SCÈNE IV
LES MÊMES, LUCIEN, ROMANY, Puis FRISE-LINOTTE.
MARIOLLE. — Par ici, messieurs, par ici; qu'est-ce qu’il faut vous servir ?
PoussiEr (bas à Torpille). —Attention !
Romany.—Ce que vous voudrez... mais dépéchez-vous ! Où est le maître de ce cabaret ?
MaRIoLLe.—C'est moi, messieurs... (A part.) Diable ! diable !
PoussiER (bas à François).—Ils sont deux !
Marioze (bas).—On ne m'avait pas prévenu.
(Bas à Romany.) Je sais pourquoi vous venez.
Mais les clefs que vous attendez ne seront pas prêtes avant une heure.
Lucien (@ part).—Une heure ! une heure dans ce bouge !
Romany.— Pourquoi n'est-il pas à, lui ?
MaRiOLLe.]l ne vient jamais ici, monsieur.
fs Poussier.) Va-t'en prévenir l’autre qu’ils sont eux.
POuSSIER (qui se heurte en sortant à Frise-linotte qui rentre).—Encore le moucheron ! Pourquoi que tu rentres ?
FRISE-LINOTTE.— Tiens ! pourquoi est-ce que j'ai oublié ma casquette ! (François a apporté une bouterlle et deux verres sur la table à gauche.)
LuciEN (qui s’est assis).—Romany, je le sens, je n’aurai pas la force d'accomplir cette fatale entreprise.
RoMaANY (debout près de lui).—Mais nous touchons au but.
Lucien.—Le salut à ce prix! non, c’est trop cher ! cabaretier, donnez-moi tout ce qu'il faut pour écrire. (François apporte un encrier et du papier.)
FRISE-LINOTTE (4 part, au milieu, montrant Romany et Lucien). — Bien sûr, c’est à ces deuxlà qu’on en veut !
MaARIOLLE (s’approchant de lui).— Qu'est-ce que tu dis ?
FRISE-LINOTTE (surpris).—Moi, rien. (Avec embarras.) J'ai retrouvé mon canot... j’vas rejoindre ma casquette... (Vivement.) Bonjour, monsieur Mariolle. (// remonte au fond.)
RomanY.—-Quel est ton projet ?
LuciEN.—Ecrire à mon père, et après.
Romany.—Insensé ! !!
MauioLce (4 Frise-linotte). — Encore là ?
FRISE-LINOTTE. — Je m'en vas! Eh ho! du canot! (Z{ va pour sortir et se trouve nez à nez avec Poussier.) Bon ! v'là le pavé!
Poussier.--Æncore c't'insègre |
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