‹ Les nuits de la Seine [microforme]Chapitre 30 sur 87 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LUCIEN, ROBERT, MACREUSE caché.

LucIEN (regardant à sa montre).—J’aurai le temps.

RoBerT.—Voyons, Lucien, du calme... que diable ! tout n’est pas perdu !

MaRIOLLE.—Oui, monsieur, des pirogues, des

LuciEn.—A voiles! c’est cela... il m’en faut À

vol...

Comm plice à A eut k Luc on sa par !

laisi Jeune encor gnon rom e jo

is quand ?

e-f-on pas d'ici? Mdonc pas compris? Je rentre chez moi, ce t jetant un coup | a foi ! deux jeunes {

A maître, et qui m'aime comme un père, moi, Afils de Renaud, d’un soldat obscur, Flavignan 4 m'avait confié, hier, deux cent cinquante mille 4 francs, que je devais, ce matin, convertir en ren-

OBERT.

part). —Lucien ! !

ndval, ils savent !

lerrière l'arbre.) À ariolle).—Ah !... À des bateaux, je !

es pirogues, des À ... il m'en faut À e vent qui va se |

Dour vous, et je À

ie craignez pas es avaries, c'est eiller le canot ffaire d’un ins-

caché.

e).—J'’aurai le

calme. que

e! tant mieux,

as fes.

LucIen.—Tout n’est pas perdu? Tu ne m'as

matin, au jour, après une nuit passée au jeu. Le comte de Flavignan, que j'appelle mon

tes sur l'Etat. Deux cent cinquante mille francs, appartenant aux pauvres et provenant d’une œuvre sainte dont mon maître est tout à la fois le protecteur et l'apôtre. J'arrive, honteux de t'avoir

écouté. triste de cette nuit passée à une table de jeu, je veux réparer le temps perdu, je

4 cours à l'endroit où J'avais serré cet argent. il

n’y était plus ! Volé ! Deux cent cinquante mille francs enlevés cette nuit, chez mol... à deux pas de mon père qui dormait !

ROBERT.—Eh bien! on fera une enquête... on saura...

Lucien.—Une enquête !... Point de traces de vol... portes, serrures, tout est resté intact. Comment prouverai-je que je ne suis pas le complice du voleur... ou plutôt le voleur lui-même ?

RoBERT.—Allons donc, tu es fou ! Est-ce qu’on peut dire cela ?

LucIEN (avec désespoir).—Oui, on le dira, car on saura que depuis des mois entiers, lié à toi par une Las insensée de dissipations et de plaisir, je jette à tous les vents ma raison, ma Jeunesse. On le dira quand on saura qu'hier encore, toi, Robert de Romany, toi, le compagnon de mes débauches, tu es venu à moi, me

romettant une nuit de jeu et d'ivresse, et que

e jour m'a surpris, des cartes "e la main,

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