MORETO, GIL NUNEZ
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GIL NUNEZ
Vous faites des folies, docteur Moreto.
NOIU.TO. «|toe! Jltiutf
Je ne fais que ce que. je dois pour le seigneur Gil Nunez.
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GIL NUNEZ
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’ IJ Sâ ; rrii |l doute, triais...
MORETO
L’Homme le plus riche de Cadix.
" ’ ‘ ,!w GIL NUNEZ. ’ • '
Il est vrüî'ï
-i '-il,
MORETO
Le plus adroit picador de toute l’Andalousie.
GIL NUNEZ. •• “ “ ,h: “
Je ne dis pas!
MORETO
Et qui me fait l’honneur d’épouser ma nièce (a part.) pour ses bhaux yeux. 41 * •• 1 ‘ l *" •* “ h :i ••• *
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GIL NUNEZ
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Vous êtes trop bon.
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Non, vous me plaisez, seigneur. Nunez!. je veux m’attacher à vous.
.. .. * GIL n UN fez.
lJ “'Ah ! docteur! ! , " u : ■ ilJ V
*j«» - moreto.
Vous n’aurez plus d’autre médecin quémoi!
Il 'i Jfii
ACTÉ % SCÈNK JII. ;
GIL NUNEZ
Vous me comblez !
MORETO
Je connais votre tempérament comme si je h’avais traité que vous toute ma vie!
GIL MINEZ, d’un air inquiet.
Mais je ne suis pas malade.
Vous le serez un jour ou l’autre.
GIL NUNEZ. j
Je n’y tiens pas. . ...
/ MORETO. « a -l
Vous pouvez attraper le farci n ou la clavelée.
GIL NUNEZ
Permettez... ce sont là des maladies de bêtes! ..
MORETO
Justement! ., •
G*L NUNEZ
Plaît-il? * uio -iiw
.1 •. mî.-. WRETO.. . - ,.iTa.-
Ça se communique! ça se communique! voilà ce que je voulais dire, et je me décide pour vous à aller m’établir à Cadix, après le mariage ! * j , ' . . >
cil minez.
Bonne idée, docteur! En at^en^ant,, vous savez que demain vous descendez tous chez moi V ‘
. <1 I '•» " •*;!» 1 » MORETO, à-par*. !! ':•
Parbleu! (Haut.) si vous y tenez absolument... seignepr Ntinez.
. i.< ' GIL NUNEZ.
J’y tiens absolument!
Je ne Vfeux pas vous désobliger... .
' < GIL NUNEZ
D’autant plus que je ne suis pas fâché de veiller de près sur la senora Carmen.
MORETO
Comment l’entendez-vous?
ÇIL NUNEZ.- -
Je me rappelle certain petit officier anglais, qui, au bal de Gibraltar. ne l’a pas quittée d’une seconde, et je ne me soucie pas de voir ce jeune étranger renouveler connaissance avec elle! Ah! si je n’avais écouté que mon ressentiment.
MORETO
A propos d’Anglais, je me souviens, moi, qu’il y a vingt ans, à Barcelonnç, j’ai joué un fameux tour à l'un d’eux, que j'ai pris par ia diète et forcé à épouser une certaine folle de ma connaissance! 11 est vrai qu’il s’est sauvé la nuit même sur un de mes meilleurs malades.
AO
LES NUITS U’ESPAQNI.
Comment sur un de...
GIL NUNEZ
iin
MOULi'O.
Je veux d,irç sur le meilleur cheval d’un de noee malades. Mais, j'y songe, seigneur Nunez, si avant de,, &tjup$r, M -on r«te?' nait des mules pour le voyj^e de demain.
GIL RPNEZr*, i, ^6q r .ju» >It 0{ <ii)44
Je m’en charge !
.«•TSH à ‘
... , MORETO, .j part. . ,,y «nioV
Allons donc !c est loi qui bayeras! (Haut.) Moi, seigneur Gu Nunez, je vais inviter le notaire à Souper... i^Qpsjj.arli'rop^jdu contrat i (Appelant.) Inésille! Inésille! Nous allOfiS revenir, mets
le couvert en attendant!,. Eh bien! seigneur Nunez, venez-
vous? * ,‘«5Pi7*TT ni i», i x^vruvf aw*»
Ah! diable! il pleut. ' Bah ! une pluie d’orage!
Gît nunez.
f i > lOn» fn . .Y'ilv.vel
MORETO
GIL NUNEZ
Jip. . .i . **1
?li-ti-.!'l
Je vais être mouillé.
MORETO, faisant des Cérémonies à la porte.
- Passez. donc!... (ns sortait.) i..
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