LA BIENFAISANCE
Les riches qui ont un cœur peuvent-ils engloutir tant de trésors dans des plaisirs frivoles, dont ils sont dégoûtés eux-mêmes, tandis qu'une multitude d'infortunés périssent de froid et de faim ? Quand nous réformons nos maisons, et que nous visons à l'épargne, nous croyons devenir économes : nous ne faisons que contracter de nouvelles dettes avec les malheureux. Que d'arrérages nous laissons accumuler , dont nous leur devons compte !
Les malheureux ont à notre superflu un droit égal à celui que la loi nous. donne sur les fermiers de nos revenus. Mais cette dette n'est pas une dette du jeu ; et l'on peut sans déshonneur se dispenser de l'acquitter.