÉSILLE.

Bah! bah! l’idée du mariage fait toujours rêver les jeunes filles! *

CARMEN

Je t’assure bien que ce, mariage-là ne me fait pas rêver du tout.

INÉSILLE.

Alors qu’y a-t-il donc? pourquoi soupirez-vous? pourquoi ne riez-vous plus? Voyons, contez-moi cela?

CARMEN

Que veux-tu que je te disel Je u’y comprends rien moimême!...

LES NOUS D’ESPAGNE

Dites toujours.

Eh bien!

Eh bien?

S fi J

INESILLE.

CARMEN

INÉSILLE.

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