SCÈNE IX
FiLocue (1/ prête l’oreille).—J’entends le fleuve | gronder.. (£'tendant la main vers le fond.)] L'eau !.… c’est là que j’ai laissé ma vie. L'eau !.. | suaire glacé, abîme profond qui a rendu mon |
corps et qui a gardé mon âme. Et me voilà, | âle, inerte, sans souvenir !.. Debout et mort!.. !
t je marche ainsi dans mon trépas, les yeux À ouverts! O étrange! savoir qu’on a vécu, et | ne pas se souvenir de sa vie !... Oui, mais je me ? souviens de ma mort... Horrible nuit! (77!
s'assied sur le banc à droite et suspend son filet.) !
Macreuse (à Filoche). — Tu as eu tort de des- À cendre. L’air est froid ce matin ; il va pleuvoir, ! et cette nuit, tu n'as pas dormi. E
Ficocue (sans le regarder).—Tu mens! si | l’on ne dormait pas dans la tombe, hélas! où ! dormirait-on ?
Macreuse.—Me reconnais-tu ?
Ficocue (avec un regard fixe).—Sans doute.
descend traïnant après lui un filet inachevé.) Fla-fligens q
clarté ne passe, si ce n’est une clarté de haine. fn'iriez
LES MÊMES, FILOCHE, arrivant en scène à pas lents. Œsieurs,
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