SCÈNE IL
LES MÊMES, FRISE-LINOTTE, puis le PÈRE LABRÊME.
FRISE-LINOTTE (entrant du fond).— Gare de devant, que je passe! et ho! du canot! (7/ chante sur l'air de : “* Messieurs les étudiants s’en vont à la barrière.)
Jacquot s’est acheté Pour son bean jour de Pâques, Jacquot s’est acheté Un pantalon d'été, D'été.
Et youp ! sa femme y a mis des d’sous d'pied, Et youp ! sa femme y a mis des d’sous d’pied, Des d’sous d'pied.
(Tous les Rats se lèvent et le contemplent.)
Toxpicre.—Mazette ! est-il frusquiné !
FRISE-LINOTTE.—Plus qu’ça de poussière ! excusez! les v'là tous épatés! regardez, examinez, j'prends pas plus cher au jour qu’à la lumière !
Torpl invité c FRISE est dep équipe mousse ficelé..
mousse on nage chemise.
que j'ai que cho repris l DEvi FRISI mon an Pous entre di costume vous, P vous êt à la lig Pour lc ne som et j'ainr au trou vous di FRis!
—En v Pous Brême ché et ç
not! (7 ants s’en
e ! excuaminez, imière |
ET ee
TorpiLce (saluant).—Est-ce que monsieur est invité chez les ambassadeurs étrangers ?
FRISE-LINOTTE.—Mieux que ça, gros chat. On est depuis à ce matin au service de la fameuse équipe du Belzébuth. C’est moi qui suis le mousse, le mousse de la chose... un mousse ficelé...un mousse mousseux... et on fait sa mousse. . . à vingt sous l'heure, rien que ça, enfin on nage dans l’opulence... (Z/montre le col de sa chemise.) Et les cols rabattus ! (A part.) Avec ca que j'ai mon idée, et que j’saurai p'têtre ben quelque chose de la grande manigance ! (Les Rats ont repris leurs places.)
DEvILLIEU (appelant).—Hé ! moussaillon.
FRISE-LINOTTE (allant au fond).— Voilà, voilà, mon amiral !
POUSSIER du moellon sous son bras gauche, entre du fond avec le père LaBrême, lequel est en costume complet de pêcheur à la ligne).— Voyezvous, père LaBrême, je vous dis ça parce que vous êtes le véritable Mathieu Salé de la pêche à la ligne, et que, comme tel, je vous vénère. Pour lors que je vous dis : père LaBrême, nous ne sommes plus bien solides sur nos pincettes, et j'aime pas à vous voir aller comme ça pêcher au trou des Quat’ Saules... Croyez-moi, méfiezvous du rivage en cet endroit-là.
FRISE-LINOTTE (à lui-même, montrant Poussier). —Ena v'là un qui ne faut pas perdre de vue.
PoussiER.—Parce que, voyez-vous, père La- Brême... (Apercevant Frise-linotte qui s’est approché et qui écoute.) Qu'est-ce que demande monsieur ?
FRISE-LINOTTE.— Moi, rien... faut-il que je vous débarrasse de votre pavé?
mm QE
PoussiEr.—D’abord, c'est pas un pavé, c’est un moellon ! vous abusez de la candeur de monsieur... (// montre le père LaBréme.) Ainsi, père LaBrême, je ne vous dis que ça... Faites-moi le plaisir de ne pas aller ce soir jeter vos lignes au trou des Quat’ Saules.
FRISE-LINOTTE (4 part).— Ce soir ! bon! c’est là qu’elle doit être, la manigance. (Z/ va à la table de Torpille et cause.)
Torrice.—Hé ! bourgeois! une chopine de blanc ! (Wartolle re un pot de vin.)
PoussiER (quittant le père La Brême qui remonte au fond. S'approchant de la table de droite). — Tiens, vous soupottez, vous autres, vous gibelottez.
Mariozze.—En veux-tu, Poussier? Elle est bonne, ce soir, la gibelotte.
Poussier.—Merci, j'aime pas les chatteries ; mais j'écraserais bien un grain, j'ai le gosier sans connaissance.
DEviLuieu. —Hé ! mousse, du feu !
FRISE-LINOTTE.— Voilà, voilà, mon amiral!
(En courant, il se heurte au pavé de Poussier.)
PoussiER.—Eh ben! qu’est-ce qu’il a donc à brutaliser mon moellon?... Qu'est-ce qu'il t'a fait ? ;
Maniozre.—Elle est bonne... c’est lui qui se cogne et c’est l’autre qui se plaint... (Z/ sort.)
FRISE-LINOTTE. — Laissez-le donc dire; ces propriétaires, ça a toujours peur qu'on leur mange leur mur... (£n donnant du feu à Devillieu.) Figurez-vous, mon amiral, que c’t’homme là, c'est un vrai castor, qui, d’un terrier qu'il s'était creusé, a fait une cahute, et d’une cahute, monsieur est en train de se faire une maison.
Pou petite Tor FRi:
Poussi Tor cher FRI:
Pou puisqu retirai transp trant :
ça au de mt pierre mur e de ma (Frise.
et de | positic DEY barqu LES FRi —Avt pas î revien à gau méle « M1 avar table, DE:
rasade
vé, c’est de monnsi, père es-moi le lignes au
nn! c’est va «à la
chopine n.)
> qui r'etable de autres,
Elle est
atteries ; le gosier
amiral !
ssier.)
a donc à qu'il t'a
1i qui se sort.)
ire ; ces ’on leur à Devilt’homme ier qu'il e cahute, aison.
PT
PoussiER (content de lui-même). — Avec une petite entresol.
Torpile.—L’hôtel de la Grinchette.
FRISE-LINOTTE (revenant à gauche). — La villa Poussier !
TorpiLce.— Bien sûr qu’il n’est pas allé chercher l'autorité pour en poser la première pierre.
FRISE-LINOTTE.—Il y a gros à parier !
Poussier.—Eh bien! eh bien! pourquoi pas, puisque je rends service à la navigation en retirant les pierres qui obstruent le parcours des transports par eau. Je nettoie la rivière. (WMontrant son moellon.) A preuve que j’ai été pêcher ça au pont d'Ivry. Il y avait là un vieux restant de mur qui moisissait. Eh bien, petit à petit, pierre à pierre, j'ai si bien fait que le vieux mur est chez moi, en train de devenir l’escalier de ma petite propriété. Ce qui te prouve, enfant. (Frise-linotte se découvre) qu'avec de la patience et de l’esprit de conduite, on se fait toujours une position. (Z{ va s'asseoir à droite.)
Deviccieu {se levant).—Allons, les enfants, en barque pour Saint-Frambourg |
LES CANOTIERS.—En barque ! en barque !
FRISE-LINOTTE (sur le devant à gauche, à part). —Ayons l'air de filer avec eux, on ne se méfiera pas de moi, je reviens, et alors... (François revient du fond et va à la table des Rats de Seine à gauche. À part.) Bon, v'là le curieux! (Z{ se mêle aux canotiers.)
M ‘RIOLLE (à voix basse). —Hé ! vous autres, avar cez à l’ordre !... (Z{s vont tous à l'autre table, à droite.)
DEviLcieu.—Allons, les enfants, une dernière rasade, et en avant le chœur de l’A/hbatros !
Les CanorTiers.—Le chœur de l’A/batros /