‹ Les nuits d'hiver poésies complètes Henri MurgerChapitre 1 sur 43 · DE LA VIE DE BOHÈMB · texte numérisé non relu

DE LA VIE DE BOHÈMB

Gomme m enfant «te Bohème, Marchant tiû«^ovr8 au kiasard, Ami, je marche de même Sur le grand chemin de l^art.

Et pour bâton de voyage.

Gomme le ÎM>hémien, J'ai Tespoir et le courage :

Sans cela je n'aurais rien.

LES NUITS D'HIVBR.

Car cette route si belle ' Quand je fis mes premiers pas,

MaintenaDt je la vois telle.

Telle qu'elle existe, hélas l

Je la vois étroite et sombre, £t déjà j'entends les cris De mes compagnons dans l'ombre Qui marchent les pieds meurtris.

J*entends leur cbant de misère.

J'entends la plainte de mort De ceux qui restent derrière; Et pourtant j^avance encor.

£t debout sur le rivage.

Les pieds mouillés par le flot.

Ami, c'est d'après l'orage

Que j'ai tracé mon tableau.

LES AMOUREUX

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