‹ Les Nuits, Suivies Des Tombeaux Et Des MeditatChapitre 55 sur 58 · VICES · texte numérisé non relu

VICES

Nous avons souvent querellé nos vices ; mais, ces que-* relies n'ont jamais été jusqu'à une rupture ouverte, II ,

VÏE.

Nous mourons tous les soirs; nous renaissons tous les matins; chaque jour est une vie complète et différente. Cette différence nous échappe , et nous confondons le jour qui luit avec celui qui Ta précédé. 1 , 64.

Comme on ne se baigne jamais deux fois, dans les, mêmes eaux d'un fleuve , on ne se réveille point deux fois dans la même vie : le fleuve et la vie s'écoulent et changent sans cesse, sans paraître changer. Ibid.

Comment pouvons-nous nous attacher de plus en plus à ce rocher sauvage, stérile en biens, hérissé de maux, dont le sommet se couvre d'orages à toutes les» heures , et sous lequel menace un gouffre dévorant, fameux par les naufrages de l'espérance humaine. I, 99.

La fortune des riches r la gloire des héros, la majesté des rois, tout finit par « ci-gît. » Des peines à souffrir r des biens qu'il faut laisser, tel est l'inventaire exact de la

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vie , et la poussière en poussière est le terme de toutes les grandeurs de la terre. I, io5.

On dirait que la longue possession de la vie nous en rend à la fin propriétaires , et qu'à force d'années l'homme prescrit contre le tombeau. I, 1 16.

Plus la vie jette d'éclat, moins elle duré. I, i33.

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